AQUARIOPHILIE D'EAU DE MER : MAINTENANCE D'UN AQUARIUM RÉCIFAL

 

 

  • AQUAMICROFAUNE, C'EST LA BASE EN RÉCIFAL !

    • Le 08/01/2022

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    AQUAMICROFAUNE, C'EST LA BASE EN RÉCIFAL !

       Aquamicrofaune, c'est la base de la réussite d'un récifal ! Facile de le dire ; plus difficile de l'expliquer rationnellement et ainsi de le justifier, n'est-ce pas ? Lisez donc cet article et, si vous ne l'étiez pas encore, vous serez convaincu de cette affirmation semblant a priori bien audacieuse. C'est en effet uniquement sur des fondations microbiologiques très solides qu'un aquarium d'eau de mer, qui plus est un bac récifal, peut se construire durablement. Sans cette base biologique de biodiversité microscopique l'écosystème de l'aquarium sera toujours un bac à problèmes

    Le récifal avant Aquamicrofaune

      Négligée pendant des années par les récifalistes "à l'ancienne" obsédés par la technique et la technologie, les animaux invisibles à l'œil nu ou presque ne faisaient même pas partie des éléments constituant les projets de démarrage d'aquariums récifaux. On parlait uniquement des bactéries. Tant que l'on pouvait se procurer des vraies pierres vivantes transportées en eau et non à sec comme aujourd'hui, les bacs récifaux fonctionnaient à peu près bien et les récifalistes étaient persuadés qu'ils suffisaient de bonnes roches idéalement denses et poreuses pour la dénitrification et d'un "gros" écumeur pour l'épuration mécanique. Puis l'ère des crashs est arrivée !

    L'époque des bacs récifaux à problèmes

       À partir des années 2010 environ, les problèmes de maintenance en récifal se sont multipliés à grande vitesse. Quelque chose ne fonctionnait manifestement plus. On a d'ailleurs vu rapidement plusieurs "papes" du récifal abandonner le hobby, lassés de gérer des bacs devenus à problèmes. Que s'est-il donc passé ? Et bien tout simplement les populations de microorganismes détritivores dont tout le monde ou presque ignorait l'existence se sont progressivement appauvris quantitativement et qualitativement ( micro-biodiversité ), au rythme de la dégradation de la qualité des pierres vivantes. Devant les crashs croissants d'aquariums récifaux, l'industrie aquariophile a réagi en développant et commercialisant des écumeurs et autres matériels et systèmes d'épurations toujours plus puissants. C'est alors qu'est né le concept d'usine à gaz. Ce dernier désigne péjorativement les bacs dont la maintenance repose quasiment uniquement sur l'assistanat technologique. Seuls les récifalistes qui ont de gros moyens financiers parviennent encore  à maintenir dans la durée ces aquariums artificiellement assistés nécessitant des ajouts constants de divers produits couteux .  

    L'obsession de la microfaune

       Comme pour contrebalancer l'extrémisme de la maintenance "usine à gaz" est venue à la même période ( 2010 environ ) la "mode" de la microfaune. Tout le monde s'est mis à parler de microfaune sans savoir vraiment de quoi il s'agissait. Plusieurs commerçants se sont alors lancés dans la commercialisation d'organismes sous l'appellation fourre-tout ( dans le milieu aquariophile ) de microfaune, vendue soit en pochons ou flacons, soit véhiculée par des pierres mortes ou artificielles trempées dans des bacs matures. Les récifalistes ont cru alors que la jonction raisonnable entre maintenance technologique et maintenance écologique était accomplie pour le meilleur. L'enthousiame a été de courte durée ! Qu'espéraient-donc sérieusement les aquariophiles de l'époque de gammares ou de copépodes pélagiques ? Une seule crevette de taille moyenne est capable de faire autant de travail détritique que 50 gammares et de 1000 copépodes de pleine eau !  

    Puis Aquamicrofaune est arrivé ! 

