AQUARIOPHILIE D'EAU DE MER : MAINTENANCE D'UN AQUARIUM RÉCIFAL

 

 

  • Le matériel nécessaire pour faire un aquarium récifal 

    • Le 04/09/2021

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    Le matériel et le budget nécessaires pour faire un aquarium récifal 
     

      Quand je lis sur les réseaux sociaux les listes de matériels nécessaires pour créer un aquarium récifal, je me dis que soit il existe bien plus de personnes financièrement aisées que ne le réflètent les statistiques économiques, soit la plupart des récifalistes vivent au dessus de leurs moyens, soit la pratique de ce type d'aquariophilie est réservée uniquement aux "riches" ! Au regard de ce constat, on peut dire que l'idée que faire et maintenir un aquarium récifal revient très très cher. Sauf que ce n'est pas vrai ! On n'a rien sans rien bien entendu et toute pratique de loisir a un certain coup. Mais il est tout à fait possible de posséder une magnifique bac récifal dans son salon sans crever son budget et se ruiner. 

    Le matériel véritablement nécessaire pour faire un récifal

    Personnellement j'ai toujours fait de l'aquariophilie de la manière la plus simple possible. Le bac récifal de mon bureau, que je peux observer tout en rédigeant cet article fonctionne à merveille depuis de nombreuses années. Les goûts et les couleurs se discutent mais sur la plan purement aquariophile, on peut dire que ce bac est parfaitement viable pour maintenir une biocénose ( le vivant ) représentative d'un biotope récifal ( paramètres physique et chimique ). On peut donc dire que le matériel qui l'équipe constitue son nécessaire et que tout ce qui pourrait y être ajouté serait accessoire si l'on s'en tient à la définition de "nécessaire" que nous avons signifiée plus haut. Ce bac de 240 litres ( standard ) est matériellement composé de :

    Un aquarium nu : environ 150 euros
    Un meuble pour aquarium  : environ 120 euros
    Deux pompes de brassage : environ  20 euros les deux 
    Un chauffage d'aquarium :  environ 20 euros
    Une rampe d'éclairage :  environ 130 euros


    Total :  440 euros 

    C'est un bac récifal méthode DSB qui peut se passer d'écumeur mais on peut éventuellement en ajouter un ( interne ) pour aider le système : environ 100 euros 

    Définir objectivement ce qui est nécessaire en récifal.

    Est réputé nécessaire un moyen sans qui le but serait impossible à atteindre. L'objectif d'un aquarium récifal étant de recréer un écosystème viable pour les coraux ( c'est ce qui définit le concept de récifal ), on s'en tiendra donc au matériel qui sert expressément ce but et non à celui qui est accessoirement ajouté pour faire plaisir au récifaliste. Il n'est pas interdit d'apprécier les technologies high tech ou le luxe mobilier. En revanche, ces options existentielles ne sont pas une réelle nécessité pour les coraux et autres animaux vivant dans le bac. Ces derniers apprécieront tout autant la lumière adaptées à leurs besoins, que la source de l'éclairage provienne d'une rampe high tech ou d'une simple rampe basique. De même ils seront totalement insensibles au design du meuble sur lequel est posé le bac qui les accueille. Tout cela pour dire que pas plus que l'on n'est pas obligé d'acheter une place en présidentielle pour assister à un spectacle, on est pas obligé d'acheter un Reefer Deluxe pour profiter d'un récifal. On peut, oui, et pourquoi s'en priverait-on si on en a l'envie et le budget mais ce n'est pas nécessaire au sens propre du terme. Ce qui est véritablement nécessaire est que le matériel soit fonctionnel ! 

    Conclusion 

    Si vous demandez sur les réseaux sociaux quel est le budget matériel pour un tel aquarium, vous obtiendrez généralement des réponses proposant une fourchette allant de 1500 euros ( basique ) à 4000 euros ( luxe ). Nous n'avons ici parlé que du "gros" matériel et il faudra ajouter divers petits accessoires ( tests, épuisettes, etc. ) et aussi les matériaux ( pierres et sable ). Vous verrez sur ce ce blog que là aussi on peut faire de très importante économie. Par exemple en ce qui concerne les pierres vivantes

  • Le budget pierres vivantes pour démarrer un récifal

    • Le 03/09/2021

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    Le budget pierres vivantes pour démarrer un aquarium récifal  
     

    • On estime qu'il faut en moyenne 10 % du volume du bac en poids de roches.
    • 25 euros le kg ! c'est environ le prix des pierres vivantes
    • Pour une aquarium récifal de 300 litres, prévoyez environ 750 euros 
    • Pour un bac de 500 litres, il vous en coûtera 1250 euros
    • et pour un récifal de 1000 litres, pas moins de 2500 euros.

