La microfaune en aquarium récifal

  • Le lit de sable décoratif ( non DSB ) d'un récifal doit lui aussi être vivant !

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    Le lit de sable décoratif ( non DSB ) d'un récifal doit lui aussi être vivant !

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    Depuis la mise à disposition du grand public aquariophile de souches de sable vivant particulièrement riches en endofaune, notamment en nématofaune et larves de vers fouisseurs, il n'y plus aucune raison pour les récifalistes de se passer de sable dans leur bac. Il est vrai que l'impossibilité de se procurer de la véritable endofaune, donc du vrai sable vivant, avait contraint ces dernières années les aquariophiles marins a adopter, souvent à contre-coeur pour beaucoup, la mode des barre-bottom, autrement dit l'élaboration du décor rocheux posé directement sur la vitre inférieure nue, sans sable. Non seulement les récifaux ainsi conçus ont logiquement un aspect esthétique très peu naturel mais en plus et surtout ils sont forcément affaiblis du point de vue écologique.

    Pourquoi encore se passer de sable décoratif dans un récifal ? 

    On peut bien entendu se passer de sable dans un récifal en comptant sur un gros volume de pierres vivantes pour héberger une bonne population de bactéries dénitrifiantes mais il est en revanche dommage de se priver de cette incroyable niche écologique que constitue un lit de sable. Nous ne parlons même pas ici du lit de sable épais ( DSB ) et de son extraordinaire faculté dénitrifiante et déphosphatante mais tout simplement d'un lit de sable de 2 ou 3 centimètres dont la fonction est essentiellement décorative. Comme on l'a dit plus haut, un aquarium récifal avec un fond de sable a tout de même un petit quelque chose en plus que l'aquarium dont on voit le verre au fond. Jusqu'à présent, le problème de ce type de lit de sable décoratif était qu'il ne contenait pas de vie, hormis des bactéries, et que les déchets organiques particulaires, trop gros pour être traités en l'état par les bactéries, s'accumulaient dans le sable.

    La fin des lits de sable "nids à merde" en récifal

       Les récifalistes victimes de ce processus normal, puisque résultant d'une carence écologique, en avaient déduit que le sable dans un récifal était un "nid à merde", à moins d'être un véritable DSB de plus de 12 centimètres d'épaisseur. Depuis le mise à disposition des récifalistes des souches de sables vivants Aquamicrofaune les récifalistes ne sont plus obligés de choisir entre un fond nu ( barre-bottom ) et un lit de sable épais ( DSB ) ; ils peuvent enfin choisir d'installer un fond de sable décoratif de 3 cm environ et l'ensemencer avec un ou plusieurs seaux de sable vivant Aquamicrofaune. Répétons-le, ce lit de sable vivant à vocation résolument décorative n'aura pas les pouvoirs bio-géo-chimiques d'un DSB mais le fait qu'il ne soit plus inerte ( sans vie ) va permettre que la matière organique sédimentaire soit naturellement traitée par l'endofaune et ainsi ne constituer rien de plus qu'un bon élément de la chaîne trophique ( alimentaire ) dans la saine dynamique d'un écosystème équilibré ! Rappelons pour finir que la microfaune libre, celle qui ne vit pas dans la sable est tout aussi importante dans l'écosystème que l'endofaune du sable vivant. 

    Voir contenu d'une souche d'ensemencement de sable vivant Aquamicrofaune en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=dTRMjGnT4ew

  • Ensemencement de pierres mortes en récifal avec Aquamicrofaune

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    Comment transformer des pierres "mortes" ( Aquaroche ou roches coralliennes inertes ) en véritable pierres vivantes indonésiennes directement importées ?  

                                               

    Si pour votre aquarium récifal vous souhaitez rendre vivantes des pierres en céramique ( type Aquaroche ) ou des pierres mortes ( roches coraliennes ), faites-le correctement ! Qu'est-ce qui fait la qualité d'une bonne pierre vivante ? La diversité des micro-organismes qui la colonisent bien entendu. Et quand l'on dit micro-organismes on parle bien évidement d'êtres vivants invisibles à l'œil nu ou tout du moins, s'agissant de la microfaune au sens strict, difficile à voir sans au minimum une loupe.

    La macrofaune ne fait pas la pierre vivante en récifal ! 

    S'il suffisait d'ajouter des copépodes et des amphipodes pour donner vie à une pierre inerte, il y a bien longtemps qu'aurait cessé l'importation de pierres vivantes ! Pour retrouver la qualité des pierres vivantes importées à partir de simples pierres "mortes", du moins en ce qui concerne les micro-organismes qui les peuplent naturellement sur les récifs, il faut au moins les ensemencer avec les espèces essentielles et adaptées à l'objectif. On parle là de milliers d'espèces de micro-détritivores et décomposeurs ! On comprends mieux pourquoi Aquamicrofaune ne cesse de dire que jamais on ne rendra un bac biologiquement vivant avec seulement deux ou trois espèces de macrofaune proposées en pochon.

    La pierre vivante acclimatée n'est plus vraiment une pierre vivante pour le récifal

    Soit le récifaliste accepte d'ensemencer comme il se doit ses pierres mortes, soit il doit se décider à acquérir des pierres vivantes directement importées ( d'Indonésie généralement ) et de les récupérées très rapidement après leur arrivée sur le sol français. Sachez qu'une pierre acclimatée dans un bac "aseptisé" n'est déjà plus tout à fait une pierre vivante au sens où nous l'entendons. Tout comme le sable vivant en sachet la pierre acclimatée ne conservera pratiquement plus que seulement des bactéries et peut-être quelques gros gammares et copépodes qui feront croire au novice qu'elles sont pleine de vie !

    Acheter la microfaune du récif naturel sans les pierres indonésienne qui vont avec

    Si vous ne souhaitez dépenser des centaines d'euros pour des pierres d'importation directes, alors vous devez impérativement ensemencer vos pierres mortes avec des souches spécifiques d'ensemencement en microfaune. Le but d'Aquamicrofaune est d'élever la microfaune que vous auriez naturellement trouvé dans des pierres vivantes d'importation ( les indésirables en moins, sauf inadvertance exceptionnelle ). Les bacs d'élevage d'Aquamicrofaune sont eux-mêmes régulièrement réensemencés avec des souches fraîches avec des pierres vivantes importées ou des souches personnelles ou obtenues auprès de partenaires spécialisés ( hors circuit commercial aquariophile ). 

    Conclusion

    Avec Aquamicrofaune vous pouvez transformer véritablement des pierres mortes en vraie pierres vivantes ; ce n'est pas de la magie c'est de l'écologie ! Pour se faire, pas de protocole compliqué à suivre ni besoin de divers produits ; pour transformer des pierres mortes en pierres vivantes dans votre récifal il vous suffit seulement de véritables bactéries vivantes et fraîches et d'une souche de microfaune

     

    Si vous avez des questions sur l'ensemencement  biologique de votre bac : aquamicrofaune@gmail.com​ ou  m.me/Aquamicrofaune

     

     

     

     

  • L'aquarium récifal naturel, une autre dimension aquariophile

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    L'aquarium récifal naturel, une autre dimension aquariophile

    Jusqu'à avant Aquamicrofaune le seul obstacle véritable a la création et la gestion d'un aquarium récifal naturel, autrement dit un récif captif fonctionnant sur le même principe écologique qu'un récif sauvage, était l'impossibilité de se procurer sur le marché aquariophile de la véritable microfaune vivante ne se résumant pas aux quelques gros organismes visibles à l' l'œil nu, comme les gammares et les copépodes. Ces derniers composent en vérité l'essentiel des refuges que leurs propriétaires considèrent riche en microfaune. On est très loin dans ces refuges de trouver la population de micro-détritivores nécessaire à l'écologie d'un aquarium récifal naturel ! Et nous ne parlons même pas de l'absence d'endofaune qui caractérise les récifaux artificiels sur-écumés et sur-filtrés mécaniquement. Toujours est-il que l'aquarium récifal naturel est en terme de maintenance des poissons et invertébrés coralliens aussi performants que le plus artifiel des "bacs usines à gaz" ! 

    L'aquarium récifal naturel c'est... juste naturel ! 

    Pas plus que dans un jardin biologique on n'utilisera de désherbant et d'engrais chimiques pour avoir le plus beau potager de son quartier résidentiel, on n'utlisera d'intrants chimiques dans un récifal naturel pour éliminer trois malheureuses algues et avoir le plus beau bac sur la photo ! Les coraux durs seront peut être moins flashies dans un bac naturel que dans un bac usine à gaz ; disons qu'ils auront seulement les couleurs qu'ils ont sur le récif sauvage. Alors oui, avec un bac artificiel il sera plus facile d'épater la galerie sur les réseaux sociaux avec ses coraux bodybuildés exposés au dessus d'une fine couche de sable plus blanc que le plus blanc des sables des plages artifielles pour touristes adeptes d'exotisme superflu. En revanche, le bac récifal naturel offrira aux véritables aquariophiles les plaisirs authentiques et moins ostentatoires de l'observation naturaliste ! De plus, l'aquarium naturel, en plus de maintenir, les problèmes en moins, les mêmes animaux que les "bacs usines à gaz", offre un biotope adapté à la maintenance des invertébrés non photosythtiques et animaux filtreurs

    Conclusion

    Aquamicrofaune vous fournit les souches d'ensemencement biologique nécessaires à la maintenance d'un aquarium récifal naturel ; il vous appartient de votre côté à reconstituer dans votre bac les niches écologiques ad-hoc. Ainsi, il vous faudra obligatoirement disposer d'un mimimum d'épaisseur de sable pour accueillir et maintenir des vers fouisseurs et autre précieuse endofaune détritivore benthique véhiculé par les souches de sable vivants. En ce qui concerne la microfaune libre et les bactéries ( décomposeurs ), n'importe quelles pierres adaptées au récifal pourront accueillir les souches d'ensemencement. Avec les produits biologiques d'Aquamicrofaune Il est tout à fait possible de démarrer votre récifal avec 100 % sable inerte et/ou 100 % pierres mortes

  • Les recycleurs de la matière organique en aquarium récifal

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    Micro-détritivores et décomposeurs ( microfaune et bactéries ) en aquarium

       

        La microfaune et les bactéries constituent le dernier maillon de la chaîne de recyclage des matières organiques dans un bac récifal, tout comme dans un aquarium d'eau douce naturel bien entendu. Or, paradoxalement, les micro-détritivores ( microfaune ) et les décomposeurs ( bactéries ) comptent pour partie négligeable dans la mode actuelle des aquariums "usines à gaz" aseptisés. De manière générale d'ailleurs, les récifalistes adeptes de cette aquariophilie dénaturée et artificielle n'accordent d'importance qu'à ce qui se voit ( esthétisme ), donc généralement aux "gros" consommateurs primaires ( des poissons et des invertébrés ). Pour garder leurs jolis bacs bien propres pour les photos et vidéos, ces récifalistes vont aussi logiquement accorder un intérêt pratique aux animaux constituant l'équipe ménagère, en l'occurence les "gros" détritivores brouteurs d'algues ( Bernard L'Hermite, escargots, étoiles de mer, oursins, etc. ). En revanche, en ce qui concerne les micro-détritivores et décomposeurs, qui n'ont aucun intêret visuel à l'oeil nu, ils se contenteront d'ajouter pour la forme quelques ampoules de "bactéries" et deux ou trois pochons de "macro microfaune" ( gammares, copépodes ). Au moins, ils pourront encore une fois montrer fièrement sur les réseaux sociaux, à qui veut bien, toutes les grosses bêbêtes qui s'agitent dans leurs supers méga refuges à microfaune.

    Des agents d'épuration essentiels négligés en aquariophilie "moderne"

    Tout cela est bien joli n'est-ce pas ? Oui mais... il manque des agents d'épuration essentiels tout au bout de la chaîne de recyclage de la matière organique ! Et c'est précisément ce défaut productif qui fait que certains cycles bio-géo-chimiques ( NO3 et PO4 ) ne sont pas naturellement bouclés ! Alors, dans ce cas, on n'a pas d'autre choix que de compenser cette déficience écologique par l'emploi de matériel higt tech, de matériaux industriels et d'intrants chimiques. Est-ce si compliqué de comprendre que dans un écosystème la microfaune et les bactéries, les micro-détritivores et les décomposeurs, ont pour mission écologique de finaliser le recyclage de la matière organique en matière minérale. Ainsi seulement la grande boucle bio-géo-chimqiue peut être naturellement bouclée ! 

    La "Méthode" Aquamicrofaune, quel grand mystère

    Voilà pourquoi, au plus grand étonnement de certains récifalistes déconnectés écologiquement, nos bacs écosystémiques, un bien grand mot pour dire naturalistes, fonctionnent parfaitement, sans utilisation d'une machinerie couteuse et bruyante ni d'intrants artificiels. Si ces pseudo-aquariophiles, au lieu de passer leur temps à s'admirer le nombril par projection virtuelle sur des débutants naïfs, prenaient au moins la peine de lire ce type d'article, ils comprendraient enfin que la Méthode Aquamicrofaune se résume à mettre en avant le Principe écologique basique suivant : 

    - Les micro-détritivores, la microfaune ( j'ai bien dit la microfaune ! ), consomment les micro-particules de matière organique avant que les décompeurs ( les bactéries ) s'emparent énergiquement des micro-micro particules restantes ( en fait de la matière dissoute ) pour n'en restituer finalement que la matière minérale. ( C'est le processus d'immobilisation et de minéralisation  ).

    Aquamicrofaune vous fait passer par sa boutique ! 

    Bien parler d'écologie aquariophile est une bonne chose, encore faut-il associer cette bonne parole à un acte qui rend cette parole vivante ! De fait, Aquamicrofaune est aussi une petite boutique qui offre ( qui vend, c'est plus juste lol ) les moyens d'implanter dans les aquariums récifaux et autres ces habitants particuliers de nos aquariums, car invisibles et sans intérêt pour les aquariophiles écologiquement insconscients, que sont les micro-détritivores et les décomposeurs, autrement dit la microfaune et les bactéries

     

    Halte copyright ! Ne dites pas que vous ne le saviez pas !

     

     

     

  • Créer en 5 étapes un aquarium d'eau de mer avec la méthode Aquamicrofaune

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    Comment créer très facilement, en 5 étapes, un aquarium d'eau de mer équilibré avec la *méthode Aquamicrofaune

    *La méthode Aquamicrofaune est garantie par un aquariologue professionnel !  ​

     

    1, Lisez impérativement et entièrement ceci avant de passer à la deuxième étape : 

       Comme vous le savez déjà probablement Aquamicrofaune n'est pas une e-boutique aquariophile comme les autres ; sa spécialité, proposer des souches d'ensemencement biologiques ( bactéries et microfaune ) de première qualité pour les aquariums, est inconditionnellement liée à la démarche aquariologique de son fondateur, à savoir protéger l'aquariophilie véritable ( logiquement naturaliste ) de cette pseudo-aquariophilie axée sur l'ultra-technologie et l'emploi systématique d'intrants chimiques, que l'on qualifiera vulgairement de méthode "usine à gaz".

    Jamais les aquariums récifaux n'ont connu autant de problème, notamment des taux de NO3 et PO4 qui montent en flèche si l'on emploie pas de moyens plus ou moins chimiques pour les contenir et des explosions de cyanobactéries et algues extrêmement envahissantes. En se coupant de la Nature et en voulant remplacer son oeuvre écologique par l'hyper technologie et les supplémentations chimiques les récifalistes "new génération", bien formatés il est vrai par le marché aquariophile industriel, ont cru s'affranchir de l'expérience de leurs aînés. Pour ces derniers, dont je fais parti,  voir ces novices ( ce n'est pas qu'une question d'age ! ) s'exhiber devant des "beaux" bacs qui n'ont même pas 5 ans, assurés qu'ils sont d'avoir atteint le summum de la maintenance récifale, est pathétique tant on sait à quel prix ( financier, temporel et moral ) leur bac est maintenu artificiellement "vivant". Et dire que l'on peut obtenir au moins la même chose de la manière la plus simple qui soit, en laissant la nature faire ce qu'elle savait faire bien avant que le premier homme ne pense le concept "aquariophilie". 

    Ce qui n'a va pas dans ces bacs récifaux  "usines à gaz" à problème, cela se résume finalement en une phrase : L'équilibre "écologique" de ces bacs artificiels ne repose sur rien de solide au sens biologique ; il n'est rien d'autre que le produit d'une dynamique mécanique et d'une composition chimique toujours prêt à crasher car logiquement instable, au sens aquariophile. La pratique aquariophile est une affaire de naturaliste pas de mécano du dimanche doublés d'apprentis chimistes consuméristes ! 

     

    2, Lisez les petits articles suivants

    a, La méthode "usine à gaz"

    b, La méthode berlinoise 

    c, La méthode Jaubert

    d, La méthode DSB 

     

    3, Prenez définitivement conscience que les trois méthodes ( b,c,d ) qui ont largement fait leur preuve de fiabilité ont pour fondement écologique le même principe :

    L'épuration du bac doit être essentiellement de nature biologique ( bactéries et microfaune dans et sur les pierres et/ou le sable ).

     

    4, Choisissez définitivement quel aquariophile vous voulez être :

    1, Gestionnaire d'une "usine à gaz" à problème  

    ou

    2, participant serein d'un écosystème naturel ( démarche écosystémique ) ? 

     

    5, Vous avez choisi la démarche écosystémique, alors Aquamicrofaune se fera un plaisir devous accompagner dans votre projet de création de votre aquarium d'eau de mer 

     

    Ps, Si vous en avez le courage ( lol ), vous pouvez aussi lire un maximum d'articles sur ce blog 

     

     

  • Le facteur stress en récifal à l'origine de problèmes certains

    • Le 17/10/2017

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    Le facteur stress en récifal à l'origine de problèmes certains

        Il y a bien longtemps que j'ai remarqué que les récifalistes qui se plaignent sans cesse de problème de maintenance sur les réseaux sociaux sont aussi ceux qui ont toujours un événement à présenter ( nouveau poisson, nouveau corail, nouveau moyen technologique, nouveau produit "miracle" ou procédé de gestion révolutionnaire, etc. ). Soii dit en passant ce sont aussi ces mêmes plaignants qui défendent leur méthode de maintenance avec les plus de virulence ( mais ce n'est pas le sujet ). Si ce constat n'était rien de plus que le transfert en aquariophilie d'une attitude consumérisme touchant tous les secteurs des activités humaines je n'aurais pas lieu d'en faire un article sur ce blog. Seulement, l'aquariophile à l'esprit agité projette fatalement son instabilité psychique sur l'écosystème qu'il gère. Comment ce dernier peut-il, dans ces conditions, se maintenir durablement en équilibre, quant bien même il serait parvenu à le trouver ? Or, on le sait, la moindre perturbation, y compris si son objectif est susceptible d'être positif à moyen ou long terme, provoque un stress très important chez les animaux de récif, en particulier chez les invertébrés sessiles, notamment les coraux.

    Le stress dans un récifal, une porte ouverte aux problèmes

    Les tâches d'entretien basiques d'un aquarium récifal s'imposent déjà comme un "mal" nécessaire lorsqu'on est conscient de l'extrême sensibilité de ses pensionnaires, alors il n'est pas difficile d'imaginer le stress permanent qui subissent les animaux condamnés à vivre dans un milieu constamment modifié sur le plan biotique ( vivant ) qu'abiotique ( non vivant ). Tout comme chez les humains, le stress, même s'il est un moyen naturel d'adaptation, affaiblit les organismes récifaux et favorise le déclenchement de pathologies. Le stress peut être à l'origine de RTN, de blanchiments ou des mues frénétiques ou interminables chez les coraux, de maladies à répétitions et comportements inadaptés chez les poissons ( individu hyper timide ou au contraire hyper-actif et anormalement agressif ). On sait tous par exemple que le stress engendré par le manque d'espace de nage provoque des éruptions répétées de points blancs ( Cryptocaryon irritans ) chez le Paracanthurus hepatus.  