       Premier pavé jeté dans la mare en 2017 : Aquamicrofaune prétend produire et commercialiser de la vraie microfaune ! Ce qui sous-entend que la microfaune dont on parlait auparavant n'en était pas véritablement. Pire, Aquamicrofaune assure que sa production vaut mieux que les pierres vivantes commercialisées ! Qui plus est,  Aquamicrofaune se vante d'être le seul a savoir produire ce qu'il produit. C'est alors un torrent d'insultes et même de menaces physiques ( et oui quand même ) qui s'abattent sur ce trouble-fête inconnu dans le monde des "parrains" récifalistes "usine à gaz". Parmi eux quelques commerçants et influenceurs ayant des intérêts ( vente de matériels, de produits, de pierres vivantes ) sont particulièrement virulents, allant jusqu'à alerter la Fédération Française d'Aquariophilie. Pour qui se prend-il cet écologue qui vient nous "emmerder" avec sa science ! Aquamicrofaune ne dit pourtant rien de plus que ce qui vient d'être dit tout au long de cet article. Aquamicrofaune affirme que l'aquarium récifal usine à gaz est logiquement un bac à problèmes et que la microfaune à qui l'on prête un pouvoir écologiquement rédempteur n'en est pas vraiment. 

    De la microfaune à la méiofaune

       Comment se faire entendre dans un milieu qui ne veut pas se remettre en question malgré l'échec évident de sa méthodologie aquariophile ? D'abord trouver un nom de marque audible. Dans Aquamicrofaune il y a microfaune et cette notion est, nous l'avons vu, déjà connue dans le milieu. Sauf que, tout le monde le sait maintenant, la production Aquamicrofaune n'a expressément d'intérêt que parce qu'elle propose autre chose de plus écologiquement précieux que ce que l'on appelle faussement la microfaune. Ce qu'Aquamicrofaune commercialise en exclusivité, parce que sa production exige des compétences en écologie très spécifiques, c'est de la méofaune épi-benthique et benthique. C'est cette méiofaune qui faisait jusqu'à présent défaut dans les bacs récifaux à problèmes !  Ce blog est plein d'articles qui expliquent le rôle et la fonctionnalité très spécifique de la méiofaune dans un écosystème aquatique. Ici, on va juste retenir pour preuve empirique les témoignages positifs sur les réseaux sociaux. Aucun doute, un récifal ensemencé avec les produits Aquamicrofaune fonctionne mieux qu'un autre. C'est en fait une évidence écologiquement logique ! 

    Aquamicrofaune, c'est donc bien la base en récifal 

       Certains sceptiques incorrigibles diront qu'un récifal peut bien fonctionner sans Aquamicrofaune. Ils n'ont pas torts. Voyez la tour de Pise, elle est construite sur des fondations pour le moins instables et pourtant elle ne s'est pas encore écroulée. Mais singularité ne fait pas généralité ! Une construction élevée sur des bases instables a tout de même beaucoup plus de probabilités de s'écrouler à court ou moyen terme qu'une construite sur de bonnes fondations. Un écosystème, c'est une construction trophique qui repose en son ensemble sur la méiofaune épibenthique et benthique. Etymologiquement, benthique signifie "profondeur". Il faut appréhender ce terme au sens physique ( fond ) et écologique ( fondation ). Dès que l'on a compris cela on a déjà fait un très grand pas vers la réussite en aquariophilie récifale !    

  • Espérance de vie des poissons en récifal

    • Le 29/11/2021

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    Anti cyano compresse 1Durée de vie des poissons en aquarium récifal 

       

     Voici mon témoignage sur l'âge que certaines espèces de poissons marins ont pu atteindre dans mes bacs ou dans ceux d'aquariophiles marins que j'ai cotoyés jusqu'à présent. Il ne s'agit ici ni de l'espérance de vie dans le milieu sauvage, ni de celui estimé par les biologistes, mais uniquement d'âges véritablement atteints, à ma connaissance, en captivité. Je précise que ces données concernent uniquement les aquariums récifaux de particuliers ; elle ne tient pas compte des aquariums publics et des bacs "fish-only" ).  

