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phytoplancton

Le plancton temporaire en récifal, de la micro-nourriture permanente

  • Par lbno
  • Le 20/12/2018

Le plancton temporaire en récifal, de la micro-nourriture permanente

   La place et le rôle des micro-organismes ( microfaune détritivores et bactéries décomposeurs ) sur la chaîne de traitement des déchets dans un aquarium récifal constituent l'axe majeure de la Méthode écosystémique conceptualisée par Aquamicrofaune. Les effets favorables et bénéfiques de la présence dans un bac d'eau de mer d'une population qualitativement et quantitativement riche ne s'arrête pas là...

Seul le zooplancton temporaire est écologiquement viable en récifal

   Les micro-organismes se reproduisent à grande vitesse dans aquarium écosystémique proposant par principe les niches écologiques adaptées à leurs besoins physiologiques et autres besoins fondamentaux. La très grande majorité des animaux composant la microfaune dans un récifal équilibré produisent des oeufs dont éclosent des larves ayant une courte phase de développement planctonique temporaire ( méroplancton ). Ce zooplancton temporaire est à distinguer du zooplancton permanent, c'est-à-dire des animaux qui passent leur vie entière sous cette forme à "flotter" dans les courants marins. Vendu pour servir de nourriture vivante le plancton permanent se trouve surtout en abondance dans les océans glaciales de l'Arctique et de l'Antarctique, comme par exemple les copépodes pélagiques ( plutôt de la macrofaune compte tenu de leur taille ) que certains récifalistes tentent, logiquement sans succès, de maintenir dans leurs refuges.  En vérité et paradoxalement, le seul et unique moyen de disposer en permanence du zooplancton dans un récifal est qu'il s'y produise spontanément, comme dans la Nature

Le récifal écosystémique, un réacteur naturel à zooplancton 

  Sur les récifs le zooplancton temporaire est produit en masse chaque nuit par la microfaune benthique qui vit sur les pierres et le sable et l'endofaune qui vit dans les pierres et surtout dans le sable. C'est précisément parce que cette production planctonique est nocturne que de nombreux coraux, notamment les coraux non-symbiotiques ne sortent leurs polypes que la nuit. On retrouve exactement le même phénomène nocturne de propulsion massive de zooplancton dans la colonne d'eau dans un récifal écosystémique. Ce n'est pas par hasard que les récifaux écosystémiques sont infiniment plus riche en microphages sessiles suspensivores ( annélides, bivalves, ascidies, etc ) que les bacs "usines à gaz". Certaines nuits dans des récifaux DSB pourvus d'un lit de sable particulièrement épais ( 20 cm par exemple ) et donc hébergeant une grande quantité d'endofaune on peut même, à l'aide d'une petite lampe éclairant verticalement la colonne d'eau, constater comme un nuage de poussière fine qui "danse" dans le faisceau lumineux... C'est du zooplancton !  

Qui dit zooplancton vivant dans un récifal dit phytoplancton pour le nourrir

   Nous en avons déjà parlé par ailleurs, un des moyens naturel d'introduire du phytoplancton dans la colonne d'eau est de gratter les micro-algues qui se développent sur le vitres du bac. Il suffit d'observer au microscope les restes d'algues collées sur l'outil qui sert de grattoir pour constater à quel point cette source d'approvisionnement peut être riche en quantité de micro-algues en diversité d'espèces. Dans un bac écosystémique, même en dehors des périodes de grattage de vitre, on va toujours trouver dans la colonne d'eau des diatomées de plusieurs espèces ( bacillariophycées ), des chlorophycées, des cyanophycées ( et oui certaines  "cyanos" peuvent être nourrissante, comme la spiruline par exemple ! ) et des dinoflagellés. Soit ces micro-algues seront des espèces se développant en pleine eau, soit ce seront des espèces benthiques rejetées dans la colonne d'eau par le brassage ou la bioturbation du sable par des organismes comme les nématodes

Conclusion

   Une fois de plus nous venons de poser un nouvel argument sérieux favorable au choix de la Méthode écosystémique en aquariophilie d'eau de mer. Inutile de dire qu'un récifal surécumé et qui plus est barre bottom ne bénéficie aucunement de cette manne planctonique providentielle. Ni de phytoplancton ni de zooplancton dans l'eau stérile et maladivement oligotrophe d'un bac "usine à gaz". Soit le plancton n'y est tout simplement produit ( zooplancton temporaire ) parce qu'il n'y a pas ou très peu de microfaune pour l'engendrer, soit il meurt de faim quelque minute après son éclosion, soit il est tout simplement extrait du bac en même temps que la matière organique détritique. D'où sur le marché des récifalistes "usines à gaz " le développement opportuniste et très lucratif de zooplancton séché, de jus de phytoplancton monospécifique concentré ( en jus d'épinard ? ) et autres poudres nutritives de compositions diverses censées nourrir les coraux et les filtreurs. Ces derniers mangent-ils vraiment cette malbouffe aquariophile ? Et s'il la mangent réellement, n'est-ce pas irresponsable sur le plan éthique de nourrir si mal des animaux alors qu'il est si facile de leur offrir du bon plancton naturel et vivant ? Tout comme rapellons-le il est facile d'offrir de la vraie microfaune à un poisson Madarin.