    La cause des problèmes en récifal est parfois profonde

    Nos récifaux, à moins d'en faire des milieux stériles très fragilisés immunitairement, sont emplis de bactéries et virus pathogènes qui n'attendent que le moindre moment de faiblesse "psychologique" ou physiologique pour infecter un corail ou un poisson. Par exemple, les fameuses et redoutables bactéries du genre Vibrio sont potentiellement présentes dans tous bacs sains ; pas besoin de l'introduction d'eau de mer naturelle, comme le croient certains récifalistes confrontés à la destruction massive de leurs colonies de coraux durs en quelques jours ! Il suffit de pas grand chose pour que des coraux sous perfusion et sous atmosphère prétendument contrôlée ( extrême-high tech ) : un bouturage intensif quelques jours après un changement d'éclairage précédant lui-même l'ajout d'intrants biostimulants ( si si, c'est pour les coraux bodybuilders ! ) suffit à ce qu'un corail énergétiquement occupé à gérer son stress soit "immunitairement" dépassé par une armée de mauvaises bactéries stratégiquement opportunistes. 

    Tout va bien dans mon récifal, donc j'en profite pour... 

    Comment faire comprendre à ces récifalistes surexcités "à problème" que l'aboutissement objectif de la démarche aquariophile est de trouver le juste équilibre écologique naturelle dans nos bacs récifaux ? Quand nous atteignons cet équilibre nous jouissons d'un privilège extrême, celui de pouvoir contempler dans le confort de nos habitations l'incroyable beauté d'une parcelle de récif. Nous sommes trop conscients de la fragilité de ces instants de plénitude aquariophile pour délibérément les gâcher en modifiant quoi que ce soit qui ne s'impose comme une nécessité vitale absolue. Si la contemplation est là c'est assurément que tout dans notre bac respire la santé et la sérénité, sinon cela ne fonctionne pas, car même si nous faisons semblant de ne pas voir ce qui ne vas pas notre esprit, lui, ne sait pas tricher avec la Nature ! Quand un récifal va bien, absolument bien, je n'ai personnellement aucune envie d'y mettre un grain de sel, d'autant plus si ce dernier n'est pas le mien mais celui que l'on veut m'imposer ! 

  • Récifal : Les bactéries c'est magique ; les antibiotiques c'est pas systématique ! 

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    Les bactéries en récifal c'est magique, donc les antibiotiques c'est pas systématique !

       J'accorde à l'expérience pratique une importance essentielle car les livres et les théories ne feront jamais à eux seuls un authentique aquariophile marin. En revanche, j'ai toujours été conscient que je n'inventais rien et que tout ce que je constatais de manière empirique était finalement explicable scientifiquement. Ainsi en est-il du constat qu'un bac récifal, tout comme un aquarium d'eau douce, peut être démarré bien plus rapidement que l'affirme la "théorie populaire virtuelle" ( celle qui circule sur les réseaux sociaux ) et que la pauvreté bactérienne d'un récifal est certainement à l'origine de beaucoup plus de problème de maintenance que l'on peut bien se l'imaginer.

    S'il est un biologiste marin qui ait fortement insisté sur le rôle fondamental des bactéries dans un aquarium d'eau de mer, c'est bien Frank De Graaf, ancien conservateur du célèbre aquarium du zoo Artis d'Amsterdam. Après lui les auteurs de livres d'aquariophilie marine auront surtout en fait mis l'accent sur la maintenance artificielle et le matériel higt tech, ce qui explique aussi pourquoi beaucoup de nouveaux récifalistes gèrent leur bacs sans parfois avoir la moindre idée de son écologie naturelle. Oui, on peut conduire une voiture sans rien connaître au principe dynamique de sa motorisation ( c'est ce qu'un récifaliste higt tech extrême m'a dit un jour de manière ironique ). Je n'ai pas contesté sa qualité de récifaliste à cette personne, puisqu'en effet il a bien un aquarium récifal ; par contre j'ai refusé de le considérer comme un aquariophile... Mais bien entendu il n'a pas compris pourquoi ! 

    La parole donc à cet éminent biologiste marin, Frank De Graaf

    " Lorsque l'installation est récente, un aquarium d'eau de mer ( naturelle ou artificielle ) et son filtre contiennent un nombre de bactéries trop limité pour assurer la décomposition des matières organiques présentes. L'aquarium rempli d'eau de mer artificielle peut même être considéré comme stérile. Il est dès lors nécessaire de l'ensemencer pour ainsi dire avec de l'eau provenant d'un aquarium en parfait état de fonctionnement ou à partir d'un filtrat de terre de culture. Ainsi, les bactéries indispensables sont acquises.Mais pour que s'établisse l'équilibre qualitatif ou quantitatif requis entre les différentes espèces, il faut encore laisser le temps aux différentes espèces de bactéries de se développer et de se répartir en nombre et en proportion tels que la décomposition des matières organiques soit optimale. [ ]

    Cette opération nécessite entre 10 et 14 jours quand la température est de l'eau est de 20 à 24° C. Bien qu'après 14 jours on ne puisse pas encore considérer la maturation comme terminée elle est suffisante pour permettre l'introduction de quelques poissons. En fait la maturation peut exiger jusqu'à 3 mois. [ ] toutefois l'écumeur et l'ozonisateur éventuels ne doivent pas être utilisés, car ils élimineraient par oxydation une parties des matières organiques sans que les bactéries interviennent. [ ] 

    Selon les travaux de Kawai et de ses collaborateurs ( 1964 ) les bactéries responsables de la transformation en nitrites atteignent la densité de population maximum dans le sable des filtres ( NDR : entendez l'emploi du sable comme masse filtrante dans une décante à compartiment )  en un mois environ, tandis que les bactéries responsables de la transformation en nitrates atteignent ce maximum après deux moins environ. [ ] Il est impossible de conserver un aquarium en bon état de fonctionnement sans elles ( NDR : les diverses bactéries utiles )."

    Que retenir de cet extrait fort intéressant ? 

    D'abord, et j'en avais déjà parlé par ailleurs, l'état de la population de bactéries est vraiment ce qui détermine la durée de rodage d'un aquarium, en l'occurence ici un aquarium d'eau de mer. Un délai d'environ 15 jours seulement suffit entre la mise en eau d'un bac et l'ajout des premiers poissons. Dans le cas des implantations d'aquariums "clé en main", chez des particuliers riches et capricieux, pour qui un aquarium est un objet de décoration comme un autre qui doit s'acquérir au gré des désirs et immédiatement, l'installation technique du bac et celle de son contenu en vivant ( coraux et poissons ) se font dans la même journée ! En vérité il n'y à là rien de si étonnant que cela ; c'est en fait la même procédure que celle employée lorsque nous devons transferer nos bacs lors d'un déménagement. Plus l'aquarium est biologiquement neuf plus la période de rodage sera longue. Mais peut-on par exemple parler d'un récifal "neuf" lorsque on y introduit plusieurs seaux de pouzzolane colonisée en bactéries depuis plusieurs mois dans un bac mature ? Attention toutefois de ne pas confondre ici population bactérienne et population de microfaune ! La vitesse de prolifération des bactéries est infiniment plus rapide que celle par exemple des vers fouisseurs nécessaires au bon fonctionnement d'un DSB ( lit de sable épais ). Vous remarquerez en passant que F. De Graaf prévient de l'utilisation de matériel qui privent logiquement les bactéries de nourriture... 

    Attention, mon intention n'est en aucun cas de "pousser" les nouveaux récifalistes a brusquer les choses et à peupler trop rapidement leur bacs ; il sera toujours plus prudent, moins risqué, d'attendre aussi longtemps que la patience le permet ( 3 mois cela suffit en général ) pour peupler progressivement son bac en poissons. Ce que je voulais souligner une fois de plus, peut être pour essayer de rattraper 20 ans de négligence pédagogique à ce niveau, c'est l'énome importance des bactéries utiles en récifal !  des bactérie vivantes et fraîches cela va de soi pour moi

    Une info très importante sur le rapport bactéries/éclairage en récifal

    En marge de l'extrait ci-dessus ( ( page 44 de son livre l'Aquarium marin tropical, édition Bordas 1981 ) , Franck de Graaf affirme ceci : 

    "les bactéries Nitrosomonas et Nitrobacter ( NDR :  celles dont il était question dans le premier extrait ) ne supportent pas la lumière quand elle a une longueur d'onde inférieure à 450 mn".

    Quand on sait que la lumière émise par des tubes supra actiniques a une longueur d'onde de 420-430 nm environ et celle des tubes actiniques 350-370 nm on peut s'interroger n'est-ce pas sur certaines problématiques d'épurations que rencontrent certains récifalistes. Sachez qu'un tube bleu "normal" émet une lumière en moyenne entre 440 mm et 500 mm de longueur d'onde, ce qui est acceptable. Bien entendu les autres couleurs d'éclairage ( lumière rouge : env 650 nm , lumière jaune env : 580 mn, etc. ) compense et équilibre la longueur d'ondes globales. Néanmoins, on peut s'interroger sérieusement sur l'état de la population bactérienne des bacs traités en permanence par des lampes UV ( 250 mm en moyenne ! ). Comment certains récifalistes peuvent-ils croirent, comme leur racontent les fabriquants et revendeurs de lampes bactéricides, que ces dernières ne tuent ou ne perturbent la vie que des méchantes bactéries... Ben voyons... et les antibiotiques c'était pas systématique avant ?  

     

     

     

  • Quelles bactéries participent à l'épuration biologique d'une récifal ?

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    Quels types de bactéries participent à l'épuration biologique d'un récifal ? 

        Voici le genre d'article dont la lecture peut très vite devenir laborieuse pour les aquariophiles sans formation en biologie. D'ailleurs, je n'ai pas souvenir d'avoir déjà aperçu sur le net, même à travers les réseaux aquariophiles anglophones, un article citant spécifiquement les espèces de bactéries utiles à l'épuration complète d'un récifal. 

    Rassurez-vous, il ne s'agit pas de rentrer dans les détails scientifiques de l'épuration bactérienne mais simplement de citer différentes types de bactéries qu'un récifal biologiquement épuré ( tout, ou en partie comme les Jauberlinois ou vrai berlinois )  doit impérativement héberger. 

    Une première question doit se poser :

    Comment sans moyen d'observation de labo et de connaissances scientifiques spécifiques puis-je savoir comment est composée la population de bactéries dans mon bac ?  

    La réponse est simple : toutes la bactéries utiles seront potentiellement présentes dans un récifal écologiquement constitué, autrement dit dont la gestion n'est pas totalement confiée à une usine mécano-chimique. Cela dit, le seul moyen de maintenir une population bactérienne riche en diversité spécifique est de réensemencer régulièrement ( au moins deux fois par an ). C'est pour cela que j'ai toujours personnellement cultivé des bactéries sur pouzzolane dans des bacs spécifiques, bien avant d'avoir l'idée de les commercialiser. Pour moi l'ajout de bactéries ( fraîches ! ) fait partie de l'entretien normal d'un récifal. Oui je sais j'en vends... mais même si cela n'était pas le cas le principe serait tout de même valable ! 

    Pourquoi au fait suis-je à ce point certain que toutes les bactéries utiles sont forcément présentes dans tous les bacs un minimum naturels ? Parce qu'en fait cette population se définit écologiquement par la nature de la charge polluante à traiter. Comme en milieu sauvage correspondant notre aquarium devra traiter des déchets carbonés, azotés ou phosphatés ; donc y seront "éco-logiquement" présentes les bactéries adaptées à ce travail !  A condition qu'elles y ait été introduites ( la génération spontanée cela n'existe pas ! ) chaque type de bactérie est capable de sommeiller ( spores ) jusqu'à ce que l'élément à traiter lui convenant spécifiquement soit présent dans le bac.

    Il ne s'agit pas d'énumérer de manière exhaustive toutes les bactéries intervenant dans l'épuration biologique d'un aquarium récifal mais de citer les trois genres principaux afin de mesurer à quel point la population de bactéries joue un rôle crucial dans nos écosystèmes. 

    Les bactéries nitrifiantes

    Nitrosomonas, Nitrobacters. Ce sont les bactéries les plus connues des aquariophiles puisque ce sont elles qui oxydent l'ammoniac en nitrites, puis le nitrites en nitrates. Capables de supporter des taux de pollution extrêmes, ce sont celles qui finissent généralement par dominer exclusivement un bac qui n'est pas réensemencer par des souches bactériennes fraîches.  

    Les bactéries dénitrifiantes

    Thiobacillus denitrificans​On les trouvent en quantité acceptable dans les récifaux berlinois barre-bottom ( sans sable ) bien pourvus en pierres vivantes. Elles sont  en quantité optimale dans les récifaux avec lit de sable, d'autant plus si ce sable est en couche épaisse. Lorsque ces bactéries colonisent des zones du substrat  ( pierre et/ ou sable ) pauvre en oxygène ( anoxiques ) elles puisent ce gaz vital au sein même des nitrates, transformant ainsi ces derniers en entités gazeuses se volatilisant dans l'atmosphère à la surface du bac. 

    Les bactéries déphosphatantes 

    Moraxella, AcinetobacterElles sont presque totalement ignorées par le monde des récifalistes, comme si les phosphates étaient des déchets échappant à la dynamique d'épuration prévue par la nature ! Il faut dire que leur manière de traiter les phosphates est complexe à expliquer et à comprendre. Ces bactéries à la fois aérobies et anaérobies sont capables intrinsèquement de se répartir deux tâches qui permettent le traitement du phosphore. En zone aérobie elles stockent le phosphore, puis quand elles pénètrent les zones profondes d'un DSB ( privé d'oxygène ) elles le relarguent pour qu'il se lie aux oxydes de fer naturellement présent dans le sable, précipite et soit retenu prisonnier du substrat sous forme minéral

    Les autres bactéries utiles e aquarium récifal

    Après avoir cité les trois types de bactéries indispensables à l'épuration biologique d'un récifal nous pourrions évoquer quasiment l'existence d'un type particulier de bactérie adapté pour chaque "matériau" différent à traiter. Ainsi, juste pour l'exemple, parlons des bactéries méthanotrophes. Des familles Methylococcaceae et Methylocystaceae, ce sont des bactéries aérobies qui utilisent le méthane comme source de carbone. Ainsi, une éventuelle production de méthane en zone anaérobie par des Archéobactéries méthanogène serait immédiatement prise en charge par ces bactéries utiles spécialisées. 

    Des bactéries anti-cyanobactéries en récifal ? 

    Bien entendu je suis incapable, à l'instar de la science, de nommer une bactérie anti-cyano. Sauf, et nous en avions déjà parlé dans cet article " Comment en finir avec les cyanobactéries en aquarium " il y a un certain rapport entre l'état de la population bactérienne et le développement des cyanobactéries en aquarium. Quelle bactéries occupent précisément la même niche écologique que les cyanobactéries, avec exactement les mêmes besoins bio-géo-chimiques ? Il y en a une c'est une certitude et c'est quand elle n'est plus présente potentiellement dans nos bacs que la cyano peut s'épanouir, profitant alors d'autres facteurs que nous identifions faussement comme la cause de sa prolifération. 

    Tout cela pour dire que...

    Cet article succinct et volontairement simplifié a surtout pour objectif de démontrer une fois de plus que la Nature est bien faite, en tout cas en ce qui concerne l'aquariophilie. Dans un aquarium équilibré, ce qui est produit d'un côté comme facteur de pollution est logiquement traité de l'autre par des "agents" de traitement bénéfiques. Ce principe écologique peut paraître un peu naïf et simplet quand il est dit aussi bonnement ; il n'empêche que la Vie tend toujours à son épanouissement en opposant systématiquement un moyen vivifiant à une attaque morbide, en l'occurrence en mobilisant une armée de bactéries utiles aux bactéries malfaisantes ( relativement à notre écosystème captif ) qui cherchent à nuire à sa santé.

    Alors oui, les sceptiques feront valoir que parfois les "gentils" ne l'emportent pas malgré leur bonne volonté. Que répondre ? Et bien que rien n'empêche dans ce cas d'apporter un renfort mécanique ou chimique à l'armée biologique défaillante ; si un récifal est malade il faut bien entendu faciliter sa guérison. Mais cette défaillance occasionnelle vaut-elle que nous retirions totalement notre confiance en la Nature et que nous la remplacions à ce point ( récifaux aseptisés et sous perfusion ) par des machines, des stérilisateurs électriques et des intrants chimiques divers ?  

     

     

     

     

     

     

     

  • Le réacteur à bactéries contre les NO3, PO4, une réaction à méditer !

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    L'usage du réacteur à bactéries contre les NO3, PO4 en récifal, une petite réflexion écologique !

       

       Aucune modification dans la gestion de son aquarium récifal ( population piscicole et autres, quantité de nourriture, eau d'osmolation ou de renouvellement ) et pourtant cette fois c'est un fait, les nitrates et les phosphates augmentent inéluctablement dans mon récifal ! Beaucoup de récifalistes font ce constat sur les réseaux sociaux, ce qui logiquement appelle une multitude de réponses diverses. On tente alors des changements d'eau plus fréquents, plus rapprochés et en plus grand quantité, on réduit l'apport de nourriture, on se laisse tenter par des produits industriels miracles... mais rien y fait les NO3 et les Po4 grimpent encore et encore. Les coraux sps les plus fragiles commencent à blanchir, c'est la panique !  

    Les résines anti NO3, Po4, la solution fataliste

    Rien n'est plus inquiétant en effet de constater un problème et de ne pas pouvoir y remédier rationnellement faute d'en connaître précisément la cause. Bien souvent le récifaliste inexpérimenté se laisse dépasser par la problématique et court acheter des anti-no3, po4, généralement des résines ( ou paille de fer pour les Po4, c'est le même principe ). Les résines anti nitrates ou phosphates sont normalement relativement efficaces ; le gros problème est qu'elles ne règlent aucunement le problème originel et deviennent donc logiquement des substituts chimiques dont l'aquarium ne peut plus se passer, sinon la courbe ascendante des NO3 et Po4 reprendra inévitablement. C'est un peu comme si l'aquariophile considérait son récifal comme atteint d'une maladie incurable et qu'il se résignait à ne lui administrer que des soins palliatifs, en espérant que la mort ( le crash ) n'arrivera pas trop vite ! Parfois le "patient" vit de longues années avec sa longue maladie, parfois le traitement déséquilibre à tel point son organisme ( la balance ionique en aquarium ) qu'il ne résiste que seulement quelques mois. 

    Les réducteurs anti NO3, PO4, la solution éclairante 

    Les réducteurs de nitrates et phosphates dits biologiques, en fait essentiellement du carbone ( glucose ) "booster de bactéries" vendu à prix d'or, ont au moins le mérite, hormis le fait qu'ils puissent éventuellement être efficaces, d'offrir une ouverture illuminatrice dans l'esprit des récifalistes pas encore au fait de l'aquariophilie écologique. En fait, les réducteurs de NO3, Po4 n'auront l'effet attendu que si la population de bactéries encore présente dans l'aquarium contient les "bonnes" espèces ( Nous l'avons vu par ailleurs, un bac peut être quantitativement ( nombre ) riche en bactéries et qualitativement ( espèces ) pauvre. ) Et oui, réfléchissons un instant, l'élément essentiel actif de ce type de produit industriel est le carbone. Pourquoi donc le carbone ? Parce que bien sûr c'est un booster de bactéries... Donc, y-aurait-il un rapport possible entre l'augmentation inexpliquée de NO3 et PO4 dans un bac et les bactéries ? Comme nous sommes des récifalistes de raison, nous allons d'abord voir ce qu'en dit la biologie marine.