    A

    Acanthurus achilles  : 19 ans
    Acanthurus japonicus : 21 ans 
    Acanthurus leucosternon : 16 ans
    Acanthurus linéatus : 17 ans
    Acanthurus nigritans  : 14 ans

    Amphiprion ocellaris  : 21 ans
    Amphiprion clarkii  : 12 ans
    Amphiprion percula : 11 ans

    Acreichthys tomentosus : 9 ans 

    C

    Calloplesiops altivelis :  13 ans

    Centropyge bispinosus : 15 ans
    Centropyge loriculus  :  12 ans
    Centropyge argi  : 10 ans
    Centropyge acanthops  : 14 ans
    Centropyge acanthops :  12 ans
    Centropyge bicolor  : 11 ans

    Chelmon rostratus  :  9 ans

    Chromis viridis :  10 ans

    Chrysiptera cyanea :  11 ans
    Chrysiptera hemicyanea : 8 ans

    Cirrhilabrus solorensis :  7 ans 
    Cirrhilabrus filamentosus  : 8 ans

    Coris Gaimard : 11 ans

    Cryptocentrus Cinctus : 8 ans

    E

    Ecsenius Bicolor :  7 ans

    G

    Gobiodon okinawae :  6 ans 
    Gobiodon histrio : 5 ans 

    Gramma loretto  :  10 ans 

    H

    Heniochus diphreutes : 14 ans

    L

    Labroides dimidiatus : 6 ans 

    M

    Macropharyngodon bipartitus : 9 ans

    Meiacanthus grammistes  :  7 ans

    N

    Naso élégans  : 13 ans

    Nemateleotris magnifica : 7 ans

    Neocirrhites armatus  : 8 ans

    O

    Oxycirrhites typus  : 9 ans

    P

    Paracanthurus Hepatus : 21 ans 

    Pseudocheilinus hexataenia : 8 ans

    Pseudanthias squamipinnis  : 7 ans 
    Pseudanthias dispar  :  6 ans

    Pterapogon kauderni  : 7 ans

    Pictichromis paccagnellae :  9 ans

    S

    Salarias fasciatus  : 4 ans

    Synchiropus splendidus : 8 ans 

    Siganus vulpinus :  17 ans

    Sphaeramia nematoptera :  7 ans

    V

    Valenciennea strigata :  8 ans

    Z

    Zanclus cornutus :  9 ans

    Zebrasoma flavescens :  18 ans
    Zebrasoma desjardinii  :  17 ans
    Zebrasoma xanthurum : 19 ans 

  • Le matériel nécessaire pour faire un aquarium récifal 

    • Le 04/09/2021

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    Le matériel et le budget nécessaires pour faire un aquarium récifal 
     

      Quand je lis sur les réseaux sociaux les listes de matériels nécessaires pour créer un aquarium récifal, je me dis que soit il existe bien plus de personnes financièrement aisées que ne le réflètent les statistiques économiques, soit la plupart des récifalistes vivent au dessus de leurs moyens, soit la pratique de ce type d'aquariophilie est réservée uniquement aux "riches" ! Au regard de ce constat, on peut dire que l'idée que faire et maintenir un aquarium récifal revient très très cher. Sauf que ce n'est pas vrai ! On n'a rien sans rien bien entendu et toute pratique de loisir a un certain coup. Mais il est tout à fait possible de posséder une magnifique bac récifal dans son salon sans crever son budget et se ruiner. 

    Le matériel véritablement nécessaire pour faire un récifal

    Personnellement j'ai toujours fait de l'aquariophilie de la manière la plus simple possible. Le bac récifal de mon bureau, que je peux observer tout en rédigeant cet article fonctionne à merveille depuis de nombreuses années. Les goûts et les couleurs se discutent mais sur la plan purement aquariophile, on peut dire que ce bac est parfaitement viable pour maintenir une biocénose ( le vivant ) représentative d'un biotope récifal ( paramètres physique et chimique ). On peut donc dire que le matériel qui l'équipe constitue son nécessaire et que tout ce qui pourrait y être ajouté serait accessoire si l'on s'en tient à la définition de "nécessaire" que nous avons signifiée plus haut. Ce bac de 240 litres ( standard ) est matériellement composé de :

    Un aquarium nu : environ 150 euros
    Un meuble pour aquarium  : environ 120 euros
    Deux pompes de brassage : environ  20 euros les deux 
    Un chauffage d'aquarium :  environ 20 euros
    Une rampe d'éclairage :  environ 130 euros


    Total :  440 euros 

    C'est un bac récifal méthode DSB qui peut se passer d'écumeur mais on peut éventuellement en ajouter un ( interne ) pour aider le système : environ 100 euros 

    Définir objectivement ce qui est nécessaire en récifal.