    Autant d'argent pour des roches trempées dans de l'eau de mer et porteuses d'indésirables ( vers eunices, crabes, squilles, aiptasia, etc. ). Et après on entend dire qu'il faut un énorme budget pour créer un aquarium récifal ! Pourtant, vous pouvez obtenir exactement le même processus écologique de démarrage de votre bac récifal.

    En fait, vous pouvez transformer n'importe quelles pierres mortes ou artificielles adaptées au récifal en véritable pierres vivantes en les ensemençant avec les souches de méiofaune et microfaune proposées sur la boutique d'Aquamicrofaune. Il ne s'agit pas d'une invention hasardeuse qui date d'hier, puisque nous devons en être à :

  • Débutant en aquarium d'eau de mer récifal, le conseil décisif

    • Le 02/09/2021

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    Débutant en aquariophilie récifale, le conseil décisif

     

        On peut être débutant en aquariophilie marine tout en étant expérimenté en aquariophilie d'eau douce ! On peut aussi être expérimenté dans la maintenance d'un bac d'eau de mer "fish-only", donc sans coraux vivants, sans être aquariologiquement  "armé" pour le récifal.

    Qu'est qu'un aquarium récifal ? 

       Le propre conceptuel d'un bac récifal est de maintenir des coraux et quelques autres invertébrés. Quand un débutant décide de "faire" du récifal, cela veut dire qu'il s'engage fondamentalement à maintenir vivants des coraux dans son bac et que le reste, par exemple les poissons, est accessoire ( ce qui ne veut pas dire négligeable ! ). De cette définition de l'aquarium récifal se définit un certain mode de maintenance aquariophile spécifique. 

    Qu'est-ce qui caractérise la maintenance d'un bac récifal ? 

       L'inertie de l'énorme masse océanique engendre une stabilité des paramètres et les coraux ont évolué avec cette caractéristique écologique. De fait, les organismes que nous maintenons habituellement dans nos bacs ne sont pas adaptés aux variations de paramètres. La maintenance d'un biotope récifal exige une maîtrise quasi parfaite des moyens de garder continuellement des paramètres physiques et chimiques stables. C'est vraiment sur ce point que la pratique de l'aquariophilie récifale se distingue des autres. La moindre variation brutale des paramètres engendrera un très fort stress chez les animaux hébergés, notamment sur les invertébrés et tout particulièrement sur les coraux. Une chute ou augmentation brutale de la température ou de la salinité, pour ne prendre que ces exemples, peut provoquer la mort en quelques jours, voire quelques heures, de colonies entières de coraux durs. Les coraux mous sont un peu plus tolérants et résistants mais la marge de tolérance reste tout de même étroite par rapport à des animaux d'eau douce, habitués aux variations paramétriques saisonnières ( mousson ou alternance sécheresse et inondations, par ex ). 

    Le conseil ultime au débutant en récifal

       Même si tout aquariophile surveille toujours plus ou moins l'état de son aquarium, le débutant en aquariophilie d'eau de mer doit avoir conscience que il devra le faire avec bien plus de sérieux dans le cas d'un récifal. Cela ne veut pas dire que sa gestion implique de toujours "travailler" dans son bac ( au contraire, c'est souvent mieux de ne pas trop en faire ! ) mais que l'esprit du récifaliste est toujours plus ou moins connecté avec, quoi qu'il fasse d'autre ; justement parce qu'il est conscient que les erreurs se payent souvent cash dans la maintenance des coraux ! On parle toujours du coup financier d'un bac récifal et pourtant il y a moyen de faire un tel aquarium sans que cela ne ne coûte très cher ; en revanche, il n'y a aucun moyen d'échapper à l'investissement mentale qu'implique la pratique récifale. Penser toujours à l'état et au bien être de son aquarium marin doit être un plaisir et non une contrainte, sinon mieux vaut ne jamais se lancer dans cette aventure.  