    Les bactéries, premier maillon de la chaîne de traitement NO3, Po4

    Voilà résumé en un trois données scientifiques fondamentales à considérer ici :

    - Les bactéries sont des très grosses consommatrices d'azote nitrique ( nitrates ) et de phosphores ( phosphates ), à tel point que les taux faibles de ces éléments en milieu naturel ( récif ) constituent un facteur limitant de leur population.

    - Les bactéries constituent la nourriture de base de la microfaune sous sa forme zooplanctonique

    - Même dans le cas où sa population bactérienne est pauvre, un récifal contiendra en ration quantité/volume infiniment plus de bactéries que dans le milieu naturel 

    Ces trois seules indications suffisent à expliquer pourquoi un appauvrissement bactérien quantitatif ou qualitatif peut entraîner une rupture du bon fonctionnement de la chaîne de traitement des nitrates et phosphates dans un récifal : Déficience en bactéries + déficience en zooplancton = mauvais fonctionnement du système biologique ! 

    Une invention qui confirme notre raisonnement écologique, l'invention du réacteur à bactéries

    Si nous ne parlons pas des difficultés de mise en place et de gestion de l'appareil, on peut dire que le réacteur de bactéries ( RAB ) est efficace pour faire baisser des taux de nitrates et/ou de phosphates trop élevés ; quoi de plus logique au regard de ce que nous venons de dire juste au-dessus ! Mais encore une fois nous en arrivons à un constat que nous faisons souvent ici sur Aquamicrofaune : Pourquoi remplacer par un appareil manufacturé ce que fait très bien, voire mieux, la Nature ? Pourquoi essayer de booster artificiellement ( par un moyen forcé ) une population de bactéries qui devraient déjà en aquarium être plus importante qu'en milieu naturel ? Pourquoi confiner des bactéries dans un contenant  sous atmosphère contrôlée alors qu'elles s'étalent déjà par dizaines de milliards sur tous les supports intérieurs de l'aquarium ? En résumé, pourquoi se compliquer la vie aquariophile ( car le RAB n'est pas d'un emploi simple ) quand la Nature peut faire les choses à notre place ? 

    Un récifal biologiquement équilibré est déjà un réacteur à bactéries en lui même ! 

    Imaginez ce qu'un lit de sable épais ( DSB ) de 6 ou 7 cm peut offrir comme surface de niche écologique aux bactéries ! Ajoutons les pierres vivantes et tous les autres supports ( coraux, vitres, pompes de brassage ). Comment peut-on penser qu'un litre de charbon ou de biogranulés enfermés dans un bocal de verre puisse contenir plus de bactéries que le substrat d'un aquarium ? Seulement, signaleront certains, le principe du réacteur est de booster les bactéries au carbone. Mais, devons-nous leur répondre, l'aquarium lui-même ne produit-il pas assez de matière azoté pour fournir le carbone nécessaire aux bactéries ? Nous avons déjà parlé des déchets produit naturellement produit dans un récifal ; sans même considérer ici les sources de carbone habituelles ( nourriture, fèces, mue, etc ) nous pouvons ajouter aussi les millions de micro-organismes ( microfaune, bactéries ) qui meurent chaque jour dans un aquarium naturel. Par qui et pour qui le RAB ( réacteur à bactéries ) a-t-il donc été créé ? par et pour des récifalistes adeptes des bacs aseptisés et perfusés bien entendu...

    Le carbone ne manquera jamais dans un aquarium naturel, les bactéries oui ! 

    Plutôt que de penser presque systématiquement à un éventuel manque de carbone quand les taux de nitrates et/ou de phosphates augmentent "mystérieusement" dans un récifal, il serait plus judicieux et pertinent, du point de vue de la logique écologique scientifique, de s'interroger sur l'état des populations bactériennes. Bien entendu, passer les troupes de bactéries en revue n'est pas à la portée analytique de la très grande majorité des aquariophilies ; alors nous pouvons au moins partir sur le principe que la population bactérienne va inéluctablement s'appauvrir dans un récifal, moins souvent au niveau quantitatif mais presque toujours au niveau qualitatif ( nombre d'espèces ).Donc, ajouter régulièrement des bactéries vivantes et fraîches doit faire partie de l'entretien biologique normal d'un aquarium.     

  • Comment le lit de sable d'un récifal traite les phosphates ?

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    La prise en charge des phosphates par le lit de sable épais ( DSB ) en récifal, comprendre comment cela marche

       Le processus de prise en charge des nitrates et leur transformation en gaz volatil par les bactéries dites anaérobies colonisant les couches inférieures d'un lit de sable épais ( zone anoxique, pauvre en oxygène ) semble assez bien compris par les récifalistes adoptant les méthodes Jaubert et DSB ; en revanche il subsiste une méconnaissance du processus de traitement des phosphates par le lit de sable. Cette méconnaissance conduit trop souvent des récifalistes pourtant convaincus du bon fonctionnement de leur DSB d'admettre comme plausible la fameuse idée reçue qui veut qu'un lit de sable relarguerait forcément tôt ou tard les phosphates qu'il est censé piéger.

    Il faut dire que peu d'informations à ce sujet sont disponibles sur le net. Cela s'explique aisément par le fait que les principales théories expliquant scientifiquement le fonctionnement biologique d'un lit de sable épais ont été élaborées avant que la problématique des phosphates ne soit publiquement mise en avant par les récifalistes full sps parfaitement conscients de la sensibilité aux polluants de leurs précieux protégés.

    Pour bien comprendre le processus de traitement des phosphates par le lit de sable épais il faut tout simplement ce référer au cycle du phosphore en milieu marin ( Wikipédia). Voici, extraites de ce lien, les principales données  à considérer :

    - Les sédiments marins sont un piège à phosphore. Ils reçoivent le phosphore particulaire et peuvent adsorber celui qui est dissous. La concentration du phosphate dans le sédiment est de l’ordre de 0,02 à 0,1 mg/cm3. Le phosphore dans le sédiment se fossilise pour devenir de l’apatite ( NDR : phosphates sous forme minéral ).

    - La couche superficielle des sédiments fins est bien oxydée ( bioturbation) et va constituer une barrière efficace s’opposant au transfert du phosphore des sédiments vers l’eau. Le fer contenu dans la zone oxydée se trouve à l’état d’hydroxyde ferrique, qui fixe très fortement le phosphore par adsorption ou complexation, et l’empêche de traverser cette couche. On a petit à petit enfouissement du phosphore.

    Note personnelle :

    Les sceptiques qui douteraient ici de la capacité de l'hydroxyde ferrique contenu naturellement dans le sable à capturer les phosphates devront logiquement renier aussi l'efficacité de l'utilisation de la paille de fer, des résines anti-phosphates et du "Miracle Mud" qui exploitent précisément cette même propriété chimique de l'oxyde de fer !

    Pourquoi cela fonctionne donc ? 

    Le fer représente 5 % de la composition de l'écorce terrestre ( source http://www.ctmnc.fr/images/gallerie/Quelques_notions_de_geologie.pdf ) et il est donc quasiment présent en quantité suffisante dans les différents sables que nous utilisons pour un DSB.  

    Le brassage est suffisant dans tous les récifaux "normaux", y compris les aquariums Jaubert moins brassés, pour assurer l'oxygénation de la surface du sable et provoquer l'oxydation du fer. L'hydroxyde de fer ainsi créé fixera donc les phosphates qui s'enfouieront toujours plus profondément dans le lit de sable. Il faudrait que la surface soit privé très longtemps d'oxygène pour que l'hydroxyde de fer rompe ses liaisons chimiques et relargue les phosphates dans la colonne d'eau. Dans ce cas, il y de très fortes chances que l'aquarium ainsi privé d'oxygène est déjà crasché avant pour une raison biologique ! 

    Ajoutons pour être encore plus précis le rôle de certaines bactéries et champignons benthiques ( vivant dans le sable ) qui solubilisent les phosphates inorganiques et les rendent assimilables par les micro-algues. 

    Reste pour finir la légende du lit de sable vieillissant qui se saturerait de phosphates et ne pourrait ainsi plus assumer leur traitement... Il s'agit là d'une hypothèse sans aucun fondement scientifique ; du moins une hypothèse que ne se fonde sur aucun cas véritablement démontré. Généralement les récifalistes qui témoignent de cette problématique sur les forums affirment avoir subit une augmentation des phosphates dès la deuxième ou troisième années et avoir retrouvé un taux acceptable après retrait total du sable incriminé. Une lecture attentive et avisée de leur témoignages révèle toujours une mauvaise mise en place de la méthode DSB ( épaisseur de sable trop faible, granulométrie inadaptée, pauvreté de la microfaune, clochage ou remuage du sable, etc ). En tous cas, pas plus que le Professeur Jaubert avec son récifal à lit de sable épais âgé de 17 ans, je n'ai jamais connu ce fameux syndrome du vieux DSB ! 

     

     

  • Le Principe de la méthode DSB ( récifal ) très simplement expliqué

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    Le Principe de la méthode DSB ( récifal ) très simplement expliqué 

     

         J'ai eu l'occasion, pas plus tard qu'hier, sur un réseau social, de parler de mon expérience de la méthode DSB  avec des récifalistes débutants qui n'en avaient jamais entendu parler et donc très curieux de comprendre comme cela peut effectivement fonctionner ; j'aurais aimé leur en dire plus mais le format et l'usage du réseau social en question ne se prêtaient pas à de longues explications. J'ai donc choisi de faire ici un article qui traite du Principe biologique essentiel sur lequel repose la méthode DSB.

    Tout d'abord, que veut dire DSB ?

    DSB est l'abréviation par les initiales du terme " Deep Sand Bed " se traduisant en français en "Lit de sable épais". C'est en effet sur l'épaisseur du sable que s'appuie fondamentalement le système d'épuration d'un récifal ainsi géré. 

    Méthode DSB et méthode Jaubert, quelle différence ?

    Si nous en restons au Principe biologique essentiel du fonctionnement d'un DSB nous pouvons dire qu'il n'y a pas de différence entre la méthode DSB et la méthode Jaubert. Disons qu'un DSB c'est forcément un Jaubert du point de vue micro-biologique ! Les différences entre les deux méthodes sont surtout de nature structurelle ( conception architecturale du lit de sable, épaisseur, granulométrie ). 

    Quel est ce Principe Jaubert qui anime primordialement un DSB

    Ce Principe capital s'appelle "Réduction naturelle des nitrates". Le sable héberge deux catégories de bactéries, celles, bien connues de tous les aquariophiles, participant de la nitrification et de la nitratation et celles plus intimistes, vivant dans des zones très pauvres en ocygène, œuvrant à dénitratation, c'est-à-dire à la transformation des nitrates en un gaz volatil ( le diazote ) ; ce dernier sera évacué du bac à travers l'échange surface de l'eau/ atmosphère. Dans la méthode berlinoise on retrouve ce même principe de dénitratation  dans les pierres vivantes suffisamment grosses pour constituer en leur sein des zones pauvres en oxygène. Bien entendu la couche inférieure d'un lit de sable épais offre aux bactéries dénitrifiantes un volume de colonisation infiniment plus important que celui offert par les pierres vivantes ! 

    Comment circule l'eau à travers le lit de sable épais ?

    D'abord l'eau pénètre dans le sable grâce aux phénomènes naturels de percolation ( circulation verticale ) et d'advection ( circulation horizontale ). A ces deux phénomènes de circulation s'en ajoute un autre qui permet à l'eau de ne pas stagner dans le sable et d'entretenir en permanence son échange avec la colonne d'eau : la bioperturbation. Comme son préfixe "bio" l'indique il s'agit d'une dynamique animée par du vivant, en l'occurrence la macrofaune et la microfaune benthique, notamment les vers fouisseurs si important dans la méthode DSB. 

    Le traitement des sédiments organiques dans le lit de sable épais

    A chaque "étage" ( stratification ) du lit de sable épais sévissent des détritivores, comme par exemple les escargots Nassarius tout en haut, les "gros" vers fouisseurs à mi-hauteur et les micro-vers fouisseurs presque tout en bas. De même les bactéries aérobies occupent les zones supérieures riches  en oxygène et les bactéries dites anaérobies ( vivant en milieu anoxique serait plus juste ) les zones inférieures pauvres en oxygène. Ainsi, le lit de sable vivant s'avère écologiquement une véritable usine d'épuration pour l'aquarium récifal

    Pourquoi choisir la méthode DSB ?

    Il est souvent évoqué l'aspect économique de cette méthode ( low tech ), d'autant que ce type de récifal peut être entièrement constitué de pierres mortes et de sable inertes ensemencés par des souches vivantes. Pour ma part, l'aspect économique n'a pas été déterminant dans le choix de la méthode DSB, il y déjà bien longtemps. Ce qui m'a motivé à choisir cette méthode de maintenance aquariophile c'est l'infinie diversité faunistique qu'elle permet d'héberger en captivité. Il m'arrive parfois par exemple de ne porter mon regard aquariophile que sur le lit de sable d'un récifal DSB et j'y trouve largement de quoi contenter mon âme naturaliste. Même dans un bac que je crois parfaitement connaître il est toujours possible de découvrir dans le sable un animal que l'on avait pas encore remarqué ou qui été porté disparu depuis des années ! Il faut dire que trouver un individu d'une espèce de microfaune benthique rare dans par exemple 100 kilogrammes de sable vivant uniquement visible côté vitres et sur le dessus s'apparente à chercher une aiguille dans une botte de foin ! 

     

     

     

  • Aquamicrofaune ne veut pas être une simple boutique de plus sur le marché aquariophile !

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    Pourquoi est né le Groupe L'aquarium équilibré - Aquamicrofaune 

       Aquamicrofaune est devenu en très peu de temps la boutique où l'on peut se procurer en France du vrai sable vivant, de la microfaune biodiversifiée et des bactéries fraîches pour aquarium... Certes, il s'agit là d'une satisfaction appréciable ; seulement, ll ne faudrait pas qu'Aquamicrofaune se bâtisse une notoriété dans le monde aquariophile uniquement sur la qualité et l'exclusivité de ses produits.

    Il faut sans doute déjà le rappeler, le site Aquamicrofaune a d'abord été un blog "militant" avant de devenir une boutique dans le but d'honorer de manière légale les trop nombreuses demandes de dépannage de récifalistes en microfaune et sable vivant. "Militant" est peut-être un grand mot mais c'est indéniablement une pratique plus écologique, ou disons plus biologique, qu'Aquamicrofaune veut participer de promouvoir, et ce en aquariophilie d'eau de mer comme en eau douce.  

    Je voudrais sur cet article m'effacer en tant que personne physique et mettre uniquement en avant la personnalité virtuelle Aquamicrofaune ! Cette entité dédiée entièrement à une pratique aquariophile plus naturaliste, autrement dit plus proche de sa raison d'être originelle, se veut appartenir virtuellement à tous les aquariophiles d'eau douce et d'eau de mer qui partagent la philosophie de maintenance émanant plus ou moins clairement des différents articles parus sur ce présent blog. 

    Accorder aux éléments biologiques de l'écosystème d'un aquarium une place essentielle devrait être une démarche naturelle pour un aquariophile... Et pourtant, nous le savons tous ici, c'est très très loin d'être la cas ! Bien au contraire, il semble, au regard de l'expression des aquariophiles à travers les réseaux sociaux que l'utilisation de poudres de perlimpinpin et de matériels aux pouvoirs épurateurs miraculeux soit intégré comme moyen de gestion normal d'un aquarium. À l'image de l'appareillage ménagé les industriels de l'aquariophilie sont parvenus à faire passer le superflu qu'il ont créé pour de l'essentiel. Mieux, ce sont leurs clients aquariophiles qui assurent bénévolement la promotion de leurs produits industriels sur les réseaux sociaux ! 

    Bien entendu Aquamicrofaune ne se veut pas être réactionnaire et prôner le retour à une pratique aquariophile naïve de l'ère préscientifique. Non, il s'agit tout au contraire de tenir à nouveau compte du Principe scientifique de maintenance aquariophile sur lequel devrait reposer tout le reste de la maintenance d'un aquarium. Il faut juste arriver à faire passer, au moins auprès des débutants qui ne sont pas encore trop aliénés par le marché aquariophile, ce message simple mais fondamental : 

    L'équilibre écologique d'un aquarium repose absolument et uniquement sur la qualité biologique de son écosystème ; tous les produits et matériels que nous ajoutons ne devraient avoir que pour fonction de faciliter le travail de la Nature et non de la remplacer par artifices chimiques ou mécaniques ! 

     

  • Des Nassarius dans le sable de votre bac récifal

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    Des Nassarius dans le sable de votre aquarium récifal

     

    Les meilleurs détritivores de sol pour un récifal

       Les Nassarius sont probablement les meilleures détritivores inféodés au lit de sable vivant. J'ai la chance que ces escargots se reproduisent régulièrement et rapidement dans mes bacs de culture de microfaune. Ils se reproduisent dans tous les bacs mais la forte prédation sur leurs oeufs font que l'on ne découvre que très rarement des Nassarius nouveau-nés dans un récifal.

    La reproduction des Nassarius en aquarium  

    Une idée reçue en aquariophilie récifal veut que les escargots détritivores Nassarius ne se reproduisent pas en aquarium. En fait, ces escargots pondent parfaitement dans un récifal mais ils ont la facheuse tendance à pondre la nuit, à découvert, sur les vitres et à mis hauteur ; bien entendu les oeufs sont la proie de nombreux prédateurs nocturnes dont les asterinas en première ligne. Oui, les Nassarius, à part peut-être quelques variétés plus exigeantes quant aux paramètres de l'eau, comme Nassarius Babylonia par exemple, se reproduisent dans les récifaux peuplés... mais on a même pas le temps de voir les oeufs qui sont déjà dévorés au petit matin ! 

    Les Nassarius peuvent-ils être les seuls escargots détritivores dans un bac ?

    Oui, parfaitement, du moins en ce qui concerne le fond ! Les Nassarius sont les premiers à avaler les gros morceaux de chaires mortes , comme le cadavre d'un poisson ou les gros fragments de nourriture tombés au sol dans des coins innacessibles sous les pierres. Aussi efficaces sur ce point sont les gros vers Polychètes dépassant parfois les 30 cms de long et vivant dans les gros trous des pierres vivantes. Malheureusement ces derniers sont très mal perçus par de nombreux récifalistes et ils sont impitoyablement exterminés. En ce qui concerne les Nassarius ils rejettent en excréments les restes de leur processus métabolique et cela profite à la microfaune. 

    Pour un inconditionnel des récifaux "écologiques" comme je le suis, la liste des détritivores que je considère comme utile, pour ne pas dire indispensables, est bien plus longue !  

     

  • Démarrer un récifal 100 % pierres mortes

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    Comment démarrer un récifal avec 100% de pierres mortes 

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    Souches d'ensemencement en microfaune larvaire et bactéries vivantes

       Le seul obstacle qui empêchait jusqu'à présent de démarrer un aquarium d'eau de mer, un récifal, avec 100 % de pierres mortes était l'impossibilité en France de se procurer dans le commerce de la véritable microfaune "fraîches" constituant une population de "bestioles" utiles incroyablement diversifiées. Á présent ce problème est résolu puisque Aquamicrofaune propose, comme aux Etats-Unis, continent par excellence des méthodes DSB ( Jaubert ou Shimek ), des souches d'ensemencement prélévées dans de véritables aquariums et non dans des conteneurs aseptisés de laboratoire industriel. Ces souches de microfaune idéales pour l'ensemencement d'aquariums d'eau de mer entièrement créé avec des pierres mortes ne sont pas conditionnées en flacons mais dans des seaux avec une partie de leur niche écologique ( sable vivant ou activateurs de pierres vivantes ). 