    Est réputé nécessaire un moyen sans qui le but serait impossible à atteindre. L'objectif d'un aquarium récifal étant de recréer un écosystème viable pour les coraux ( c'est ce qui définit le concept de récifal ), on s'en tiendra donc au matériel qui sert expressément ce but et non à celui qui est accessoirement ajouté pour faire plaisir au récifaliste. Il n'est pas interdit d'apprécier les technologies high tech ou le luxe mobilier. En revanche, ces options existentielles ne sont pas une réelle nécessité pour les coraux et autres animaux vivant dans le bac. Ces derniers apprécieront tout autant la lumière adaptées à leurs besoins, que la source de l'éclairage provienne d'une rampe high tech ou d'une simple rampe basique. De même ils seront totalement insensibles au design du meuble sur lequel est posé le bac qui les accueille. Tout cela pour dire que pas plus que l'on n'est pas obligé d'acheter une place en présidentielle pour assister à un spectacle, on est pas obligé d'acheter un Reefer Deluxe pour profiter d'un récifal. On peut, oui, et pourquoi s'en priverait-on si on en a l'envie et le budget mais ce n'est pas nécessaire au sens propre du terme. Ce qui est véritablement nécessaire est que le matériel soit fonctionnel ! 

    Conclusion 

    Si vous demandez sur les réseaux sociaux quel est le budget matériel pour un tel aquarium, vous obtiendrez généralement des réponses proposant une fourchette allant de 1500 euros ( basique ) à 4000 euros ( luxe ). Nous n'avons ici parlé que du "gros" matériel et il faudra ajouter divers petits accessoires ( tests, épuisettes, etc. ) et aussi les matériaux ( pierres et sable ). Vous verrez sur ce ce blog que là aussi on peut faire de très importante économie. Par exemple en ce qui concerne les pierres vivantes

  • Le budget pierres vivantes pour démarrer un récifal

    • Le 03/09/2021

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    Le budget pierres vivantes pour démarrer un aquarium récifal  
     

    • On estime qu'il faut en moyenne 10 % du volume du bac en poids de roches.
    • 25 euros le kg ! c'est environ le prix des pierres vivantes
    • Pour une aquarium récifal de 300 litres, prévoyez environ 750 euros 
    • Pour un bac de 500 litres, il vous en coûtera 1250 euros
    • et pour un récifal de 1000 litres, pas moins de 2500 euros.

    Autant d'argent pour des roches trempées dans de l'eau de mer et porteuses d'indésirables ( vers eunices, crabes, squilles, aiptasia, etc. ). Et après on entend dire qu'il faut un énorme budget pour créer un aquarium récifal ! Pourtant, vous pouvez obtenir exactement le même processus écologique de démarrage de votre bac récifal.

    En fait, vous pouvez transformer n'importe quelles pierres mortes ou artificielles adaptées au récifal en véritable pierres vivantes en les ensemençant avec les souches de méiofaune et microfaune proposées sur la boutique d'Aquamicrofaune. Il ne s'agit pas d'une invention hasardeuse qui date d'hier, puisque nous devons en être à :

  • Débutant en aquarium d'eau de mer récifal, le conseil décisif

    • Le 02/09/2021

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    Débutant en aquariophilie récifale, le conseil décisif

     

        On peut être débutant en aquariophilie marine tout en étant expérimenté en aquariophilie d'eau douce ! On peut aussi être expérimenté dans la maintenance d'un bac d'eau de mer "fish-only", donc sans coraux vivants, sans être aquariologiquement  "armé" pour le récifal.

    Qu'est qu'un aquarium récifal ? 