  • Planning d'introduction du vivant dans un récifal au démarrage

    • Le 30/08/2021

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    Quand peut-on introduire le vivant dans un aquarium récifal "neuf" 
     

    En suivant le protocole simplement résumé ci-dessous, vous avez toutes les chances de réussir parfaitement la phase d'introduction des différents animaux ( coraux, détritivores, crevettes, poissons ) dans votre bac récifal. Il s'agit d'un planning d'introduction idéal, un modèle en quelque sorte. Mais dans la pratique il sera fait souvent un peu autrement, avec autant de succès. Ce qu'il faut retenir c'est que, logiquement et raisonnablement, on introduit d'abord les animaux réputés les plus robustes et on fait tarder au maximum de sa patience les animaux réputés les plus fragiles. Il faut aussi avoir conscience que le jeune écosystème de votre bac a besoin, notamment au niveau des populations de microorganismes détritivores et décomposeurs, de s'habituer, de s'adapter à chaque nouvelle charge de pollution détritique.   

    Attention ! Ce qu'il faut entendre par démarrage, c'est l'ensemencement et non uniquement la mise en eau !  Un aquarium n'en devient véritablement un que quand l'écosystème devient biologiquement et écologiquement fonctionnel. Et c'est l'introduction des microorganismes utiles et nécessaires qui déclenche efficacement cette dynamique. 

    Fin du premier mois

    • Les coraux mous robustes ( coraux cuirs et corallimorphaires, xéniidae ).  ( sauf cas particulier de sur-développement algale )
    • Les escargots algivores.
    • Les​​ escargots de sable détritivores 
    • Les détritivores robustes ( si acclimatation soignée ) comme les étoiles de mer ou des concombres de mer ( holothuries ). 

    .15 jours plus tard :

    • Les crevettes 
    • Les coraux mous un peu plus délicats ( Zoanthidae ) 

    Fin du second mois :

    • Les poissons ( évitez l'introduction en masse et privilégiez les ajouts de peu de poissons espacés dans le temps ( tous les 5 ou 7 jours par ex )

    Fin du troisième mois :

    • Les coraux durs lps et sps ( sauf acropora et apparentés très délicats )

    Après 4, voire 6 mois

    • Les acropora et autres sps réputés "fragiles"


     

  • En finir une fois pour toutes avec les cyanobactéries en récifal

    • Le 25/08/2021

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    En finir une fois pour toutes avec les cyanobactéries en récifal

    Mon expérience des aquariums récifaux est vielle de 32 ans et je n’ai jamais eu de problème grave avec des cyanobactéries. Probablement parce que, dans mes aquariums, ces bactéries ne trouvent pas, de façon durable, les conditions nécessaires à leur prolifération. Il est même possible qu’elles y rencontrent des conditions qui les empêchent de proliférer [] La présence d’une foule de petits animaux [] fait que tous les débris organiques sont dévorés avant d’être décomposés [] Or la présence de matières organiques est un facteur susceptible de favoriser le développement des mattes à cyanobactéries.

    Cyanobactéries en aquarium récifal : notions élémentaires Jean Jaubert (13 janvier 2011)

        J'aime à rappeler cette phrase de Jean Jaubert car j'aurais pu l'écrire moi-même. Moi non plus, je n'ai jamais était en 35 ans de pratique de l'aquariophilie d'eau de mer, était confronté à un véritable problème de cyanobactéries. J'ai bien eu parfois quelques apparitions çà et là dans un bac récifal de petits foyers de "cyano" mais jamais un envahissement de l'aquarium comme on peut trop souvent l'entendre sur les réseaux sociaux.

    La cause première des cyanobactéries en récifal 

       Je pense vraiment que la cause première ( je n'ai pas dit la seule ) de développement problématique de cyanobactéries en aquariums marins est le manque de micro-organismes détritivores et décomposeurs. Quand je parle de manque, il ne faut pas uniquement entendre un défaut de quantité de microfaune mais plutôt une défaut de biodiversité. Il faut l'intervention d'une multitude de petits organismes pour qu'une particule de matière organique parcoure l'ensemble de
    la chaîne de traitement des déchets dans l'aquarium. Si un des ces agents ( catégories de méiofaune )  n'est pas à son poste, alors la transformation des déchets se fera de manière imparfaite. Progressivement vont s'accumuler des sédiments organiques qui vont constituer le terreau nourricier des cyanobactéries. Cette accumulation de déchets mal traités biochimiquement ne sera pas forcément visible devant l'œil nu de l'aquariophile. Elle le sera d'autant moins que le biofilm des cyanobactéries aura tôt fait de la recouvrir.