    Une économie énorme sur l'achat des pierres vivantes

       Plus rien ne vous empêche d'économiser sur les pierres vivantes ! Il vous suffit d'ajouter une ou plusieurs souches d'ensemencement en microfaune proposées par Aquamicrofaune pour que vos pierres mortes deviennent en quelques jours de véritables pierres vivantes ; l'idéal étant d'associer une souche de sable vivant et une souche de microfaune ( mousse bleue ). Ce procédé semble trop facile pour être vrai... C'est pourtant ainsi que je procède personnellement quand je dois installer un nouvel aquarium d'eau de mer. Je vous le certifie, démarrer un récifal avec 100% de pierres mortes est tout à fait possible. Avec un bonne ensemencement en microfaune, surtout si ce dernier est la fois constitué de microfaune de pleine eau et de microfaune benthique ( souche de sable vivant ), votre aquarium sera plus riche en diversité d'espèces que si vous aviez exclusivement compter sur la microfaune transportée par les pierres vivantes, si tant est que ces pierres vivantes soient d'un excellente qualité et fraîchement importées ! 

    Un récifal presque immédiatement écologiquement équilibré

      L'autre avantage de démarrer son récifal avec 100% de pierres mortes et non de moindre est l'absence garantie d'animaux indésirables dans les souches d'ensemencement en microfaune proposées par Aquamicrofaune. Rien n'est plus facile de créer immédiatement un récifal écologiquement équilibré puisqu'il s'agit simplement d'installer son sable inerte et son décor rocheux 100% pierres mortes et d'y ajouter les souches de microfaune ad hoc. De plus, si vous ajoutez en même temps un souche de bactéries vivantes et fraîches sur pouzzolane votre récifal sera quasiment apte à boucler immédiatement les cycles bio-géo-chimiques.

    De la qualité au budget 

      On peut parfaitement réussir un aquarium récifal sans investire des sommes incensées ( pour le français moyen ). Cet article montre que les économies peuvent ce faire sur les pierres mais c'est en fait sur quasiment tout que l'on peut alléger le coût de l'installation d'un aquarium d'eau de mer, voir par exemple ici sur le matériel nécessaire


     

     

     

  • Les champignons dans l'écosystème d'un aquarium marin ou d'eau douce

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    Cet article est publié sur le blog "récifal" mais son contenu vaut aussi pour l'aquariophilie d'eau douce ( blog )

    J'ai longtemps hésité à rédiger et publier cet article tant les champignons aquatiques et leur rôle dans un aquarium-écosystème sont totalement inconnu en aquariophilie marine et d'eau douce. L'importance capitale de la microfaune dans l'écologie d'un aquarium est très loin d'être reconnue et acceptée dans le milieu aquariophile ( en eau de mer comme en eau douce ), un milieu très largement dominé et contrôlé ( idéologiquement et commercialement ) par les adeptes de méthodes de maintenance absolument dénaturées ; alors, parler de microfaune et à fortiori  de champignons à ce genre d'aquaristes qui gèrent un aquarium comme un bassin aseptisé pour cétacés de cirque dans un parc aquatique c'est un peu comme parler de flore bactérienne lactique à un fromager industriel. Je reconnais que l'aquariologie "scientifique" a très peu, pour ne pas dire jamais, communiquait sur ce sujet. Alors je me lance : 

    Tous mes sables vivants, en eau de mer comme en eau douce, sont naturellement et logiquement colonisés par des champignons microscopiques subaquatiques. D'où proviennent-ils ? Bien entendu des sables vivants de très hautes qualités qui ont ensemencé mes tous premiers aquariums il y a plus de 35 ans ! Je l'ai évoqué par ailleurs, il était encore possible à cette époque de se procurer du véritable sable vivant, avec tout ce qu'il faut à l'intérieur pour mériter cette qualité. J'avoue être assez fière d'avoir toujours jusqu'à présent, malgré les aléas de la vie, assuré la continuité de ces souches de substrat biologiques infiniment précieuses à travers les différents constituant minéraux de mes sols d'aquariums

    Est-il utile de préciser que les champignons utiles en question dans cet article n'ont rien à voir avec les champignons parasites ( mycose ou mousse ) qui infectent parfois la flore et la faune des aquariums marin ou d'eau douce. Les champignons dont il s'agit sont exclusivement benthiques, c'est-à-dire que leur niche écologique se réduit au substrat de fond. Plus généralement ils occupent les zones anoxiques ( pauvres en oxygène ) des lits de sable ou de mulm ( en eau douce ) où ils forment d'invisibles réseaux filamenteux contribuant à la porosité du substrat et à sa stabilité physique. Il arrive parfois que ces filaments ( s'apparentant au mycelium ) soient, par contraste, visibles à l'oeil nu ou à la loupe entre la vitre et les parties du substrat rendues fonçées par des algues brunes en eau de mer ou de la litière végétale en eau douce ; bien souvent les aquariophiles déplorant leur aspect inesthétique ou soupçonnant hâtivement une maladie dans leurs bacs s'empressent alors d'appliquer un traitement antifongique. Or, ces champignons ont un rôle écosystémique fondamental ! Les champignons aquatiques sont des détritivores que l'on retrouve dans tous les biotopes d'eau douce ou marins d'où sont originaires les poissons que nous hébergeons dans nos aquariums de salon

    Sans toutefois bien encore en comprendre les mécanismes biologiques on sait aujourd'hui que les champignons aquatiques participent à l'aération des substrats, qu'ils décomposent la matière organique morte et en dégagent des nutriments utiles à la microfaune, qu'ils sont actifs dans le processus de minéralisation ( matières organique → matières inorganiques ) et qu'ils libèrent dans la colonne d'eau des spores ( plancton ) dont se nourissent les planctonophages micro-organiques, les coraux et autres invertébrés... et peut-être les poissons

    Malgré que je ne sois pas sûr que la "communauté" aquariophile d'eau douce ou d'eau de mer dominante ( pour qui la microfaune reste encore une donnée biologique accessoire ) soit prête à recevoir une nouvelle "claque" écologique, il me semble, au regard de tout ce qui vient d'être dit, que les autres aquariophiles, disons plus "naturalistes dans l'âme", méritent cet article informatif "avant-gardiste" ( d'un point de vue écologique ). Bien que la science commence tout juste à appréhender à sa juste valeur la participation très active des champignons dans la dégradation des déchets aquacoles, j'ai toujours considéré intuitivement cette "hydro-microflore" comme utile. D'ailleurs, soit dit en passant, par principe écologique, je ne qualifie jamais un organisme inconnu d'indésirable ou nuisible avant qu'il n'ait effectivement commis un méfait dans mes bacs ! 

    Je crois, du moins j'espère, qu'à l'instar de l'agronomie, l'aquariophilie entre dans une nouvelle ère pratique que la tendance low-tech a contribué à préparer philosophiquement, "politiquement". Le seul reproche que je peux faire à l'aquariophile low-tech est, à l'image des labellisations bio en agroalimentaire, de s'être focalisée sur l'économie matérielle et chimique et de n'avoir pas su apporter à ses premiers sympathisants les informations biologiques permettant d'adopter sereinement les méthodes "naturelles" de maintenance aquariophile proposées. Vouloir se passer d'artifices matériels pour gérer un aquarium est une chose, disposer des moyens biologiques pour les remplacer en est une autre ! Personnellement je préfère au terme "d'aquarium low-tech" celui "d'aquarium-écosystème" et à celui de "maintenance naturelle" celui "d'approche écosystémique". Ce sujet sera développé dans un prochain article... 

  • Génération spontanée de microfaune en aquarium récifal ?

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    Génération spontanée de microfaune en aquarium récifal ?

    Il ne faut parfois pas grand chose, si l'on peut dire, pour motiver la rédaction d'un article. En l'occurence il s'agit de la découverte à l'instant dans l'un de mes aquarium récifaux, d'un petit vers d'une espèce inconnue ( par moi en tout cas ! ).

    Il m'arrive encore de découvrir de nouvelles espèces après plus de 30 ans d'élevage de microfaune ! Mes aquariums d'eau de mer peuplés et mes bacs d'élevage spécifiques de microfaune-macrofaune sont alimentés avec de l'eau de mer synthétique et il y a bien longtemps que je n'ai pas ajouté une pierre vivante ou une bouture de corail provenant de l'extérieur de ma fishroom. Il n' y a que deux explications possibles à ces apparitions "spontanées" d'espèces non-identifiées :

    - Elles ont échappé tout ce temps à mes observations, ce qui m'apparaît incroyable mais possible 

    ou  

    - Elles sont capables de subsister, à l'instar de nombreuses bactéries, sous forme d'oeufs de durée.

    La deuxième solution est la plus probable car, bien qu'on ne sache pas encore exactement quels sont les facteurs qui provoquent la production d'oeufs de résistance et quels sont ceux qui provoquent à un moment leurs éclosions, on sait parfaitement que ce mode de reproduction est adopté par de nombreux micro-organismes benthiques. Lorsque je procède à un prélevement de microfaune pour réensemencer un aquarium je compense systématiquement avec l'eau de ce dernier la quantité retirée dans les bacs d'élevage ; de fait, les paramètres des différents bacs sont logiquement très proches. Qu'est-ce donc qui déclenche l'éclosion d'oeufs de durée ? Je n'en sais rien je dois l'avouer !

    Pourquoi les espèces adultes s'implantant durablement dans un aquarium à partir d'un ajout de microfaune zooplanctonique varient d'un récifal à l'autre, d'une période à l'autre ? Je n'en sais en vérité rien non plus, du moins pas assez pour prétendre à une quelconque vérité scientifique.  

    Ce qui encore plus surprenant malgré mes connaissances dans le domaine c'est que je ne découvre de nouvelles espèces que dans mes aquariums récifaux peuplés de poissons et coraux et jamais dans mes bacs spécifiques à microfaune. Pourtant, ces derniers sont beaucoup plus faciles à détailler consciencieusement car les supports ( sable et algues notamment ) pour la microfaune benthiques sont aisés à retirer des bacs pour être inspectés à la loupe dans des récipients adaptés.

    Bien entendu, je connais ( ou je crois connaître ? ) la macrofaune de mes aquariums susceptibles de produire des larves zooplanctoniques temporaires dans mes aquariums. À moins de croire encore, comme les anciens, à la théorie aristotélicienne de la génération spontanée,  il ne devrait pas y apparaître comme par magie de nouvelles espèces de microfaune. Et pourtant c'est le cas ! Et c'est formidable qu'il en soit ainsi ! 

    Je sais très bien que ce phénomène d'apparition d'espèces nouvelles dans mes aquariums provient des ajouts réguliers de microfaune zooplanctonique provenant des mes élevages et cela confirme que l'apport périodique de "sang neuf" est une nécessité pour maintenir durablement une population de petites-bêtes quantitativement et qualitativement riche.

    Il subsiste donc un part de mystère dans chacun de mes prélèvements et ajout de microfaune zooplanctonique et pour rien au monde je voudrais qu'il n'en soit plus ainsi. Pour moi le plaisir de découvrir, en naturaliste, une nouvelle petite bête aquatique dans un aquarium vaut largement celui de l'identifier précisément. Dangereuse ou pas pour l'équilibre biotique de mon aquarium ? Telle est finalement la seule question qui m'importe vraiment ! 

  • Le traitement naturel des déchets organiques en récifal

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    Le traitement naturel des déchets organiques en récifal, l'approche écosystémique

    Les multiples origines des déchets organiques en aquarium 

    Lorsque nous parlons de déchets organiques dans nos aquariums nous pensons immédiatement aux restes de nourriture divers que nous apportons à la faune. Ces derniers ne représentent pourtant qu'une petite partie de la masse des déchets organiques ;  il y a aussi les matières résultant de la digestion des poissons et invertébrés ( fèces, urine ), le mucus produit par les coraux, les polypes morts, les tissus de végétaux en décomposition ( algues ), les cellules mortes de la peau des poissons, les exuvies des crustacés ( mues ) et plus important encore les millions de micro-organismes qui meurent à chaque instant ( bactéries, microfaune ). De fait, la méthode consistant à réduire les apports alimentaire, autrement dit à sous-alimenter la faune de l'aquarium, n'a qu'un impact relatif sur la quantité des déchets organiques produits dans un bac peuplé.  

    Les solutions habituelles pour lutter contre cette production de déchets organiques sont : 

    - Maintenir les poissons et invertébrés dans des bacs nus filtrés mécaniquement et fréquemment siphonnés ( bacs de vente d'animalerie ou bacs d'élevage intensif )

    - Extraire le plus possible de déchets organiques avant qu'ils n'entrent dans le processus de décomposition naturel ( écumeur )

    - Laissez faire la Nature ( approche écosystèmique  ) 

    L'approche écosystémique en aquariophilie peut être définie comme une méthode de maintenance axée sur les interactions biologiques entre les différents genres et espèces d'organismes peuplant l'aquarium. L'aquariophile, quant à lui, est en quelque sorte le gestionnaire d'un écosystème captif dont il doit constamment veiller à préserver l'équilibre. La méthode berlinoise ( avant qu'elle ne soit dévoyée par une micro-filtration et un surécumage aseptisants ) peut être considérée comme de nature écosystémique ( rôle prépondérant des pierres vivantes ). Évidemment, la quintessence de l'approche écosystémique est atteinte avec la méthode DSB ( Lit de sable épais ).  

    La chaîne de traitement naturelle des déchets organiques

    Aucun organisme vivant ne peut à lui seul traiter une particule de déchet organique ; cette dernière va être consommée et digérée par diverses espèces de détritivores ( macrofaune → microfaune → bactéries ). Entre par exemple l'escargot de sable Nassarius spp et la bactérie Thiobacillus denitrificans ce sont des dizaines ( des centaines ? ) de systèmes métaboliques que la particule de déchet organique va traverser. En vérité cette particule sera à chaque transfert décomposée en particules de plus en plus petites ayant des qualités physico-chimiques différentes ; par conséquent le processus de traitement naturel complet des déchets organiques implique que tous les organismes spécialisés soient à leurs postes sur la chaîne.

    Tout à la fin de la chaîne il ne restera de la très grande majorité des constituants chimiques d'une particule de déchets organique qu'un gaz volatil, le diazote. Comme le ferait une cheminée des résidus gaseux d'une usine, ce gaz est finalement rejeté dans l'atmosphère

    Le traitement de déchets organiques, un système indépendant

    Deslits de sable épais, des pierres vivantes posées dessus... Que sont mes bacs spécifiques d'élevage de microfaune sinon des écosystèmes récifaux sans poissons ni coraux ? La matière nutritive première étant apportée par la décomposition permanente des algues et quelques fragments de nourriture le processus complet de traitement des déchets organiques peut commencer. Chaque détritivore occupe sa niche écologique et fait sa part de travail. Chaque "travailleur" reçoit en nature son salaire et sa progéniture est assurée d'être sustentée. Dans ces écosystémes, principalement benthiques, il y a bien sûr des proies et des prédateurs et tout comme dans un aquarium classique, je dois écarter ou éliminer les organismes qui menacent leurs stabilités.

    De mon point de vue ( approche écosystémique ), un aquarium récifal n'est rien d'autre qu'un grand bac à microfaune dans lequel on ajouterait des poissons et des coraux ! 

    En conclusion

    L'aquariophile désirant déléguer la plus grande part, voire la totalité, de la mission de traitement des déchets organiques à la Nature doit avoir une appréhension plus "fine" des cycles bio-chimiques ; il ne peut pas se contenter de la classique représentation  "Boicénose ( vivant ) ↔ milieu ( décor et conditions vitales )". À l'intérieur même de la biocénoce est le monde des détritivores ( au sens large ). Si dans un aquarium les détritivores dépendent nutritivement des consommateurs primaires ( les poissons surtout ) ils sont les uniques organismes capablent d'assurer, à travers leur diversité et leurs spécialités, le transfert d'une particule de déchets organiques de sa source de production à sa destination provisoire : l'atmosphère terrestre ! Ensuite le cycle recommencera : Azote atmosphérique → Végétaux → animaux→ micro-organismes... 

     

     

     

     

  • L'emploi du sable siliceux ( quartz ) en aquarium d'eau de mer

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    Quel sable employer pour créer un récifal méthode DSB ?

     

       Cet article à vocation finalement économique vise à informer principalement les aquariophiles marins décidant de créer une récifal avec lit de sable épais ( DSB ) ; il est bien évident que le récifaliste choisissant d'agrémenter esthétiquement un bac berlinois d'un fond de quelques petits centimètres du substrat ne sera pas retenu par le coût et pourra choisir plus facilement un des plus beaux sables coralliens. En revanche l'emploi de quartz peut alléger considérablement le budget sable d'un DSB

    Le sable siliceux ou sable de silice est connu en aquariophilie d'eau douce sous le nom de quartz. C'est aussi ce type de sable qui constitue une grande partie des plages de la façade Atlantique française. Ce dernier est interdit de prélèvement ( article L.321-8 du Code de l'environnement ). 

    Tous les lits de sable épais constituant mes aquariums marin et mes bacs d'élevage sont en partie constitués de sable siliceux ! L'autre partie, celle constituant les couches profondes plus fines ( 0/2 ), est du simple sable à enduire de chantier sans additif. La grande majorité du sable siliceux en question provient de ma toute première fishroom d'eau douce. Disposé en tant que couche supérieure ( sur 3 ou 4 cms environ ) d'un lit de sable épais, je considère que le sable siliceux ( en granulométrie 2-4 mm ) constitue une niche écologique parfaite pour la microfaune et la macrofaune

    J'aurais pu me contenter de dire : En trente ans d'aquariophilie d'eau de mer je n'ai jamais eu de problème avec l'emploi de sable siliceux. Mais j'ai voulu savoir pourquoi je n'ai jamais été confronté aux soucis que l'on promet sur les forums aux récifalistes qui émettent l'idée d'utiliser ce matériau dans leurs aquariums marins

    Commençons par poser deux avis spécialisés sur des caractéristiques du sable siliceux :

    La silice est difficilement soluble. C'est l'acide fluorhydrique HF, un acide extrêmement violent. qui peut dissoudre la silice et former alors de l'acide fluosilicique de formule H2SiF6. L'eau a une extrêmement faible influence sur le quartz mais sous haute pression et haute température l'eau peut dissoudre partiellement la silice et donner l'acide monosilicique Si(OH)4. Jacques Deferne, Conservateur honoraire du Muséum de Genève

    Le quartz n'a pas d’effets écologiques néfastes connus ou persistants ; il est réputée non bioaccumulable  ( NDR :  ce qui signifie qu'il n'a pas les capacités d'absorber les substances chimiques présentes dans son environnement ). Extrait d'une fiche de Données de Sécurité (en conformité avec la réglementation REACh EC 1907/2006) Carriere SIBELCO 

    À présent, nous pouvons commenter les affirmations principales avancées par les dépréciateurs du sable siliceux :

    - Le sable siliceux dégagerait des sillicates ( NDR : silice SiO2 et oxydes métalliques ) favorisant la prolifération de diatomées. 