       Le propre conceptuel d'un bac récifal est de maintenir des coraux et quelques autres invertébrés. Quand un débutant décide de "faire" du récifal, cela veut dire qu'il s'engage fondamentalement à maintenir vivants des coraux dans son bac et que le reste, par exemple les poissons, est accessoire ( ce qui ne veut pas dire négligeable ! ). De cette définition de l'aquarium récifal se définit un certain mode de maintenance aquariophile spécifique. 

    Qu'est-ce qui caractérise la maintenance d'un bac récifal ? 

       L'inertie de l'énorme masse océanique engendre une stabilité des paramètres et les coraux ont évolué avec cette caractéristique écologique. De fait, les organismes que nous maintenons habituellement dans nos bacs ne sont pas adaptés aux variations de paramètres. La maintenance d'un biotope récifal exige une maîtrise quasi parfaite des moyens de garder continuellement des paramètres physiques et chimiques stables. C'est vraiment sur ce point que la pratique de l'aquariophilie récifale se distingue des autres. La moindre variation brutale des paramètres engendrera un très fort stress chez les animaux hébergés, notamment sur les invertébrés et tout particulièrement sur les coraux. Une chute ou augmentation brutale de la température ou de la salinité, pour ne prendre que ces exemples, peut provoquer la mort en quelques jours, voire quelques heures, de colonies entières de coraux durs. Les coraux mous sont un peu plus tolérants et résistants mais la marge de tolérance reste tout de même étroite par rapport à des animaux d'eau douce, habitués aux variations paramétriques saisonnières ( mousson ou alternance sécheresse et inondations, par ex ). 

    Le conseil ultime au débutant en récifal

       Même si tout aquariophile surveille toujours plus ou moins l'état de son aquarium, le débutant en aquariophilie d'eau de mer doit avoir conscience que il devra le faire avec bien plus de sérieux dans le cas d'un récifal. Cela ne veut pas dire que sa gestion implique de toujours "travailler" dans son bac ( au contraire, c'est souvent mieux de ne pas trop en faire ! ) mais que l'esprit du récifaliste est toujours plus ou moins connecté avec, quoi qu'il fasse d'autre ; justement parce qu'il est conscient que les erreurs se payent souvent cash dans la maintenance des coraux ! On parle toujours du coup financier d'un bac récifal et pourtant il y a moyen de faire un tel aquarium sans que cela ne ne coûte très cher ; en revanche, il n'y a aucun moyen d'échapper à l'investissement mentale qu'implique la pratique récifale. Penser toujours à l'état et au bien être de son aquarium marin doit être un plaisir et non une contrainte, sinon mieux vaut ne jamais se lancer dans cette aventure.  

  • Planning d'introduction du vivant dans un récifal au démarrage

    • Le 30/08/2021

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    Quand peut-on introduire le vivant dans un aquarium récifal "neuf" 
     

    En suivant le protocole simplement résumé ci-dessous, vous avez toutes les chances de réussir parfaitement la phase d'introduction des différents animaux ( coraux, détritivores, crevettes, poissons ) dans votre bac récifal. Il s'agit d'un planning d'introduction idéal, un modèle en quelque sorte. Mais dans la pratique il sera fait souvent un peu autrement, avec autant de succès. Ce qu'il faut retenir c'est que, logiquement et raisonnablement, on introduit d'abord les animaux réputés les plus robustes et on fait tarder au maximum de sa patience les animaux réputés les plus fragiles. Il faut aussi avoir conscience que le jeune écosystème de votre bac a besoin, notamment au niveau des populations de microorganismes détritivores et décomposeurs, de s'habituer, de s'adapter à chaque nouvelle charge de pollution détritique.   

    Attention ! Ce qu'il faut entendre par démarrage, c'est l'ensemencement et non uniquement la mise en eau !  Un aquarium n'en devient véritablement un que quand l'écosystème devient biologiquement et écologiquement fonctionnel. Et c'est l'introduction des microorganismes utiles et nécessaires qui déclenche efficacement cette dynamique. 