    Traiter véritablement la cause des cyanobactéries

       La nécessité d'éliminer les cyanobactéries d'un bac récifal quand elles en arrivent a étouffer les coraux fait parfois se précipiter le récifaliste sur des produits chimiques qui, tout en étant radicalement efficace, augmentent plus encore le déséquilibre de l'écosystème et ne font que préparer le terrain pour des problèmes de maintenance plus grave encore car plus profonds ( déséquilibre ionique ) pouvant conduire au crash du bac ). Ces produits anti-cyanobactéries chimiques, proposés en flacons par diverses grandes marques, ne sont pas sélectifs ( ils ne peuvent scientifiquement pas l'être ! ) et ils vont, à l'instar des traitements toxiques employés par certains jardiniers écologiquement inconscients, avoir un impact destructeur sur la micro-biodiversité. Là aussi on est dans la dimension microscopique et le récifaliste ayant exterminé les cyanobactéries de son aquarium récifal témoignera sur les réseaux sociaux que cela n'a eu aucun impact négatif sur son vivant ( macrofaune ). Ainsi, on continue à utiliser des anti-cyanobactéries qui éliminent le symptôme ( le biofilm visible des "cyano" ) mais ne règlent en rien ( au contraire, ils font finalement pire que bien ! ) la cause écologique profonde qui perturbe l'écosystème de l'aquarium d'eau de mer et engendre le problème de cyanobactéries. 

  • Le traitement facile des phosphates en récifal

    • Le 09/08/2021

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    Le traitement facile des phosphates en récifal
    Jbl phosexpond filter 25kg eliminateur de phosphates pour filtres de bassinCi-dessus une résine anti-phosphates que j'affectionne. Prévue pour les bassins, elles fonctionne parfaitement en récifal ( juste en passif, sans besoin de la circulation d'eau forcée par la pompe d'un filtre ). 

        Je suis, comme vous le savez, un inconditionnel des aquariums récifaux fonctionnant au maximum possible de manière naturelle ( démarche écosystémique ) et pourtant je recommande régulièrement l'usage des résines anti-phosphates aux récifalistes luttant contre un taux de po4 trop élevé. Limiter la quantité de phosphates à un taux inférieure à 0,1 mg/l est le meilleur moyen ( le po4 étant un facteur limitant ) de se prémunir des invasions d'algues. Ce taux peut paraître encore beaucoup trop élevé pour certains récifalistes ne supportant pas la vue de la moindre algue dans leur bacs. Disons que dans un récifal hébergeant des coraux durs à petits polypes extrêmement sensibles, il est tout de même plus prudent de maintenir le taux de po4 au minimum possible Je ne suis pas en revanche favorable à un taux de 0 ! Nos bacs récifaux sont avant tout des écosystèmes dynamiques et pour que la Vie s'y exprime pleinement et pas seulement esthétiquement, il faut que puissent se développer des micro-algues, qui ont besoin de phosphates. Ces dernières sont à la base du périphyton, la source nourricière d'un tas d'organismes. Mais quand le taux de phosphates devient vraiment trop élevé, il n'y a aucune raison de se passer du travail très efficace et sans risque de certaines résines. Je préfère éviter les résines anti-po4 à base d'aluminium car l'infime quantité d'oxyde d'aluminium relargué dans l'eau du bac me dérange en tant qu'écologue. Les résines à base d'oxyde de fer ont une action un peu moins rapide mais elles sont tout autant efficaces tout en étant parfaitement naturelles comme moyen de déphosphatation. C'est exactement en effet en complexant chimiquement le phosphore dissous avec le fer oxydé que les sols marins piègent les phosphates, comme le font aussi les lits de sable épais ( DSB ) en aquarium. Les résines anti-phosphates agissent sur ce même principe naturel mais ont le grand avantage, contrairement au lit de sable, de pouvoir être facilement retirées du bac avec les phosphates piégés ! Je ne vois personnellement aucune contre-indication écologique ou chimique à profiter d'un tel moyen de lutte contre les po4 en récifal. On pourra rétorquer que l'usage d'une résine ne régle pas la cause du problème des phosphates. La cause est probablement une incomplétude du processus de déphosphatation biologique réalisée par la flore microbienne à l'issue de la décomposition de la matière organique par divers autres catégories de micro détritivores. Mais on aura beau optimiser la population de méiofaune et microfaune de son bac, il faut être conscient que la quantité de phosphore que nous faisons entrer dans nos "petits" écosystèmes surpeuplés en animaux gros consommateurs de protéines est proportionnellement colossale. Il se peut que les phosphates ne posent jamais de problème dans un bac récifal mais rares sont tout de même les récifalistes qui n'y sont jamais confrontés. Ces problèmes sont souvent périodiques ( négligence d'entretien, excès de nourriture ou nourriture plus riche, mort d'animaux, mues de gros coraux, etc.  ) et l'utilisation d'une résine peut, à défaut de réveler la cause, se réduire au temps juste nécessaire pour faire retomber le taux de Po4 avant qu'il n'engendre des conséquences plus fâcheuses. 