    L'eau de mer à beau être effectivement corrosive, elle est très très très loin d'avoir le pouvoir corrosif de l'acide violent nécessaire à la dissolution de la silice ! Quant à sa dissolution partielle à l'eau très chaude projetée sous pression, il est fort improbable qu'un aquariophile sain d'esprit entretienne le lit de sable de son bac à l'aide d'un puissant nettoyeur haute pression industriel alimenté à l'eau bouillante. Il faudra continuer de chercher d'autres explications à la prolifération de diatomées dans un récifal ! D'autant plus qu'elles peuvent se développer tout autant sur un sable de corail

    - Le sable de silice aurait le pouvoir d'accumuler chimiquement des produits toxiques et de les rejeter dans l'aquarium. 

    La non-bioaccumulation caractérise chimiquement le sable siliceux. Il s'agit même d'une qualité fondamentale qui justifie l'usage de ce sable en de nombreux domaines. Faut-il ajouter quelque chose ? Peut-être oui :  Le "truc" qui a un très fort pouvoir de bioaccumulation c'est le charbon actif !

    - Le sable siliceux contiendrait des oxydes de fer qui favoriseraient le développement des cyanobactéries ?

    Le professeur Jaubert a effectivement supposé un rapport entre le developpement de cyanobactéries et la présence de fer dans le sable ; seulement, il ne parlait pas d'oxyde de fer composant intrinsèquement un grain de sable siliceux mais de fragments de fer, pour ne pas dire carrément de minuscules morceaux de ferraille rouillée, mélangés à certains sables mal préparés proposés dans le commerce aquariophile. Il faut se renseigner ( http://www.lamethodejaubert.com/ ) avant de colporter de fausses informations ! 

    Le fer contenu en tant qu'élément-trace ( il y a même de l'aluminium ! ) dans certains sable siliceux ne peut se libérer des grains durs de silice sans que ces derniers soient dissous par un procédé chimique spécifique ( voir plus haut : acide fluorhydrique HF ). Le fer pouvant entourer les grains de sable est simplement éliminé par lavage ; c'est ainsi que procèdent les carrières de sable siliceux qui fournissent les verreries. 

    Petite astuce pour choisir son sable siliceux pauvre en fer : Plus un sable siliceux contient d'oxyde de fer plus sa couleur tire vers le jaune-ocre ( le sable ferrugineux est presque marron ). Le sable siliceux que l'on peut employer dans nos aquariums sera en général de couleur blanc laiteux, au pire légèrement jaune très clair. 

    - Le quartz n'apporte rien à l'aquarium au niveau calcium et magnésium  

    C'est vrai... Et pourtant il en contient ! Les grains de sable siliceux ne peuvent pas libérer le calcium et le magnésium qu'ils contiennent intrinsèquement... pour la même raison que pour le fer. Soit la silice est soluble dans l'eau d'un aquarium d'eau de mer soit elle ne l'est pas. Sans même en être conscients ceux qui posent comme un inconvénient la neutralité du quartz contredisent l'affirmation précédente ( sur le fer ). 

    - Le quartz a des arrêtes coupantes qui peuvent blesser les animaux fouisseurs

    Je plains sincérement la faune benthique qui peuplent les eaux douces de la Loire et nos côtes maritimes ! Il ne faut pas confondre le quartz concassé pour décor de jardin et le quartz roulé destiné aux aquariums

    En conclusion :

    Depuis l'époque déjà lointaine des aquariums à cornières en métal il est tout de même rare qu'un matériau naturel couramment utilisé en aquariophile marine soit la cause d'une grave altération des paramètres aqueux d'un récifal. D'ailleurs, quand c'est le cas, il faut plutôt chercher du côté du matériel usé libérant insidieusement dans l'aquarium des substances nocives ( du cuivre par exemple ). La très grande majorité des disfontionnements que certains récifalistes attribuent hâtivement ( et parfois par mauvaise foi ! ) à l'usage de matériaux de substrat, comme en l'occurence le sable siliceux, sont en vérité dus à un déséquilibre écosystémique ; la surpopulation piscicole et le manque de microfaune ( traitement des déchets ) sont de loin les causes premières de crashs.

    Nous l'avons vu, pas plus que l'eau douce, l'eau de mer n'a le pouvoir de dissoudre des grains de sable siliceux. Mais attention, si le sable siliceux est parfaitement utilisable en aquariophilie marine il en va tout autrement de la poussière de silice (  silice cristalline ), qui elle est soluble dans l'eau ( sillicate ) et de plus volatile et dangereuse pour la santé humaine ! Le quartz vendu pour un usage aquariophile ne doit plus contenir ou presque de poussière de silice ; dans la cas contraire la mention obligatoire " Silice libre supérieure à 5% - ne pas respirer les poussières - utilisation réglementée" doit vous dissuader d'utiliser ce sable en aquarium. Dans tous les cas, il est préférable de laver soigneusement le sable siliceux afin d'éliminer les poussières qui l'accompagnent toujours plus ou moins. 

     

    Halte copyright ! Ne dites pas que vous ne le saviez pas !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Comment réduire le budget du sable vivant en récifal

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    Comment réduire  le budget du sable vivant en récifal

    J'ai reçu beaucoup de mails de remerciements après la publication de l'article "Comment réduire le budget pierres vivantes en récifal". Pourtant, avant d'écrire cet article j'étais persuadé que la possibilité d'ensemencer des pierres mortes à partir d'une "souche" de pierres vivantes était un processus connu de tous. Depuis, je suis allé sur plusieurs forums pour voir ce que l'on en disait et j'ai compris pourquoi. En fait, il y est dit qu'avec cette manière de procéder il faudra attendre très longtemps avant que les pierres mortes soient colonisées en microfaune ; certains parlent même d'une durée d'au moins un an ! Ce n'est pas vrai ; en trois mois maximum des pierres mortes en contact de pierres vivantes seront entièrement colonisées par la microfaune.

    C'est toujours le même problème, on ne croit que ce que l'on voit... Et on ne peut voir, surtout sur ou dans de la roche, que la microfaune adulte ( de la macrofaune principalement ). Pendant que l'on s'évertue à compter quelques ostracodes marins adultes sur une pierre il y a peut-être plusieurs centaines de larves qui restent invisibles. Or cent de ces larves microscopiques sont probablement plus efficaces du point de vue dutraitement des déchets que dix gros gammares ! Dans tous les cas, c'est de la qualité de la souche d'ensemencement que dépend tout le reste. Bon, le terme "souche" n'est pas ici employé en son sens biogénétique rigoureux mais le principal est que l'on se comprenne entre récifalistes n'est-ce pas ? 

    Puisque je peux m'attendre à ce que mon article précédent " Souches de sable vivant pour ensemencer un récifal DSB " éveille le même intérêt chez lesdébutants que celui consacré aux pierres vivantes, j'ai pris les devant en précisant ici ce qui ne l'a pas encore été :

    D'abord, la qualité d'une "souche d'encemencement" ne se mesure pas à l'oeil. On entend souvent des aquariophiles exprimer leur contentement d'avoir reçu un flacon dans lequel nagent de nombreux organismes adultes ; en général il s'agit uniquement de copépodes. De plus, la possibilité de conserver ces flacons dans le réfrigérateur, à + 4 degrés, en dit long sur les origines tropicales de cette microfaune ! Comment des organismes manifestement originaires d'eaux froides peuvent-ils bien servir de souches d'ensemencement pour un aquarium tropical ? Toutes les espèces de microfaune ne sont pas cosmopolites, loin de là !  En vérité, ces organismes n'ont de valeur qu'en tant que nourriture vivante ; ce qui est tout de même appréciable.

    Pour le sable vivant c'est exactement la même chose. Plutôt que de juger la qualité d'un sable vivant à partir de l'origine structurelle du sable ( coquillier, siliceux, coralliens ) il est plus pertinent de considérer l'origine des espèces de microfaune qu'il héberge ! L'habit ne fait pas le moine ! 

    L'objectif d'une souche de sable vivant pour ensemencement d'un sable inerte n'est pas de faire beau. Quand bien même ce dernier est entièrement d'aragonite noire d'Hawaï il est toujours possible de verser dessus une souche de sable vivant coquillier blanc derrière le décor rocheux. Ce qui compte pour l'ensemencement c'est essentiellement la microfaune microscopique que véhicule la souche de sable vivant. Pour ensemencer un lit de sable épais ( DSB ) ce n'est pas de copépodes que nous avons besoin mais de vers fouisseurs. Les copépodes sont beaucoup plus faciles à ajouter par la suite dans un bac que les vers fouisseurs.  

    Comme nous l'avons fait pour l'ensemencement des pierres mortes par des pierres vivantes, prenons l'exemple d'un aquarium de 150 litres DSB. Pour recouvrir le fond de ce bac avec du sable vivant du commerce ( surtout vivant par ses bactéries ) il vous en faudra un peu moins que 100 kg , soit un coût approximatif estimé entre 350 à 450 euros. Je ne vais pas me faire des amis des vendeurs de sable vivant mais la vérité est que 100 kg de sable inerte peuvent être entièrement colonisés en quelques mois par seulement 500 g de sable vivant véritable ( avec notamment des larves de vers fouisseurs ). Je rappelle que je ne parle pas de théorie mais d'expérience personnelle. 

    La question qui vient immédiatement à l'esprit du débutant est " Combien de temps faut-il pour qu'un sable inerte devienne ainsi entièrement un sable vivant ? ". Trois mois ! C'est beaucoup ? C'est le temps minimum qu'il faut en général pour que l'aquarium soit prêt à accueillir ses premiers coraux et ses premiers poissons. Bien entendu, il faudra encore de nombreux mois pour que ce sable soit véritablement mature. De toute façon, le pouvoir épurateur du lit de sable épais augmentera au fur et à mesure du peuplement piscicole progressif du récifal. D'ailleurs en vérité un lit de sable vivant ( DSB ) est en continuelle évolution.

    Sans que l'on puisse scientifiquement en déterminer les causes biotiques ou abiotiques, on s'aperçoit que la quantité de vers fouisseurs et le nombre d'espèces varient constamment. Il est fort à parier que la quantité de nourriture disponible dans le sable influe principalement sur ce processus mais il reste néanmoins très difficile de maîtriser cet aspect ; il faudrait prendre en compte toutes les sources de nourriture possibles ( fragments d'aliments pour poissons, particules de nourriture des invertébrés, fèces de la faune en général, sédimentation organique, etc. ). Naturellement, les "gros" vers fouisseurs (  Amphinomidae, Eurythoés et Néréides )  protentiellement prédateurs de vers beaucoup plus petits (  Nématodes libres, Gastrotriches et kinorhynches ) sont toujours et heureusement en nombre limité ; la nature est bien faite ! 

    Pour finir, même si les vers fouisseurs indispensables à un DSB sont par définition enfouis profondément dans le sable, vous aurez tout de même l'occasion de les voir lorsqu'ils longent les vitres de l'aquarium. Parfois même, la nuit, certains sortent de leurs tunnels et parcourent la surface du sable à la recherche de restes de nourriture. Alors, bien que 95 % de ces vers ne dépassent pas les 5 mm, si vous êtes anthelmophobes ( peur des vers ) ne mettez surtout pas de lit de sable épais dans votre récifal ; à vrai dire, n'y mettait pas non plus de pierres vivantes... Mieux encore, ne créez pas un aquarium d'eau de mer et ne pratiquez pas non plus le jardinage ! 

     

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  • Souches de sable vivant pour ensemencer un récifal DSB

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    Au regard des questionnements que je reçois par mails, il y a manifestement une inadéquation entre le peu de pratiquants de la méthode DSB en récifal s'exprimant sur les forums aquariophiles et le nombre de débutants qui s'y intéressent en vérité. Ce constat corrobore le fait que ces derniers sont généralement et arbitrairement disuadés d'adopter cette méthode de maintenance par des récifalistes qui ne l'ont jamais expérimetée concrètement. Parmi les arguments fallacieux avancés par ses détracteurs il y en a toutefois un qui est assurément vrai, à savoir la difficulté, voire l'impossibilité, de se procurer en Europe du sable vivant véritable pour DSB. On comprend mieux alors pourquoi la méthode DSB est largement plus prisée Outre-Atlantique où il est facile d'acheter dans les pet-shop du sable vivant "frais" provenant des côtes tropicales américaines. 

    En effet, les vers fouisseurs, qui sont les animaux absolument indispensables pour le bon fonctionnement d'un lit de sable épais, sont introuvables en "kit"dans nos contrées tempérées ; les quelques boutiques américaines proposant en ligne ce genre de kit d'ensemencement spécial DSB refusent d'exporter leur produit vers l'Europe ( durée de transport trop long et frais de port trop élevés ). Ce défaut d'approvisionnement est probablement la seule cause valable qui peut expliquer le faible pourcentage de récifalistes DSB en France et en Europe en général. La plupart des espèces de vers fouisseurs utile au DSB sont inféodés au substrat sablonneux et il est donc illusoire d'espérer les acquérir via les pierres vivantes importées

    Moi-même, lorsque j'ai commencé mes premiers récifaux épurés par des lits de sable épais, j'ai dû me débrouiller pour importer du sable vivant ( de qualité à l'époque ) de la côte Ouest du continent américains. Il aura toutefois au moins fallu plus de 5 ans pour que la population de vers fouisseurs de toutes espèces récupère quantitativement du taux de mortalité élevé pendant un si long voyage. Aujourd'hui, je peux me flatter ( il le faut bien de temps en temps ! ) de disposer dans mes bacs de plusieurs centaines de kilos de sable vivantsable coquillier + sable siliceux ) digne, en population de vers fouisseurs, de celui dont dispose les récifalistes DSB américains. Il est dit aussi tellement de bêtises sur le sable siliceux ( quartz ) en récifal que je rédigerai probablement plus tard un article sur le sujet ; ce ne sont pas les commerçants de sable "spécial aquarium d'eau de mer" qui le feront à ma place, n'est-ce pas ?  

    L'idéal pour ensemencer un lit de sable épais inerte est de trouver un récifaliste qui accepte de fournir une poignée du sable de son DSB. Pas si facile que cela ! D'abord, nous l'avons dit, les aquariophiles marins adoptant la méthode DSB ( ou Jaubert ) ne sont pas légion en France. Ensuite, il faut encore que ces récifalistes puissent prélever du sable en profondeur dans leur aquarium sans perturber le décor et l'équilibre du lit de sable lui-même. Et puis, il faut tout de même une grosse poignée de sable pour espérer collecter un maximum d'espèces de vers fouisseurs et en conserver un nombre de vivants important pour ensemencer relativement rapidement un lit de sable épais inerte ( 3 mois minimum ). Il faut 500g de sable vivant trempant complétement dans de l'eau de mer riche en bactéries et en microfaune benthique, soit un poids total d'environ 1 kg pour ensemencer correctement un DSB cela fait bien plus qu'une simple poignée

    L'un des inconvénients des vers fouisseurs tropicaux par rapport au reste de la macrofaune est la durée de leur phase larvaire, qui peut atteindre 20, voire 30 jours. Cette longue phase larvaire en eau libre réduit bien évidemment les chances ( prédation, parfois écumage en récifal "Jauberlinois" ) que les vers, à terme, rejoignent en nombre satisfaisant le sable où ils vivront leurs vies d'adultes. Un deuxième inconvénient majeur est la très faible résistance des vers fouisseurs à l'extraction de leur niche écologique. Autrement dit le transport des vers fouisseurs adultes pour DSB en dehors du sable vivant immergé est presque voué à l'échec au-delà de 24 heures, voire moins ; pour une raison que j'ignore, les vers fouisseurs se "vident" littéralement dans ces conditions. Le dernier inconvénient, et non des moindres, est le mouvement des grains de sable à l'intérieur d'un sac lors des manipulations "brutales" par les transporteurs ; les vers adultes se trouvent alors blessés voire broyés.

    Depuis le temps que des "amis" éloignés géographiquement me demandent des poignées de sable vivant pour ensemencer leurs bacs DSB j'ai pu expérimenter plusieurs modes de prélèvement et de transport et finir par trouver celui qui convenait parfaitement. D'abord je prélève du sable dans des bacs d'élevage contenant des vers pénétrant nouvellement le substrat, tout à la fin de leur phase larvaire planctonique. Ces vers microscopiques sont infiniment moins gourmands en oxygène que les adultes et ils résistent donc sans problème à la durée d'un transport par la Poste ( 48-72 heures ). Ensuite, plutôt que des sacs comme ceux destinés aux poissons en animalerie, j'utilise une bouteille de 50 cl que je remplis avec un entonnoir large de sable vivant que je compléte avec de l'eau de mer de mes élevages de microfaune. J'allais oublier : lors du remplissage il faut impérativement alterner sable et eau de mer de façon à ce que l'ensemble du sable vivant soit densément immergé. La rigidité de la bouteille emplie de sable limite au maximum le roulage des grains. Le goulot étant trop étroit pour vider le sable de la bouteille à réception il suffit de la couper avec un cutter ou un couteau et de verser son contenu sur le sable inerte dans l'aquarium

    Peut-être cet article pourra servir à des récifalistes DSB désirant "dépanner" en sable vivant des débutants. Je suis un fervent défenseur des lits de sable épais en récifal et je trouve dommage que certains nouveaux venus en aquariophilie d'eau de mer doivent renoncer à la méthode DSB par défaut de trouver une souche de vrai sable vivant pour ensemencer leur lit de sable

     

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  • L'alimentation des coraux en aquarium récifal, le zooplancton

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    Le zooplancton comme nourriture des coraux en récifal

    Nombreux sont les récifalistes qui pensent encore que les coraux zooxanthellés tirent l'essentiel de leur alimentation des algues unicellulaires que leurs polypes renferment. Certains pensent même que ces coraux peuvent se contenter exclusivement des nutriments fournis par les zooxantelles. Cette idée reçue provient d'une époque où l'on appréhendait principalement la richesse du plancton en fonction du zooplancton permanent qui le compose. On qualifie de zooplancton permanent les animaux qui naissent et vivent toute leur vie au sein du plancton. Par opposition le zooplancton temporaire est constitué d'animaux qui ne sont de nature planctonique que pendant leursphases embryonnaires et larvaires.

    Le zooplancton permanent ( comme le Krill  ) ne se trouvant en très grande abondance que dans les eaux océaniques froides, on en a déduit que les coraux inféodés aux mers tropicales ne pouvaient avoir accès à suffisamment de plancton pour s'en nourrir essentiellement. Rien qu'en considérant la présence de planctonophages géants comme les raies manta et les requins-baleines au dessus des récifs coralliens ont peut en déduire que cette déduction est fausse !

    Sur le récif naturel les polypes étalent la nuit leurs tentacules afin de capturer le zooplancton temporaire qui remonte des profondeurs. Il s'agit là d'une spécialisation de chasse coûteuse en énergie qui n'aurait pas lieu d'être ( Principe d'économie biologique ) si le gain énergétique ne dépassait pas la dépense. D'ailleurs, sans même avoir à justifier ce processus alimentaire par des arguments scientifiques, il suffit d'observer la réaction des coraux après un ajout de microfaune zooplanctonique pour constater les effets : Polypes des Sps qui s'ouvrent au maximum, lps qui se gonflent jusqu'à doubler parfois de volume, palythoas, zoanthus et parazoanthus qui se referment comme des plantes carnivores sur leurs proies et même parfois discosomas et rhodactis qui forment des vasques et trompettes pour mieux conduire la nourriture vers leurs bouches. Il n'y a guère que les coraux cuirs qui ne témoignent pas ostensiblement de leur appétit.