    Fin du premier mois

    • Les coraux mous robustes ( coraux cuirs et corallimorphaires, xéniidae ).  ( sauf cas particulier de sur-développement algale )
    • Les escargots algivores.
    • Les​​ escargots de sable détritivores 
    • Les détritivores robustes ( si acclimatation soignée ) comme les étoiles de mer ou des concombres de mer ( holothuries ). 

    .15 jours plus tard :

    • Les crevettes 
    • Les coraux mous un peu plus délicats ( Zoanthidae ) 

    Fin du second mois :

    • Les poissons ( évitez l'introduction en masse et privilégiez les ajouts de peu de poissons espacés dans le temps ( tous les 5 ou 7 jours par ex )

    Fin du troisième mois :

    • Les coraux durs lps et sps ( sauf acropora et apparentés très délicats )

    Après 4, voire 6 mois

    • Les acropora et autres sps réputés "fragiles"


     

  • En finir une fois pour toutes avec les cyanobactéries en récifal

    • Le 25/08/2021

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    En finir une fois pour toutes avec les cyanobactéries en récifal

    Mon expérience des aquariums récifaux est vielle de 32 ans et je n’ai jamais eu de problème grave avec des cyanobactéries. Probablement parce que, dans mes aquariums, ces bactéries ne trouvent pas, de façon durable, les conditions nécessaires à leur prolifération. Il est même possible qu’elles y rencontrent des conditions qui les empêchent de proliférer [] La présence d’une foule de petits animaux [] fait que tous les débris organiques sont dévorés avant d’être décomposés [] Or la présence de matières organiques est un facteur susceptible de favoriser le développement des mattes à cyanobactéries.

    Cyanobactéries en aquarium récifal : notions élémentaires Jean Jaubert (13 janvier 2011)

        J'aime à rappeler cette phrase de Jean Jaubert car j'aurais pu l'écrire moi-même. Moi non plus, je n'ai jamais était en 35 ans de pratique de l'aquariophilie d'eau de mer, était confronté à un véritable problème de cyanobactéries. J'ai bien eu parfois quelques apparitions çà et là dans un bac récifal de petits foyers de "cyano" mais jamais un envahissement de l'aquarium comme on peut trop souvent l'entendre sur les réseaux sociaux.

    La cause première des cyanobactéries en récifal 

       Je pense vraiment que la cause première ( je n'ai pas dit la seule ) de développement problématique de cyanobactéries en aquariums marins est le manque de micro-organismes détritivores et décomposeurs. Quand je parle de manque, il ne faut pas uniquement entendre un défaut de quantité de microfaune mais plutôt une défaut de biodiversité. Il faut l'intervention d'une multitude de petits organismes pour qu'une particule de matière organique parcoure l'ensemble de
    la chaîne de traitement des déchets dans l'aquarium. Si un des ces agents ( catégories de méiofaune )  n'est pas à son poste, alors la transformation des déchets se fera de manière imparfaite. Progressivement vont s'accumuler des sédiments organiques qui vont constituer le terreau nourricier des cyanobactéries. Cette accumulation de déchets mal traités biochimiquement ne sera pas forcément visible devant l'œil nu de l'aquariophile. Elle le sera d'autant moins que le biofilm des cyanobactéries aura tôt fait de la recouvrir.

    Traiter véritablement la cause des cyanobactéries

       La nécessité d'éliminer les cyanobactéries d'un bac récifal quand elles en arrivent a étouffer les coraux fait parfois se précipiter le récifaliste sur des produits chimiques qui, tout en étant radicalement efficace, augmentent plus encore le déséquilibre de l'écosystème et ne font que préparer le terrain pour des problèmes de maintenance plus grave encore car plus profonds ( déséquilibre ionique ) pouvant conduire au crash du bac ). Ces produits anti-cyanobactéries chimiques, proposés en flacons par diverses grandes marques, ne sont pas sélectifs ( ils ne peuvent scientifiquement pas l'être ! ) et ils vont, à l'instar des traitements toxiques employés par certains jardiniers écologiquement inconscients, avoir un impact destructeur sur la micro-biodiversité. Là aussi on est dans la dimension microscopique et le récifaliste ayant exterminé les cyanobactéries de son aquarium récifal témoignera sur les réseaux sociaux que cela n'a eu aucun impact négatif sur son vivant ( macrofaune ). Ainsi, on continue à utiliser des anti-cyanobactéries qui éliminent le symptôme ( le biofilm visible des "cyano" ) mais ne règlent en rien ( au contraire, ils font finalement pire que bien ! ) la cause écologique profonde qui perturbe l'écosystème de l'aquarium d'eau de mer et engendre le problème de cyanobactéries. 