     

  • Mes paramètres idéaux en aquarium récifal ( en pratique ! )

    • Le 04/08/2021

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    Mes paramètres idéaux en aquarium récifal ( en pratique ! ) 

       On trouve dans les livres et sur les réseaux sociaux les mêmes copiés-collés de paramètres idéaux théoriques pour les aquariums d'eau de mer récifaux ; seule la forme des tableaux change. Ici ce sont  les paramètres idéaux basés sur ma propre et longue expérience de maintenance avec succès de divers bacs récifaux, peuplés de coraux durs ( sps et lps ) de coraux mous et d'autres invertébrés sessiles et vagiles. Ma démarche aquariophile ayant toujours été de créer des écosystèmes susceptibles d'accueillir de la biodiversité, j'ai pu constater au fil du temps les paramètres physiques et chimiques optimaux qui convenaient à l'ensemble des animaux que nous hébergeons habituellement dans nos bacs.  Les voici : 

    • Densité ( salinité ) : 1.025 à l'hydromètre à aiguille ; 1022 ou 1023 à l'aréomètre JBL ( densimètre flottant )
    • Température : 25 degrés en moyenne ( jusqu'à 29 °c max en été ) 
    • Ph : De 7,8 ( nuit ) à 8,4 ( jour )
    • No2 ( nitrites ) : 0 à 0,02 mg/l ( suivant délai après nourrissage ) 
    • No3 ( nitrates ) : de 5 à 15 mg/l  (  préférable < 10 mg/l avec les sps )
    • Po4 ( phosphates ) : de 0,01 à 0,1 mg/l  
    • Ca ( calcium ) : de 350 à 450 mg/litres
    • Mg ( magnésium ) 1200 et 1500 mg/l
    • Kh : 6 ° ou 7 ° dKh

       

  • Comment brasser un aquarium d'eau de mer "récifal" ?

    • Le 03/08/2021

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    Comment brasser un aquarium d'eau de mer "récifal" ?

         Comment brasser un aquarium d'eau de mer "récifal" ? Et bien le plus simplement possible ! Je trouve surchargée en données techniques les explications proposées dans les livres et sur les réseaux sociaux sur la façon de brasser un bac. Encore une fois, la dynamique bio-écologique qui constitue pourtant l'essentiel conceptuel de l'aquarium est totalement occultée. Ici ce sont les données écologiques plutôt que la technique qui vont primer pour justifier mon conseil en matière de brassage. Personnellement je ne demande rien de plus aux pompes que de brasser selon les besoins écologiques d'un aquarium récifal et je peux donc me contenter de pompes de brassage tout ce qu'il y a de plus basiques

    Quel est le but du brassage en récifal ?