    Mise à part quelques copépodes et très jeunes gammares qui se trouvent souvent pêchés en même temps qu'un prélèvement de mes élevages de microfaune, et qui feront le bonheur de mes poissons, le reste du zooplancton est invisible à l'oeil nu mais le stimulus alimentaire qu'il provoque chez les coraux, mais aussi chez les crabes-porcelaines qui se postent sur des surplombs et agitent frénétiquement leurs soies, ne laissent aucun doute sur la richesse du produit. 

    J'ai entendu parfois ça et là que de nourrir les coraux avec du zooplancton affadissait leurs couleurs mais je n'ai par contre jamais trouver des explications de ce phénomène qui tiennent la route ! Alors si je regarde à l'instant les coraux dans mes bacs je peux me dire qu'effectivement ils ne sont pas "flashy" mais qu'ils ont juste les couleurs qu'ils arborent sur le récif naturel. Cela me suffit à moi !

    Et puis, pour rien au monde, je ne voudrai priver mes coraux d'une nourriture qu'ils consomment abondamment dans le milieu sauvage et me priver du plaisir de leur faire plaisir. Ce principe s'applique à l'ensemble de la faune de mes bacs et il justifie mon aversion écologique envers les récifaux hyper oligotrophes dans lequel, comme dans le régime d'un mannequin anorexique, chaque miette de nourriture est comptée.  

     

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  • Choisir ou non la méthode Jaubert en récifal ? Pourquoi ?

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    La méthode Jaubert, un choix réfléchi 

    Ma philosophie de l'aquariophile marine, axée sur la reconstitution d'écosystèmes permettant le plus possible l'épuration biologique de l'aquarium, fait que mes préferences de maintenance, bien que personnalisées au fil de mon expérience, se rapprochent logiquement de la méthode Jaubert originale et de ses déclinaisons ultérieures.

    Des débats interminables sur la viabilité et la technicité ( plénum pas plénum notamment ) de cette méthode ont agité et agitent encore les forums du monde de entier. Malheureusement, et particulièrement sur les forums aquariophiles français, le dernier mot est bien souvent laissé à la majorité, autrement dit celle constituée par les adeptes inconditionnels de la méthode berlinoise. Ces derniers n'ayant pour la plupart jamais expérienté la méthode Jaubert racontent tout et n'importe quoi, comme s'ils devaient à tous prix défendre les préceptes d'une "secte berlinoise".

    Les débutants en aquariophilie d'eau de mer, du moins ceux qui prennent la peine de s'informer sérieusement sur les différente méthodes de maintenance avant de se lancer, finissent généralement par adopter par défaut la méthode berlinoise. Mais par défaut de quoi ? Par défaut de certitudes ! La méthode berlinoise a fait ses preuves et je l'adopte ou l'ai moi-même adoptée avec satisafaction pour la maintenance de certains bacs. Cet article ne vise donc absolument pas à défendre de manière arbitraire une méthode de maintenance récifal plus qu'une autre mais d'avancer justement des certitudes quant à mon expérience de la méthode Jaubert. Ainsi le débutant pourra au moins, lorsqu'il devra se décider sur sa méthode, le faire au regard de vrais arguments positifs ou négatifs.  

    Je n'emploie pas ici le terme "méthode Jaubert" en son acception stricte, évitant ainsi les débats techniques, mais uniquement à travers son principe fondateur, à savoir, schématiquement, l'épuration de l'eau par percolation d'un lit de sable épais et le non-écumage, autrement dit la méthode DSB en général. 

    Selon mes principes j'invite ceux qui veulent en savoir plus à faire leur propres recherches informatifs... toujours à partir de plusieurs sources et pas seulement françaises ! Moi, je vais simplement vous dire, de manière résumée, ce que j'en ai déduit de ma longue expérience ; ce sont donc MES propres certitudes :

    - Un récifal Jaubert fonctionne parfaitement et durablement ( au moins 17 ans  ) !

    - Je n'ai jamais constaté la moindre formation de sulfure d'hydrogène dans le lit de sable ( grâce aux vers fouisseurs ) ! 

    - Il n'est pas nécessaire de mettre moins de poissons que dans un récifal berlinois ( il faut juste ne pas en mettre trop )!  

    - Les changements d'eau réguliers ( 10 à 15 %/ semaine ) sont indispensables ! 

    - La microfaune ( au sens large, comme définie à travers ce blog ) et les détritivores sont la clé du succès 

    - Il s'agit de la méthode la plus naturaliste possible ( observation d'un écosystème complet

    - Cette méthode n'est pas adaptée aux récifal full sps oligotrophie difficile à obtenir

    - Il peut-être utile et appréciable d'ajouter un petit filtre interne ( perlon pour les grosses particules ) et charbon actif ( pour éliminer les toxines ; bac mixte coraux durs et mous )

    - La méthode Jaubert permet une certaine autonomie alimentaire du bac ( présence premanente de zooplancton )

    - Les planctonophages sessiles délicats ( Spirographes, Sabelles, Éponges, Ascidies, coraux non-symbiotiques, bivalves, etc ) sont beaucoup plus faciles à maintenir durablement dans un récifal Jaubert

    Les poissons gros consommateurs de microfaune ( les Synchiropus Splendidus et apparentés et les hyppocampes et Syngnathes ) y trouvent naturellement leur nourriture vivante

    - Un récifal Jaubert est silencieux ! 

    Finalement je me rends compte en faisant ce petit bilan que je n'ai trouvé spontanément qu'un seul point négatif, celui concernant la gestion d'un récifal full sps. Même dans un bac mixte ne comportant que peu de coraux à petits polypes ( sps ) je constate que ces derniers ( en particuliers les Acroporas ) ne s'apanouissent pas pleinement ; seule la méthode berlinoise additionnée d'un surécumage permet de maintenir une eau oligotrophe conforme aux conditions biotopiques des couraux sps. Il faut donc que le débutant tienne compte de ce constat dans le choix de sa maintenance s'il envisage de consacrer son récifal au sps.

    La méthode Jaubert est à mon avis plus adaptée aux aquariophiles marins souhaitant reproduire les zonations écologiques plus riches en sédiments organiques, naturellement propices aux développement des alcyonnaires, des Anémones coloniales ( Zoanthidae ) gorgones et éponges... et bien entendu à la microfaune.

    Pour vous donner une idée de ce genre de zone de récif relativement facilement imitable en Récifal Jaubert, je vous conseille de visionner cette vidéo...

    Alors, vous en pensez quoi de ces images ? Cela vaut-il ou non un front de récif ou une carène récifal full sps ? Si vous voulez adopter la méthode Jaubert et néanmoins héberger des coraux durs, alors optez pour les lps ( coraux durs à longs polypes ), moins exigeants sur la qualité de l'eau ( mais capricieux quant au brassage ! ).

    Et pour finir :

    - La méthode Jaubert n'est ni plus ni moins facile que la méthode berlinoise ; elle répond à des objectifs biotopiques et écologiques différents... et aussi correspond à une philosophie aquariophile particulière, que, à défaut de disposer d'un mot plus juste, je qualifie de "naturaliste" ( en référence à l'objectif écosystémique et pédagogique des inventeurs de l'aquarium marin au 19e siècle ). 

     

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  • Comment élever de la microfaune pour aquarium récifal ?

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    Comment élever de la microfaune pour aquarium  récifal ?

    En publiant sur ce blog l'article intitulé Le refuge à microfaune optimal en récifal je pensais marquer définitivement la différence entre un refuge et mon élevage de microfaune. Compte tenu des questionnements que je reçois par mail , je constate que je n'ai manifestement pas été assez clair dans mes explications. Manifestement le concept du refuge à microfaune et ses performances productives supposées sont tellement ancrés dans l'esprit de nombreux récifalistes qu'il est difficile de se faire une idée juste de mon élevage. Je voudrais donc profiter de cet article pour préciser certains points :

    - Le but de mon élevage est de produire et récolter un zooplancton (oeufs et larves ) le plus richement concentré et diversifié en espèces  

    - Il s'agit véritablement d'un élevage spécifique au sens propre du terme ; les bacs qui le composent sont absolument autonomes ( non relié à un bac principal, comme le sont les refuges )  

    - Chaque bac reconstitue une niche écologique particulière et unécosystème équilibré abiotiquement ( paramètres chimiques ) et biotiquement ( interactions du vivant )

    - La production intensive de microfaune zooplanctonique implique le prélevement, la sélection et l'isolement des larves par rapport aux adultes (macrofaune ) ; il faut donc impérativement disposer d'une batterie de bacs 

    - La production d'un surplus de microfaune ( par rapport au besoin de mes aquariums ) est le fruit de près de 30 années d'élevage et d'expériences diverses

    Tout cela pour dire que l'élevage de microfaune telle que je l'ai conçu n'a rien à voir avec le concept de refuge ! Il s'agit d'une activité aquariophile ( au sens naturaliste du terme ) à part entière. Je suis incapable de vous apporter plus de conseils techniques sur les refuges à microfaune que ceux que vous pouvez trouver par ailleurs sur le net. Dans tous les cas, ces derniers ne sont pas conceptuellement adapté à laproduction "massive" de microfaune.

    Bien que mes connaissances générales en biologie marine ont été bien entendu utiles au développement réussie de mon élevage de microfaune il n'en reste pas moins que tout à été à inventer sur le plan protocolaire et technique. L'élevage de microfaune spécialement axé sur son "usage" aquariophile n'a jamais fait l'objet d'une recherche scientifique officielle et mon expérience peut évidemment être utile.

    Peut-être aurais-je un jour l'envie et le temps de publier des articles au contenu expressément scientifiques et donc résolument rédigés à l'intention des scientifiques. Il est hors de question que je me comporte comme certains récifalistes qui se prennent pour des biologistes et diffusent sur les forums des informations vulgarisées que lesdébutants ou les profanes en science reçoivent comme des vérités. Je préfère en dire moins que dire mal !  

    De toute façon l'objectif de ce présent blog, destiné simplement au grand public passionné comme moi d'aquariophilie marine, est plus de partager et de transmettre une certaine philosophie ( naturaliste ) de l'aquariophilie que prodiguer des tutoriels techniques ; d'autres, comme par exemple M.Récif Captif, savent le faire beaucoup mieux que moi !   

     

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  • Échec ou réussite d'un récifal : le facteur microfaune

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    Comment réussir un aquarium récifal et éviter les échecs ?

    La microfaune joue un rôle essentiel, voire déterminant, dans la réussite ou l'échec d'un aquarium d'eau de mer ; pourtant, elle est quasiment absente du vocabulaire des vendeurs-conseils en aquariophilie. Le débutant s'adressant au "spécialiste eau de mer" d'une animalerie entendra parler beaucoup de matériel et un peu de poissons ; bien entendu, on ne manquera pas de lui signifier que plus le matériel sera performant en taille et en puissance plus s'élargira le panel de poissons parmi lequel il pourra chosir sa futur population.

    En plus du matériel, le vendeur, lorsqu'il conduira le néophythe devant le rayon des produits à ajouter, n'oubliera certainement pas de lui montrer les bactéries en ampoules ou en flacons. "Les bactéries c'est indipensable pour démarrer le bac !" lui-dira t-il avec raison. Moi j'ajouterai tout de même : à condition qu'elles soient encore vivantes ou sous forme d'oeufs enkystés, ce qui n'est pas toujours le cas ! 

    Et la microfaune ? Et bien, on n'y pense même pas ! Bon, il est vrai qu'elle ne se trouve pas ( pas encore ?) proposée en fioles entre les tests chimiques et les additifs en tout genre. On n'y pense même pas non plus, à cette microfaune, lorsqu'on se rend devant les cuves où trempent des pierres "vivantes" ayant quelquefois l'apparence désertique des roches lunaires. Là aussi on parle de bactéries, anaérobies cette fois.

    Le débutant montera donc son aquarium récifal sans jamais avoir entendu parler de microfaune. Dans la plupart des cas il en entendra parler pour la première fois lorsqu'il se renseignera sur le poisson mandarin ( Synchiropus Splendidus ) qu'il désire plus que tout. Démarrer un aquarium d'eau de mer sans microfaune, à fortiori un récifal, c'est aussi absurde que de ne pas avoir prévu le brassage ! Je sais très bien que nombreux lecteurs de cet article jugeront cette comparaison exagérée ; pourtant, elle ne l'est pas ! La microfaune c'est indispensable pour démarrer le bac, ni plus ni moins que les bactéries

    L'absence de microfaune équivaut à l'absence de bactéries ! La microfaune est pour l'alimentation des bactéries ce que le mixeur est à celle du bébé humain qui franchit le stade du biberon. Il manque un maillon à la chaîne épuratrice si la microfaune n'est pas à son poste. Sans la microfaune, en particulier celle sous forme zooplanctonique, les bactéries sont directement confrontées à des "grosses" particules de déchets organiques ( "grosses" à l'échelle microscopique bien entendu ) qu'elles vont coloniser superfiellement avant de les dégrader progressivement.

     Normalement, dans la nature, c'est la microfaune qui se charge de décomposer ces grosses particules avant de laisser aux bactéries le soin de finir le travail ( la minéralisation ). Il n'est pas difficile de comprendre que l'ensemble du cycle de la matière organique dure plus longtemps si la microfaune n'y participe pas. En l'absence de microfaune riche et variée il va falloir uniquement compter sur le les courants d'eau ( brassage ) pour que les particules de matières organiques atteignent les bactéries dénitrifiantes habitant le coeur des pierres vivantes ou les profondeurs d'un lit de sable épais. Lorsque les roches ou le sable sont colonisés par des algues encroûtantes ou des cyanobactéries ce processus essentiel devient de plus en plus improbable. Ceci explique en partie les problèmes de taux de nitrates élevés dans des aquariums récifaux pourtant bien chargées en pierres vivantes et équipés de performants systèmes mécanisés d'épuration ( écumeurs )

    Les bactéries, si elles ne sont pas introduites volontairement, vont tout de même finir par s'installer en masse dans un aquarium ; elles sont cosmopolites et partout présentes, dans l'air, sur les mains, etc. De Graaf, dans son livre " L'Aquarium Marin Tropical", conseillait même l'emploi de terre de culture pour ensemenser un bac d'eau de mer. Les ajouts de bactéries sous forme concentrée ont pour objectif d'accélerer la colonisation d'un bac et de précipiter le bouclage des cycles d'épuration bio-chimique. La microfaune, en revanche, du moins sa population riche et variée telle que nous l'appréhendons sur ce blog, ne peut provenir que de son milieu naturel ou être importée d'un aquarium qui en est richement pourvu ; les batteries d'exposition des animaleries ne répondent pas à ce dernier critère. Il est illusoire d'espérer se constituer une population de microfaune via les achats de poissons, de coraux ou de pierres vivantes non directement importées.  

    En résumé, la microfaune doit-être considérée comme un "élément" constituant des besoins au démarage d'un aquarium d'eau de mer, au même titre que les bactéries et le matériel d'éclairage, de brassage, de filtration et d'épuration. Puisqu'il ne s'agit pas encore d'un principe systématique ni pour le vendeur ni pour le débutant en eau de mer, je répète encore une fois : De l'échec ou de la réussite d'un récifal dépend pour une très grande part la population de microfaune

    Si vous avez des questions :  aquamicrofaune@gmail.com  ou de manière plus personnalisée : Accompagnement et conseils en ligne gratuits

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  • Comment réduire le budget pierres vivantes en récifal

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    Comment économiser considérablement sur le budget pierres vivantes ?

       Le prix des pierres vivantes ( entre 10 et 17 euros le kg ) pèse pour une grande part dans le budget de création d'un aquarium d'eau de mer. Il faudra compter 20 kg de pierres vivantes par tranche de 100 litres d'eau ; ce qui pour un récifal moyen de 150 litres représente un budget d'environ 300 euros.

    Existe-il un moyen d'économiser sur ce point ? Certainement que non s'il s'agit comme c'est la mode depuis quelques années de compenser un nombre insuffisant de pierres vivantes par un écumeur surdimensionné. Ce procédé dévoye le principe même de la méthode berlinoise, basée fondamentalement sur la capacité d'épuration des pierres vivantes, ou plus exactement sur celle des colonies bactériennes qu'elles contiennent. Le récifaliste avisé, qui a étudié les bases des méthodes DSB ( Lit de sable épais ), sait à quel point la microfaune et macrofaune participe de l'épuration d'un aquarium récifal ? De fait, même si son choix se porte sur la méthode berlinoise, il accordera aux pierres vivantes un rôle que le plus performant des écumeurs ne pourra jamais assumer, à savoir servir de niche écologique à une multitude d'espèces de microfaune et macrofaune utiles et à une riche population de bactéries utiles.

    On a cru aussi que les refuges dits à microfaune permettait de "loger" confortablement ces petites-bêtes et les inciterait à se reproduire ; on sait maintenant que, quand bien même elle est riche quantitativement, cette production est d'une pauvreté spécifique déconcertante. Je le répéterai à l'envi, quelques gammares et quelques copépodes et une unique espèce d'isopode ne font pas une vraie population de microfaune-macrofaune. Alors, existe-il ou non un moyen valable d'économiser sur le budget "pierres vivantes". Oui bien sûr, en rendant des pierres mortes vivantes ! C'est sur ce principe que se s'est développé l'usage des pierres synthétiques ( type Aquaroche ). Ces pierres sont effectivement fabriquées pour ressembler à de vraies pierres de récif ( formes, aspérités, infractuosités, porosité ) et il sera impossible de les différencier de ces dernières quand les algues encroutantes auront fait leur oeuvre. On peut aussi utiliser de vrais roches coralliennes mortes. Seulement demeure un problème et de taille !

    Où se procurer les bébettes pour ensemencer ces pierres sans vie ? Encore une fois, pas uniquement avec deux ou trois espèces mais avec les dizaines, voire les centaines, qui peuplent naturellement les pierres vivantes avant que les trois quarts ne meurent pendant le long voyage qui les conduit dans nos aquariums. Je vous l'ai dit par ailleurs, je n'ai pas testé les kits d'ensemencement "spécial récifal" du commerce et je ne peux juger de leur qualité. En revanche, je n'ai toujours pas entendu parler d'un utilisateur qui est réussi à obtenir par ce biais la population de microfaune-macrofaune nécessaire au bon fonctionnement d'un lit de sable épais ( DSB ). Il est vrai que le fait que personne ne témoigne publiquement en faveur d'une chose ne veut pas dire que cette dernière en est dénuée. Alors, encore une fois, je vais me contenter de parler exclusivement de mon expérience personnelle.

    Moi, donc, j'affirme, pour l'avoir fait maintes fois, que l'on peut ensemencer un aquarium fait de pierres mortes aussi bien que le ferait un apport de 30 kilos de pierres vivantes qui auraient été transportées depuis leur lieu d'origine dans les meilleures conditions possibles Non, en fait ce n'est pas tout à fait vrai ; je pense qu'une petite proportion de vraies pierres vivantes de très bonne qualité apporte quelques espèces que je n'ai pas encore répertoriées. Disons que si nous reprenons notre exemple de départ ( bac de 150 litres ), il faudrait acheter 3 kg de pierres vivantes, ce qui revient à moins de 35 euros en choisissant les meilleures pierres indonésiennes d'importation ! On complète ensuite avec 27 kilos de pierres à 1 euros le kilo. Résultat : une économie de près de 240 euros sur le budget pierres de cet aquarium d'eau de mer

    Ce qu'il faut retenir de ce petit article, c'est qu'un écumeur surdimentionné ne remplace en rien les pierres vivantes et que ces dernières peuvent très bien être des roches mortes ressuscitées grâce à un véritable ensemencement de microfaune

     

  • Les coraux du genre Acropora ne pardonnent rien

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    Les coraux du genre Acropora ne pardonnent rien

     

    Acropora en récifal, un genre pas simple

    "Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ,", telle est la devise qui anime ce blog. On pourrait aussi ajouter "pourquoi payer plus quand on peut payer moins ?". La plupart des informations sur le budget et les moyens de maintenance d'un aquarium récifal que l'on peut trouver sur les forums sont basés sur les exigences de certains coraux durs sps. Je profite donc parfois de mon blog, principalement axé sur la microfaune, pour rappeler qu'il n'existe pas qu'un type d'aquarium récifal et que bien d'autres coraux ( sps plus "faciles", lps et coraux mous ), bien moins délicats, sont disponibles sur le marché de l'aquariophilie d'eau de mer. Néanmoins, s'il y bien des coraux durs qui ne se prêtent absolument pas à une aquariophile simple et économique ce sont bien ceux du genre Acropora ; du moins les plus délicats d'entre-eux. 