  • Le traitement facile des phosphates en récifal

    • Le 09/08/2021

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    Le traitement facile des phosphates en récifal
    Jbl phosexpond filter 25kg eliminateur de phosphates pour filtres de bassinCi-dessus une résine anti-phosphates que j'affectionne. Prévue pour les bassins, elles fonctionne parfaitement en récifal ( juste en passif, sans besoin de la circulation d'eau forcée par la pompe d'un filtre ). 

        Je suis, comme vous le savez, un inconditionnel des aquariums récifaux fonctionnant au maximum possible de manière naturelle ( démarche écosystémique ) et pourtant je recommande régulièrement l'usage des résines anti-phosphates aux récifalistes luttant contre un taux de po4 trop élevé. Limiter la quantité de phosphates à un taux inférieure à 0,1 mg/l est le meilleur moyen ( le po4 étant un facteur limitant ) de se prémunir des invasions d'algues. Ce taux peut paraître encore beaucoup trop élevé pour certains récifalistes ne supportant pas la vue de la moindre algue dans leur bacs. Disons que dans un récifal hébergeant des coraux durs à petits polypes extrêmement sensibles, il est tout de même plus prudent de maintenir le taux de po4 au minimum possible Je ne suis pas en revanche favorable à un taux de 0 ! Nos bacs récifaux sont avant tout des écosystèmes dynamiques et pour que la Vie s'y exprime pleinement et pas seulement esthétiquement, il faut que puissent se développer des micro-algues, qui ont besoin de phosphates. Ces dernières sont à la base du périphyton, la source nourricière d'un tas d'organismes. Mais quand le taux de phosphates devient vraiment trop élevé, il n'y a aucune raison de se passer du travail très efficace et sans risque de certaines résines. Je préfère éviter les résines anti-po4 à base d'aluminium car l'infime quantité d'oxyde d'aluminium relargué dans l'eau du bac me dérange en tant qu'écologue. Les résines à base d'oxyde de fer ont une action un peu moins rapide mais elles sont tout autant efficaces tout en étant parfaitement naturelles comme moyen de déphosphatation. C'est exactement en effet en complexant chimiquement le phosphore dissous avec le fer oxydé que les sols marins piègent les phosphates, comme le font aussi les lits de sable épais ( DSB ) en aquarium. Les résines anti-phosphates agissent sur ce même principe naturel mais ont le grand avantage, contrairement au lit de sable, de pouvoir être facilement retirées du bac avec les phosphates piégés ! Je ne vois personnellement aucune contre-indication écologique ou chimique à profiter d'un tel moyen de lutte contre les po4 en récifal. On pourra rétorquer que l'usage d'une résine ne régle pas la cause du problème des phosphates. La cause est probablement une incomplétude du processus de déphosphatation biologique réalisée par la flore microbienne à l'issue de la décomposition de la matière organique par divers autres catégories de micro détritivores. Mais on aura beau optimiser la population de méiofaune et microfaune de son bac, il faut être conscient que la quantité de phosphore que nous faisons entrer dans nos "petits" écosystèmes surpeuplés en animaux gros consommateurs de protéines est proportionnellement colossale. Il se peut que les phosphates ne posent jamais de problème dans un bac récifal mais rares sont tout de même les récifalistes qui n'y sont jamais confrontés. Ces problèmes sont souvent périodiques ( négligence d'entretien, excès de nourriture ou nourriture plus riche, mort d'animaux, mues de gros coraux, etc.  ) et l'utilisation d'une résine peut, à défaut de réveler la cause, se réduire au temps juste nécessaire pour faire retomber le taux de Po4 avant qu'il n'engendre des conséquences plus fâcheuses.