        C'est ce questionnement qu'il faut se poser avant de parler de technologies et de marques de pompes de brassages ! Généralement on appréhende la question du brassage sous l'angle de la physique, c'est-à-dire que l'on considère comme modèles les forces hydrodynamiques des récifs coralliens. Or, si ces forces colossales ont en effet, en milieu naturel, un impact sur les coraux bâtisseurs ( coraux durs ), notamment sur leur morphologie, cela n'est absolument pas le cas en aquarium où elles sont comparativement insignifiantes, même dans un bac brassé à 60 fois/volume/heure ! Ce qu'il faut surtout considérer en aquariophilie récifale au niveau du brassage, c'est la dynamique hydro-sédimentaire. Ce qui est important dans un bac récifal c'est moins la force du courant que la circulation des particules de matière organique avant sédimentation ! Avant de se poser sur les substrats d'un aquarium ou dans le fond de sa décante ( sédimentation ), la matière organique circule dans la colonne d'eau sous différentes formes. Pendant tout ce temps, elle profite énergétiquement à un tas d'organismes suspensivores et filtreurs. Le but du brassage c'est de maintenir la matière organique en suspension assez longtemps pour favoriser un maximum son recyclage biologique. Plus ce processus écologique est efficace, moins logiquement les sédiments s'accumulent  ! 

    La position des pompes de brassage en récifal 
     

    Brassage 2 pompes circulaire compresse

       Pour ma part, je me suis toujours contenté de disposer les pompes de brassage au milieu des deux vitres latérales, d'incliner leurs sorties à environ 60 degrés vers la surface et vers le milieu des vitres avant ou arrières, de manière à créer un courant circulaire dans le bac. Parfois même j'ai disposé ces pompes en opposition "frontale" de manière à ce que la rencontre de leurs courants opposés forme une turbulence au milieu du bac. Bien entendu, je multiplie la puissance des pompes ou leur nombre suivant la taille du bac ; un troisième pompe de brassage peut par exemple être installée sur la vitre du fond. Le brassage dirigé vers la surface favorise aussi les échanges gazeux eau ↔ atmosphère et l'oxygénation du bac. 

    Faut-il alterner le sens du brassage en récifal ? 

       Pour quoi faire ? On peut choisir d'inverser le sens du brassage pour le plaisir aquariophile de reproduire, du moins dans l'idée, la dynamique des marées. On peut aussi le faire pour d'autres raisons, comme par exemple faciliter la nutrition des tous les polypes que l'on craint défavorisés par le sens unique du courant ( mais en vérité tous se débrouillent ! ). Donc on peut alterner le brassage si on en a envie ! Mais il ne faut pas, comme on l'entend fréquemment, justifier ce besoin d'alterner le sens du brassage en récifal sous prétexte d'empêcher la formation de zones où s'accumulent le sédiments qui seraient apportés invariablement aux mêmes endroits du bac par un courant à sens unique. En vérité, si les sédiments s'accumulent dans un aquarium récifal, c'est uniquement parce que le recyclage de la matière organique est déficient, soit parce que le brassage, indépendamment de la question de la nécessité de son alternance, est inadapté positionnellement ou trop peu puissant, soit parce que la biodiversité des populations détritivores fait quantitativement et/ou qualitativement défaut au sein de l'écosystème.  

    Conclusion

        Bien souvent les récifalistes cherchent à profiter du brassage pour diriger le plus vite possible cette matière organique flottante vers la surverse qui conduit au système de filtration mécanique ( masses filtrantes ) ou dans la décante. Or, plus elle reste longtemps en suspension dans la colonne d'eau du bac principal, plus elle a la possibilité d'être recyclée avant même de sédimenter. Le brassage doit expressément permettre à cette matière organique en suspension * de profiter et d'être recyclée par les macro ( coraux, éponges, vers tubicoles, etc. ) et micro organismes épi-benthiques qui la cueillent au passage quand elles frôlent les substrats ( pierres, sable, etc. ). Un brassage optimal est un brassage qui permet à la matière organique de rester assez longtemps en suspension pour être recyclée biologiquement ! La disposition des pompes telle que je l'ai mentionnée plus haut permet assurément d'atteindre cet objectif. Après, comme tout bon aquariophile observateur, il faut savoir adapter le brassage de son récifal en fonction de divers critères, comme le type de hardscape, la densité de coraux, la forme du bac. Le principal est de respecter le principe écologique d'un bon brassage. 

    * Matière organique en suspension ne veut pas forcément dire eau trouble ( turbidité ) ! On parle là de matière organique quasiment dissoute et invisible à l'œil nu. L'eau véritablement trouble en aquarium est un autre problème