    Les coraux du genre Acropora occupent généralement les zones du récif intensément éclairé par la lumière solaire, les sédiments inorganiques et organiques sont quasiment absents autour de leurs niches écologiques et en tant que constructeurs de récifs ils ont des gros besoins en calcium et autres éléments chimiques. Par conséquent, afin de respecter ses paramètres, le récifaliste doit employer les grands moyens à tous les niveaux de son bac ( éclairage, épuration, filtration, suplémentation ). Non seulement ces grands moyens ont un coût important ( matériel et produits divers ) mais ils sont aussi gourmands en temps et en "petites attentions" techniques. Avec les coraux du genre Acropora le moindre relâchement dans la maintenance se paie... cash ? Non, même pas cash, à moins de faire une énorme boulette crashant le bac en quelques heures.

    Les coraux du genre Acropora sont rancuniers et leur vengeance se mange froide ! Autrement dit, plus sérieusement, ces scléractiniaires peuvent réagir plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après une variations défavorables des paramètres idéaux. J'ai dit "peuvent réagir" mais j'aurais dû dire "vont réagir" car ils le font toujours... im-pla-ca-ble-ment ! Une petite nécrose va apparaître ici, un blanchiment va se produire là... rien de bien méchant au premier abord. Bien souvent d'ailleurs les coraux du genre Acropora semblent encaisser les mauvais coups et cicatriser de leurs "blessures" et le récifaliste inexpérimenté garde bonne espoir quant à la survie de ces sps. Puis, quelques temps après ce sont plusieurs nouvelles nécroses ou blanchiments qui font leur apparition. Ce qui est encore plus rageant c'est que le corail présente encore des signes de croissance. Il va repartir se dit-on.

    Et puis, soudainement et brutalement, tous les espoirs de l'aquariophile s'écroulent ; le corail qui était encore relativement sain hier soir agonise ce matin. À partir de cet instant tout va très vite et une belle patate corallienne peut entièrement devenir un cimetière. C'est alors la panique et le récifaliste tente de sauver ce qui semble pouvoir l'être encore en bouturant ça et là des parties où subsistent quelques polypes. Rien à faire, le pauvre récifaliste dépité doit se rendre à l'évidence, il vient en quelques jours de perdre l'ensemble des ces Acroporas. Les Montiporas peuvent pardonner, les Sériatoporas peuvent pardonner, les Stylophoras peuvent pardonner, les Pocilloporas peuvent pardonner... Mais pas les Acroporas !

    Je peux apparaître comme trop rédical. Mais j'aurais pu l'être plus encore en étendant mes propos à tous les sps, sans exception. " Qui veut la fin veut les moyens " est un adage qui s'applique à tous les aquariophiles dont le but est de profiter pleinement d'un récifal full sps. De manière générale simplicité et low-cost ne font pas bon ménage avec les coraux durs à petits polypes. À moins de vouloir et de pouvoir gérer à tous les niveaux un bac full sps, il est raisonnable de ne pas s'engager dans un tel projet. Encore une fois, j'invite tous les débutants qui souhaitent"monter" un aquarium d'eau de mer sans se ruiner ni financièrement ni moralement de visionner des vidéos de plongée présentant des niches écologiques majoritairement colonisés par des lps ou des coraux mous ; ils pourront apprécier des formes et les couleurs d'une beauté époustouflante qui "donnerait" bien dans un salon ! 

    Pour finir, je voudrai aussi contrer cette idée reçue qui veut qu'il suffit d'adopter la méthode berlinoise pour maintenir correctement des coraux sps. Ce n'est pas vrai ! La méthode berlinoise n'est ni plus ni moins qu'une autre plus favorable à cet objectif. La gestion d'un bac récifal full sps nécessite des moyens matériels et de maintenance qui dépassent largement ceux qui définissent originellement la méthode berlinoise. Gérer un bac récifal full sps, qui plus est peuplé d'Acroporas précieux, répond à une philosophie aquariophile presque singulière. Les très grands bacs dans lesquels s'épanouissent pleinement d'énormes colonies de coraux durs constituent véritablement des "usines à gaz". Pour le coup, ce terme n'a rien de péjoratif ; il faut impérativement un système complexe et lourd pour parvenir un tel résulat ! 

     

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  • Nourriture vivante pour les coraux et gorgones en récifal

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    Nourrir ces coraux avec du plancton vivant 

    J'ai jusqu'à présent beaucoup parlé sur ce blog de l'intéret du produit de mon élevage de microfaune zooplanctonique pour l'encemencement ou le réencemencement de mes aquarium d'eau de mer. En revanche, je n'ai pas beaucoup traité de son utilisation comme apport de nourriture vivante pour les coraux.

    On a longtemps pensé que les coraux porteurs de zooxantelles ( algues symbiotiques ) avaient seulement besoin de lumière pour subsister. On sait aujourd'hui que ce n'est pas le cas et que l'apport régulier de plancton est indispensable pour un développement optimal des coraux sur le long terme.

    Certains coraux, comme par exemple les magnifiques Parazoanthus gracillis, d'une couleur jaune vive, finiront par ne plus ouvrir leurs polypes puis à dépérir s'ils ne disposent pas périodiquement d'un apport de plancton dans leur alimentation. De manière générale, j'ai remarqué que les Zoanthidés ( Zoanthus, Palythoas, Parazoanthus, Protopalythoas ) s'épanouissent pleinement et ont des couleurs infiniment plus vives quand ils bénéficient de temps en temps d'un apport de plancton vivant

    En fait, je crois que les aquariophiles devraient considérer plus significativement le défaut d'apport de plancton vivant dans un récifal lorsqu'il cherchent à s'expliquer la disparition soudaine et rapide ( ils fondent littéralement ! ) de certaines colonies entières de coraux qui semblaient pourtant s'apanouir auparavant. Quant aux coraux non photosynthétiques et les gorgones azooxanthellées, je suis conscient de devoir la réussite de la maintenance de certaines d'espèces d'entre eux à ma production de plancton.

    L'ouverture des polypes lors de la distribution de plancton vivant est un signe qui ne trompe pas sur la nécessité de cet apport. À ce titre, je ne peux que constater que jamais l'ajout de plancton mort lyophilisé n'a provoqué la moindre réaction de contentement chez mes coraux. Je pense que ce type de produit, si tant est qu'il soit réellement consommé, profite surtout aux éponges, aux bivalves, aux crustacés et gastéropodes sessiles, à la microfaune et à la macrofaune détritivores.

    Les coraux durs à petits polypes ( sps ) semblent bien moins dépendants au plancton vivant que les lps et les coraux mous, surtout les coraux coloniaux. Dans tous les cas je persiste à affirmer que rien ne vaut une présence permanente de plancton dans un récifal, que seuls des ajouts réguliers rendent possible.

    Dans du "vrai" plancton vivant, autrement dit du plancton de qualité qui n'est pas finalement qu'un simple échantillon de copépodes et des rotifères, on trouve des bactéries, de la microfaune zooplanctonique et du phytoplancton. Mise à part ce dernier qui est très rapidement consommé, les bactéries et les larves constituant le zooplancton temporaire vivent ou survivent suffisamment longtemps dans un aquarium peuplé. Même en ajoutant qu'une fois par mois ( c'est tout de même un minimum ) une certaine quantité de plancton vivant, on peut s'assurer une nourriture vivante permanente pour ces coraux.   

     

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  • Créer un récifal méthode DSB pour pas cher et facilement

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    Comment faire un récifal méthode DSB très simplement et pour un moindre coût

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       Voulez-vous créer un aquarium de mer avec un budget restreint au minimum possible ? Je vous propose un exemple de récifal mise en place il y plus de cinq ans et qui fonctionne parfaitement. Je vais donc vous décrire ce qui compose véritablement cet aquarium sans traiter de la manière dont il est agencé au niveau de l'aquascape ; chacun est libre de créer le décor qu'il souhaite, bien qu'à mon avis il soit intéressant de s'inspirer du milieu naturel. Pour ce faire, l'idéal est de visionner des vidéos mise en ligne, sur YouTube par exemple, par des plongeurs ( Cherchez par ex "plongée sur le récif indonésien" ). En ce qui concerne de l'aquarium récifal en question, il s'agit de la reproduction d'une patate corallienne telle que l'on peut en trouver entre la pente interne des récifs et le fond sablonneux des lagons

    Le matériel et les matériaux :

    - 1 cuve de 240 litres bruts ( 120 * 50 * 40 )

    - 1 rampe d'éclairage 120 cm équipée de 4 tubes T5 de 54 watts ( 2 * 10000 k et 2*20000 k ) ( Premier prix ! )

    - 1 petit filtre interne genre "Fluval 3 plus" garni de perlon changé une fois par semaine minimum. Parfois du charbon est ajouté pendant une semaine pour capturer d'eventuels résidus non dégrable bactériologiquement ( phénols par ex ).

    - 2 pompes de brassage à ventouses, 3000l/heures chacune, de marque chinoise ( environ 10 euros la pompe ! ). Celles avec une grosse ventouse unique "collent" parfaitement et ne se décollent pas facilement. Vous pouvez les choisir avec des aimants, mais c'est plus cher. 

    - 1 chauffage 150 watts

    - 1 densimètre ( à aiguille en ce qui me concerne ; moins de 6 euros ) et un thermomètre à ventouse ( 2 euros environ )

    - 80 kg de sable de chantier à enduire ( non traité et sans additif ) de granulométrie 0 /2 (  0,09 €/kg ! )

    - 20 kg de sable de chantier de granulométrie 0/2 + 1 cm de sable plus grossier 2/4 ou 2/5 sur le dessus

    - 20 kg de roches coralliennes mortes ( 1 euro/kg ! )

    La préparation :

    - Préparez votre eau de mer synthétique dans un poubelle propre ou un autre récipient ( la mettre à température et à la bonne densité ). Si vous ne disposez de contenant adapté, vous pouvez vous y prendre en plusieurs fois et compléter progressivement l'aquarium.

    - Lavez les roches coraliennes mortes au karcher ( c'est un peu de travail )

    - Lavez le sable de chantier ( c'est encore plus de travail ! ). Sinon pour environ 190 euros de plus on trouve du sable "spécial récifal" tout propre.  

    La mise en place

    - Remplissez l'aquarium d'un tiers avec l'eau de mer préparée 

    - Déposez le sable fin de chantier en veillant à ce qu'il ne se tasse pas sans s'imprégner d'eau ; c'est la clé pour éviter le colmatage avant que la faune benthique ( les vers en particulier ) ne soient en nombre suffisant pour le remuer naturellement. 

    - Déposez par dessus le sable plus grossier ( préalablement rincé ou non selon votre appréciation )

    - Construisez votre décor rocheux directement sur le sable sans y enfoncer les pierres. Il faut impérativement éviter un enchevêtrement massive de roches qui créerait des zones mortes où le courant d'eau ne circule pas. Veillez à laisser une zone de sable libre de roches à l'avant, à l'arrière et sur les côtés de votre patate rocheuse. 

    - Finissez de remplir l'aquarium, installer le chauffage et le petit filtre interne disposé dans un angle.

    - Installez les pompes de brassage : Disposez une pompe au milieu et à mi-hauteur de chaque vitre latérale. Elles sont orientées de façon que le flux de l'une vient rebondir sur le milieu de la vitre arrière et celui de l'autre sur la vitre avant. Le courant doit surtout animer énergiquement la surface et s'affaiblir au fur et à mesure qu'il descend vers la sable ; les grains de ce dernier ne doivent pas rouler !

    - Encemencez votre bac en bactéries et microfaune ( Très important, pour ne pas dire déterminant ! )

    - Un mois minimum s'écoulera avant de peupler votre bac en coraux mous. Ces derniers vont venir concurrencer les algues qui n'auront pas manqué de déjà coloniser votre récifal pendant la phase de démarrage. C'est aussi le moment d'ajouter des escargots alguivores ( asteas, trochus, turbos... ). Les détritivores proprement dits, comme les crevettes ou les oursins par exemple, très sensibles au variations de paramètres doivent être introduits par prudence seulement après deux mois de maturation du bac. 

    - Vous attendrez un mois de plus ( deux c'est encore mieux ) avant d'acquérir vos premiers poissons. Vous devez peupler progressivement afin de laisser l'écosystème apprendre à "digérer" toujours un peu plus de matière organique et autres polluants. Un DSB est un système d'épuration vivant et naturelle qui ne dipose pas de bouton de réglage. Laisser le temps au monde des petites bêtes de s'adapter en effectif selon la somme de "travail" que lui impose votre récifal

    - Les éventuels coraux durs ne seront introduits qu'après au mons 3 mois de maturation de l'aquarium. 

    Le nombre de coraux et poissons pour un tel bac récifal  :

    Une vingtaine de boutures de coraux peuvent sans problème peupler votre récif ; certains coraux se développent en exemplaires uniques ; d'autres forment des colonies ; il vous faut donc vous renseigner sur leur besoin en terme d'espace et les placer de manière réfléchie. 

    Concernant les poissons, vous pouvez vous baser sur ce principe : 1 cm de poisson sans la queue pour 3 litres d'eau net ( moyenne basée sur une proposition du Professeur Jaubert ) Compte tenu du volume et des mesures de cet aquarium ( 240 litres bruts ) il est préférable de choisir des poissons coralliens de petites tailles adultes ( 8 -12 cms de la tête à la queue ). 

    Pour info mon récifal mature supporte sans aucun problème une surpopulation certaine : voir : https://www.youtube.com/watch?v=F2BaJ6CqJVM

    L'entretien de l'aquarium : Voir l'article : L'entretien d'un aquarium d'eau de mer récifal

     

     

     

     

  • Récifal : Microfaune-macrofaune détritivore et indésirables

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    Récifal : Microfaune-macrofaune détritivore et indésirables

    "Indésirable, il faut vite l'exterminer de ton bac avant qu'il ne soit trop tard !" qu'il a dit, UltraMéga-récifaliste3027, sur le forum.

    Jusqu'à présent nous avons surtout parlé sur ce blog de l'utilité, du rôle essentiel de la micro-microfaune dans un aquarium d'eau de mer récifal, un rôle de détritivore. Mais l'intérêt de ces derniers ne s'arrête pas à leur fonction. À l'instar du naturaliste que la passion incite à scruter l'écorce d'un tronc d'arbre, explorer une vielle souche, gratter la surface de la terre, fouiller les brins d'herbe ou les feuilles mortes sur le bord d'une mare ou retourner une pierre sur l'estran, l'aquariophile passionné du milieu aquatique ne pourra longtemps se contenter d'une vision panoramique de son aquarium.

    Beaucoup de ces récifalistes appréhendent la valeur de leur récif de salon qu'au regard de sa population piscicole et corallienne ; de fait, quand ils atteignent les limites de ce que leur récifal peut contenir en poissons et coraux, ils ressentent une certaine lassitude. Pour conserver la motivation suffisante à l'entretien basique de leurs aquariums récifaux, il leur faut sans cesse ajouter un nouveau poisson ou une nouvelle bouture de corail. Si l'assouvissement de ce besoin ne peut se faire à travers des échanges - qui soit dit en passant freinent sans cessel'évolution du bac vers la stabilté biotique - il conduit inéluctablement à la surpopulation et aux mauvaises conséquences que cela engendre tôt ou tard.  

    Qui ne s'est pas enfant agenouillé devant un fourmilière et n'a pas eu l'attention retenue par son animation ? Il est vrai que j'ai connu pas mal de copains dont la première idée en voyant un insecte était de poser le pied dessus pour l'écraser. Devenu un peu plus grands, ce sont les nids d'oiseaux qu'ils s'empressaint de mettre à sac, oeufs et oisillons compris ! Aujourd'hui, certains d'entre-eux sont peut-être justement ces récifalistes à la vision réduite ? Ces récifalistes qui, en voyant dans leur bac une espèce non-identifiée, ont immédiatement ce mot à la bouche : Indésirable !

    Avez-vous lu comme moi des récifalistes qui racontent comment ils ont dû démonter leur décor pour attraper et massacrer un...  vers polychete innofensif. Il est vrai qu'il n' y a jamais eu autant de méchants vers eunices dans les aquariums que depuis qu'un article sur le net a parlé d'un récifaliste qui avait découvert dans son bac un Eunice aphroditois de 120 cm ( ou quelque chose qui lui ressemble ! ) ; c'est à croire que ces vers, à l'image des humains clandestins aux frontières grimpant dans les camions, "sautent" dans les pierres vivantes d'élevage prêtent à l'exportation. Pour la petite histoire, j'héberge depuis des années un Eunice torquata, d'une petite longueur de 15 cms ; mise à part sortir la moitié de son corps la nuit pour balayer sa pierre de ses appendices à la recherche de sa pitance, ce détritivore vit sa vie de détritivore. Bon, normalement, s'il a bien appris ce que l'on dit de lui sur les forums, il devrait bientôt se transformer en monstre sanguinaire et bouffer tous les poissons et coraux de son bac ! J'ai parlé aussi par ailleurs sur ce blog de gros vers Eurythoe que je nourris de nori à la pince

    De la taille de ces espèces qui se mesurent en centimètres jusqu'au celle qui se mesure en milimètres, il peut y avoir dans un récifal une multitude d'animaux qui ne sont ni des poissons ni des coraux ! L'observation de ces espèces a largement de quoi occuper le récifaliste que la vision panoramique de son aquarium commence à ennuyer. Certes, il y une différence entre un copépode tout mignon parce qu'il reste petit et un vers annélide pouvant mesurer plusieurs mètres de long. D'abord, avec des milliers d'espèces de ces vers, faut-il avoir la malchance de tomber sur le faible pourcentage d'entre elles qui dépassent les 10 cms. Ensuite, il faut au moins être capable de maintenir son récifal pendant de nombreuses années pour qu'un de ces "vers géants" atteigne une taille incompatible avec celle de l'aquarium. Pour finir, avant que ce pensionnaire devenu malgré lui "indésirable" est atteint la taille limite supportable, l'aquariophile naturaliste, et donc observateur, aura eu mille occasions de l'extraire de son récif !

    Tout cela pour dire qu'il est dommage de se priver de la plus-value naturaliste que peut apporter une riche et variée microfaune-macrofaune détritivore. Autant effectivement une même population de poissons ou de coraux entretenue longtemps peut lasser certains aquariophiles, autant il faudrait plus d'une vie entière pour "faire le tour" des spécificités et des comportements de la population de détritivores. Les indésirables, les vrais, ceux qui ne sont pas désignés ainsi seulement à cause de leurs aspects physiologiques sont rares en récifal. Mise à part les parasites qui ne peuvent pas faire autrement que de parasiter, bon nombre de détritivores ne deviennent Persona non grata que par nécessité nutritionnelle. N'est-il pas tentant quand on est un crabe alguivore dans un aquarium sans algues de goûter un petit polype de corail et de finir par en aimer le goût ? N'est-il pas excusable quand on est un gros "vers de feu" affamé d'avoir envie d'avaler ce petit gobie qui dort tranquillement dans faille rocheuse ?

