Votre panier est vide  Votre compte

aquarium naturel

Un lit de sable épais ( DSB ) dans un récifal berlinois

  • Par lbno
  • Le 19/12/2018

Un lit de sable épais ( DSB ) dans un récifal berlinois

   Comme nous l'avons précisé par ailleurs la Méthode écosystémique transcendent toutes les autres méthodes de maintenance récifale. Cela sous-entend donc que la méthode berlinoise n'est pas incompatible avec la Méthode écosystémique ! L'idée consistant à opposer méthode berlinoise et lit de sable épais a émergé il y a seulement quelques années de l'esprit écologiquement" "tordu" de récifalistes ayant décrété arbitrairement ( entendez sans la moindre considération scientifique ) que les problèmes de maintenance de leurs aquariums "usines à gaz" étaient dus au "nid à merde" que représentait le sable dans leur bac. Sur ce point, ces récifalistes éco-déficients n'ont pas tord... Il est bien évident que les particules de matières organiques vont s'accumuler dans du sable dépourvu d'agents biologiques spécialisés dans leur traitement. 

La matière organique particulaire ( MOP ) considérée par de la merde dans les récifaux "usines à gaz" est la même substance que celle que les récifalistes écosystémiques considéreront comme la substantifique moelle ( l'Essence avec un grand E ! ) de leur écosystème. On peut dire que le Principe biodynamique de la Méthode écosystémique vient d'être résumé en une phrase  ! 

   Qu'est-ce que la Méthode berlinoise en récifal ? À cette question le récifaliste "usine à gaz" répondra par un tutoriel technique. Son argumentaire pédagogique sera axé sur la meilleure façon d'extraire la matière organique ( la "merde" ) d'un bac. L'odeur de cette "merde" dans la coupelle de son écumeur surpuissant justifie à ces yeux, à son nez plutôt,  que la fin ( un récifal oligotrophe ) justifie les moyens ( un écumeur performant ). Mais pourquoi donc cette odeur de merde n'émane t-elle pas logiquement d'un récifal sans écumeur, comme un DSB ou un Jaubert ? L'odeur fétide se dégageant d'une fosse septique est un des symptômes de son dysfonctionnement. Ce dernier se caractérise sur le plan écologique par un défaut de biodégradation ( mort des micro-organismes utiles ou appauvrissement significative de leur population, quantitativement ou qualitativement ( biodiversité ). Il n'y a pas de mauvaise odeur dans un bac écosystémique parce que la biodégradation des matières organiques sous forme détritique se fait de manière optimale ; les déchets y sont traités correctement dans le bac sans qu'il soit nécessaire de les en extraire préventivement par un moyen matériel surajouté ( artificialisation de l'aquarium ). 

Conclusion

Au regard de ces informations on peut se demander si la méthode berlinoise, qui fait la part belle au pouvoir dénitrificateur des pierres vivantes et à l'écumage est-elle encore vraiment la méthode berlinoise dans un récifal pourvu d'un lit de sable vivant épais ? Ce questionnement vaut en fait pour toutes les méthodes de maintenance récifale dès que l'on traite de la Méthode écosystémique. Le but de cette Méthode étant effectivement, comme nous l'évoquions plus haut, de favoriser le recyclage naturel des déchets organiques au sein même de l'écosystème ( re )constitué en aquarium, on peut dire que tous les moyens sont bons pour y parvenir. Tant que l'on reste "en esprit" dans cette démarche écosystémique, qui n'est autre que la pratique aquariophile authentique, on peut puiser dans chaque méthode ce qu'elle a de meilleur. Avec des pierres bien vivantes, une bonne épaisseur de sable bien vivant, un système de décantation si on le souhaite et un éventuel refuge à algues ou autres, l'écumeur ( par principe anti-écosystémique ) devient un accessoire plus ou moins utile, tout comme la filtration mécanique forcée. De fait, la méthode berlinoise, du moins telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui ( surécumage, barre bottom ), perd un peu ( beaucoup ) de sa raison d'être unique ( excessivement plébiscitée ).