    Débutants en aquariophilie d'eau de mer pas de panique ! Prenez le temps d'élargir vos recherches ( sur les sites de biologie marine par ex ) quand quelqu'un vous crie hâtivement : "Indésirable, il faut vite l'exterminer de ton bac avant qu'il ne soit trop tard !"

     

     

  • Copépodes vivants pour hippocampes, Synchiropus, coraux

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    Les copépodes vivants pour hippocampes, Synchiropus, coraux ...

    Lorsque l'on maintient dans ses aquariums des planctonophages en général, et des hyppocampes, des Syngnathes ou des Synchiropus en particulier, se procurer de la nourriture vivante pour récifal doit être un préoccupation de tous les instants. Bien que ne pouvant constituer à eux seuls une nourriture vivante pleinement satisfaisante, les copépodes présentent plusieurs avantages qui expliquent pourquoi ces derniers sont le plus souvent proposés par lesboutiques en ligne proposant à la vente de la microfaune vivante

    L'avantage quantitative

    La classe des copépodes est incontestablement la plus représentée, proportionnellement, dans une  eau véritablement chargée en zooplancton. Par exemple, dans un prélèvement d'eau de mon élevage de microfaune zooplanctonique, les espèces de copépodes sont tellement nombreuses que ce sont elles que l'on aperçoit immédiatement en posant le premier coup d'oeil dans l'échantillon. Il est difficile d'estimer le nombre de copépodes dans un prélèvement de 50 cl ( 500 ml, une petite bouteille d'eau ). À vue de loupe, on peut sans trop se tromper, penser qu'ils sont plusieurs centaines. Et encore, on ne voit bien que les plus "gros" ; on devine simplement les plus petits sans être bien certains que ce sont des micro-organismes appartenant à cet ordre.

    Ce sont les copépodes qui donnent immédiatement une valeur de nourriture vivante à un prélèvement de mon élevage que je décide d'ajouter dans ce seul but. À moins de verser la bouteille de 500 ml la nuit, je sais que la très grande majorité de ces copépodes finit dans le ventre de mes poissons ou dans la bouche de mes coraux. Le reste vient se coller sur les vitres et prennent rapidement l'habitude de descendre dès le lever du jour jusqu'à la surface du sable où ils se cachent dans ses interstices. Des poissons très vifs, comme les Chromis Viridis par exemple, prennent très vite l'habitude de cueillir ces copépodes quand ils ont l'imprudence de se tenir trop haut sur la vitre au-dessus du substrat. Les hyppocampes préféreront les gober lorsqu'il déambulent sur les algues supérieures et les Synchiropus les captureront à la surface du sable ou des pierres. 

    L'avantage qualitative :

    Les copépodes ne sont ni plus ni moins nutritifs pour les planctonophages que les autres classes de microfaune. En revanche, ils ont l'énorme avantage desupporter relativement bien le transport postal quand celui-ci dépasse les 72 heures ( un délai que j'estime en général raisonnable pour la majorité des espèces zooplanctoniques ; 48 heures étant bien entendu préférable. ). Certains commerçants préconisent une conservation au réfrigérateur dans le cas où l'aquariophile ne souhaite pas verser la totalité du flacon immédiatement dans son bac ; pour ma part, dans ce cas, je trouve préférable de les laisser à température ambiante dans un simple petit bac en plastique empli avec de l'eau de mer de son récifal et d'y adjoindre un petit aérateur.

    L'autre avantage, et non des moindres, est que les copépodes sont suffisament visibles pour que même morts les poissons de pleine eau les chassent dans le courant des pompes de brassage. Les autres espèces de microfaune décédées pendant le voyage ( il y en aura toujours ), de tailles microscopiques, serviront de repas aux coraux et autres invertébrés sessiles, qui sont naturellement armées ( tentacules, toiles, plumeaux, tubes d'aspiration ) pour les attraper en pleine eau. À moins d'y introduire une fiole de gammares adultes morts, je n'ai jamais compris les récifalistes qui craignent de polluer leur bac avec un ajout de microfaune. Les prédateurs dans un aquarium, même en phase de démarrage ( avec quelques pierres vivantes ), sont trop nombreux pour que des restes subsistent. En revanche, ces mêmes aquariophiles "micro-phobiques" nourriront sans hésitation leurs coraux avec du plancton mort, du moment où ce dernier est distribué par une marque connue. Allez comprendre ! 

    Peut-on se contenter des copépodes ?

    Ma réponse est non, absolument non ! Pas plus que des rotifères d'ailleurs. En tous cas pas dans le cas où l'on héberge des poissons strictement planctonophages ( hyppocampes, Syngnathes ou Synchiropus ). Les passionnés de Syngnathiformes savent trop bien à quel point la vie de leurs pensionnaires ( chevaux de mer, poissons-trompettes, poisson-flûtes ) dépend en grande partie de la variété spécifique de la nourriture vivante. Un hyppocampe, tout comme un Dragonnet, pourra donner l'impression de se contenter de copépodes ou de rotifères, puis un jour, il meurt sans signe avant-coureurs de détresse. Si les carences alimentaires peuvent être évitées grâce aux nourritures sèches de qualité en ce qui concerne bien d'autres poissons d'aquarium d'eau de mer, ce n'est pas le cas des poissons refusant absolument ce type d'aliment. Le zooplancton varié spécifiquement est finalement la seule nourriture qui soit valable pour eux

    Si vous avez des questions :  Aide et conseils en ligne

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  • Faut-il nourrir la microfaune-macrofaune en récifal ?

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    Faut-il nourrir la microfaune-macrofaune en récifal ?

    Cet article s'adresse surtout aux récifalistes gérant des bacs très artificialisés. Si votre bac est écosystémique ( maintenance écologique ), reportez-vous plutôt directement à cet article plus récent : Faut-il nourrir la microfaune dans un récifal ? 

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    Après la prédation, la seconde cause de la disparition de la microfaune dans un aquarium récifal est la sous-nutrition. Imaginez que dans un bac écologiquement équilibré, chaque petit trou dans chaque pierre est occupé par une mini-ophiure, un gammare, un vers... Et ne parlons pas des interstices d'un lit de sable épais ! Certains aquariophiles considèrent à tord que les détritivores peuvent se contenter des restes de la nourriture distribuée aux poissons. La biomasse des détritivores, quand bien même on la réduirait aux plus gros crustacés, gastéropodes comme les nassarius, vers et échinodermes, dépasse en volume "consommateurs" largement celle d'un poisson comme un zebrasoma flavescens.

    Je nourris régulièrement à la pince quelques gros vers polychetes ( 25 cm de long et larges comme des stylo-plumes ) avec de gros fragments d'algues nori préalablement imbibées de jus de moules ou d'huîtres. Notons en passant que ces animaux généralement craintifs et detestés par beaucoup de récifalistes sortent de leurs cachettes pour venir chercher à découvert cette nourriture dont ils raffolent. Est-ce pour cela qu'ils ne touchent à rien d'autres dans leur bac ? Je peux vous affirmer qu'un gros vers est capable d'avaler en une bouchée un carré de nori de 6 cm sur 6. Quant aux petits ophiures dont les tentacules dépassent des pierres et aux gammares, ils réduisent à néant en quelques minutes un petit morceau de chair de crevette quand ils parviennent à s'en saisir avant les poissons. Ne parlons pas des gourmandes crevettes et des groinfres de nassarius.

    Sans même avoir besoin de se déplacer sur les récifs du Pacifique, il suffit de fouiller une retenue d'eau sur l'estran du littoral atlantique pour remarquer la quantité de morceaux d'algues mortes, d'escargots et de crustacés morts pour évaluer le garde-manger de ces animaux. Bien entendu il n'est pas question d'en arriver là dans nos aquariums. Seulement, entre l'abondance de nourriture dans la nature et les quelque millettes sur lesquelles nous comptons pour alimenter la macrofaune il y un juste milieu que chacun doit déterminer raisonnablement.

    Les détritivores n'ont-ils pas justement pour fonction dans nos aquariums d'éliminer les excédents de "bouffe" ? Certes oui, mais encore faut-il qu'il y en ait ! La phobie des phosphates et nitrates, que la mode des récifaux full sps a exacerbée ces 15 dernières années, incitent les récifalistes à nourrir juste ce qu'il faut pour que rien ne soit laissé par les poissons et c'est très facile d'y parvenir, d'autant plus si des planctonophages capables de détecter la moindre infime particule de nourriture composent la population piscicole. Dans ce cas, pourquoi donc héberger des détritivores omnivores ? N'est-il pas plus raisonnable de se contenter des mollusques brouteurs d'algues ?

    Si la macrofaune ne trouve pas de reste à manger, imaginez le sort de la microfaune par conséquent privée de matières organiques parcellement dissoutes. Reste les fèces des poissons qu'elle peut consommer. Oui, sauf que les récifalistes qui sous alimentent leurs bacs sont souvent les mêmes qui le sur-épurent et le sur-filtrent. Comment peuvent-ils ensuite s'étonner et déplorer la pauvreté de leur microfaune ?

    Cela est très bien, mais comment fait-on alors pour ne pas polluer son bac si on nourrit la microfaune-macrofaune à sa faim ? Et bien, on fait exactement la même chose pour cette dernière que pour les poissons : on la nourrit de ce qu'elle peut consommer, ni plus ni moins ! Comment détermine-t-on la quantité que la microfaune-macrofaune peut consommer sans en laisser ? D'abord, à moins de verser en une seule fois une boîte entière de perles alimentaires, le risque de polluer un bac, en augmentant légèrement et progressivement la quantité de nourriture dans un bac équilibré est faible, pour ne pas dire nul ; croyez-moi, la population de microfaune-macrofaune va très vite s'adapter à cette manne en multipliant très rapidement ses effectifs. Ensuite, si vous ne connaissez pas assez bien votre propre aquarium, vous n'avez qu'à tester l'évolution des phosphates et des nitrates.

    Que les choses soient claires, si votre défi permanent est de conserver un milieu absolument oligotrophe, ce qui n'est nécessaire que dans certains types de récifaux full sps hyper exigeants, vous devez renoncez purement et simplement à l'idée d'un écosystème et à la microfaune ; par conséquent votre question "faut-il nourrir sa microfaune en récifal ?" ne se pose plus ! 

    Coup de gueule opportun  :

    Pourquoi donc un aquarium full sps délicats ne peut-il pas être un écosystème ? À l'heure où j'écris cet article je ne connais aucun de mes "amis" récifalistes qui ne sachent encore comment parvenir à conserver durablement en vie les coraux les plus exigeants sans les maintenir "sous perfusion" et dans un milieu "aseptisé". Jamais ces avisés récifalistes de l'extrême n'auraient l'impudence de prétendre gérer de véritables écosystèmes

    La plupart de ces coraux fragiles sont à portée des portefeuilles de débutants en aquariophilie et de récifalistes ignorants mais orgueilleux ! Nécroses, blanchiments, blanchissements... ben pourquoi ? qu'ils se demandent les gars sur les forums, l'unique source où ils puissent sans trop d'efforts intellectuels leurs informations. Mais pourquoi donc s'obstinent-ils à maintenir ces coraux ? Il y en a tant d'autres aussi beaux. J'avoue être parfois choqué par ce massacre de vivant. Voilà c'est dit... Mais je sens que je vais faire de ce sujet un prochain article complet.

     

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  • Maintenance d'un récifal : le mystérieux et subtil climax

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    Maintenance d'un récifal : le mystérieux et subtil climax

     

       Tout aquariophile véritable, pour qui un aquarium est bien plus qu'une vitrine, vise à l'atteindre sans généralement savoir qui il est vraiment : le climax ! Le climax est en quelque sorte pour les aquariophiles ce que le Graal étaient aux légendaires Chevaliers de la Table ronde. Sans le savoir c'est au climax que le récifaliste doit les plus beaux instants de contemplation que son récifal puisse lui offrir. Le climax peut se manifester avec la même force dans le plus modeste pico-récif  peuplé de trois coraux mous que dans le plus spectaculaire récifal "full sps". Quand le climax est là tout est beauté et sérénité ; quand il n'est plus là l'esprit du récifaliste se disperse et la rêverie n'opère plus. Comme un drogué tombant de son extase l'aquariophile cherche alors tous les moyens de remonter au septième ciel.

    La pierre philosophale serait-elle cachée dans les paramètres ? L'aquariophile ouvre une première boîte de produit chimique pour tester, puis une seconde, puis une autre encore ... Tiens le Kh est un peu bas même si du côté calcium et du magnésium cela va. Les phosphates ! les phosphates, le problème doit être là ! Non. Les nitrates ! cela ne peut-être que cela car j'ai abusé hier, ou plutôt les poissons ont abusé, de fragments d'huître bien juteux. Et bien non, rien d'alarmant de ce côté non plus. Tout va bien théoriquement mais le feeling n'est pas bon. C'est bien souvent dans ces moments de solitude que les récifalistes inexpérimentés consultent les "médecins" des forums avant de laisser le sorcier qui sommellait en eux s'exprimer. Un peu de ceci, un peu de cela, changement de ceci, changement de cela... Plus l'aquariophile à l'esprit agité le cherchera plus le climax s'éloignera ; jusqu'à ce qu'il se retire si loin et laisse se déchaîner le procussus macable qui conduit au crash définitif ! 

    Le climax est en fait une notion théorique qui sert à désigner un état idéal d'équilibre écologique. Sur le plan purement scientifique le climax est une entité éco-dynamique trop "vague" pour que son existence soit formellement acceptée. Il n'empêche que tous les scientifiques oeuvrant dans le domaine de l'écologie appréhendent le terme climax pour symboliser de manière pratique l'équilibre parfait d'un écosystème. Au niveau de l'aquariophilie il faut surtout retenir que la notion de climax s'applique essentiellement à la biome, la communauté végétale et animale, indépendamment des facteurs abiotiques ( le non vivant ). C'est ce principe qui fait que l'aquariophile, dépité, peut s'écrier : je ne comprends pas tous mes paramètres sont bons et pourtant mon vivant ne va pas bien !". 

    Pour bien comprendre la dynamique du climax, à défaut de pouvoir le saisir, il faut penser l'aquarium comme "succession écologique", autrement dit comme un grand ensemble vivant, une sorte de mega-organisme à échelle réduite, dont le mouvement global dépend des échanges relationnels entre toutes les espèces de vivants que le composent ( des bactéries aux poissons, en passant par la microfaune, la macrofaune et tous les autres invertébrés ). Dans ce cadre on ne parle plus de "simple" relation pyramidale facile à schématiser mais d'un système de communication dans lequel circulent d'innombrables micro-informations, autres que des signaux alimentaires. De ces informations dépend la dynamique de chaque espèce et par conséquent celle de l'entité " aquarium" que nous venons de considérer comme une entité vivante. Quand cette dernière est pleinement épanouie nous la contemplons, heureux et fière de notre bac

    En conclusion, il est intéressant de retenir que l'équilibre d'un aquarium, à fortiori celui fort complexe d'un récifal, ne dépend pas uniquement des facteurs "grossiers", ceux dont nous pouvons évaluer les états à l'oeil ( les bio-indicateurs comme les poissons, les coraux et les algues ) et ceux que nous mesurons à l'aide de tests chimiques ( les paramètres ) mais aussi d'invisibles ou peu visibles organismes utiles. Non seulement ces derniers sont indipensables,  en terme de présence, au fonctionnement de l'écosystème, mais ils émettent aussi des signaux quant à leur état d'épanouissement ; des signaux qui influencent et déterminent cette encore mystérieuse entité écologique qu'est le climax.

    Donc, en plus d'employer les grands moyens chimiques et techniques pour "soigner" nos aquariums, nous devons faire preuve aussi de "psychologie" et essayer d'entendre les non-dits de nos aquariums ! Comment ? Personnellement, je n'en connais pas d'autres que d'écouter attentivement mes écosystèmes captifs en bon "père" naturaliste

     

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  • L'entretien d'un aquarium d'eau de mer récifal, quel labeur

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    L'entretien d'un aquarium d'eau de mer récifal

     

    Info : Les informations sommairement exposées sur cette page sont développées sur "Tout savoir sur la microfaune en aquarium récifal"

    Mon blog étant thématiquement et résolument consacré à la microfaune en aquarium récifal, je ne m'étendrai pas sur des considérations générales de maintenance ; à ce titre, je vous conseille tout particulièrement de visiter le site Mr Récif Captif .

    Ce présent article, traitant brèvement de l'entretien d'un aquarium d'eau de mer, s'adresse aux futurs aquariophiles marins que cette tâche rebute et aux aquariophiles plus confirmés qui en viennent progressivement à la négliger. Aux premiers profitent l'excuse de l'ignorance ; aux seconds je ne trouve pas d'excuse, sinon celle d'une pratique aquariophile partiellement motivée.

    Je viens juste avant d'entreprendre la rédaction de cet article de procéder à l'entretien hebdomadaire d'un petit aquarium récifal DSB de 200 litres, un volume moyen pour de nombreux récifalistes. Il s'agit donc là de relater un expérience concrète et non d'exposer une théorie tirée d'un manuel d'aquariophilie

    Cette opération aura duré en tout et pour tout 30 minutes chrono. Si vous pensez que ce temps d'entretien hebdomadaire est encore trop long alors mieux vaut ne jamais créer un aquarium ou revendre celui que vous possédez déjà avant qu'il ne s'affiche dans votre salon comme une insupportable projection de votre négligence ! 

    Voici le détail de cette grande affaire :

    - Remplissage d'un seau avec 18 litres d'eau neuve et branchement dans ce contenant d'un chauffage de 300 watts, histoire que cette eau à 12 dégrès atteignent rapidement les 25 degrés que je souhaite.

    - Pendant ce temps de chauffe : Retrait, avec un grand gobelet gradué, de 18 litres d'eau "usée" de l'aquarium en question. J'en ai profité pour aspirer quelques cyanobactéries colonisant uniquement ( allez savoir pourquoi ? ) la surface d'une petite zone de sable de 10 cm sur 5 cm

    - Grattage des agues vertes microscopiques voilant la vitre frontale, à l'aide d'un simple carte de fidélité délivrée par une animalerie que je ne fréquente quasiment jamais. Vous remarquerez que, contre toute logique, j'ai effectué ce grattage après avoir retiré l'eau "sale" ; et bien oui, il serait dommage de priver certains habitants de ce bac de cet apport opportun, certes très modeste, de phytoplancton. J'ai aussi remis en place un rejeton de discosoma qui entreprenait de prendre son indépendance par rapport à sa colonie mère. Quoi d'autre ? Ah oui, j'ai changé le perlon ( mais ça je le fais tous les trois jours ) d'un petit filtre interne

    - Retour vers mon récipient d'eau neuve qui est à présent à bonne température. Retrait du chauffage ( débranché et refroidi prélablement ! ) et introduction de sel synthétique à l'aide d'un verre gradué fourni par le fabriquant. Grâce à détail, certains auront peut-être reconnu la marque de ce sel. Ce dernier se dissout en quelques secondes et l'eau d'eau de mer ainsi reconstituée est utilisable presque qu'instantanément. Ajustement de la densité à l'aide de  mon bon vieux super densimètre à aiguille. C'est prêt !

    - Ajout de l'eau salée neuve dans mon bac à l'aide d'un gobelet ( le seau est trop plein pour le soulever à bout de bras ). Arrêt à moitié du seau pour une petite vérification de la densité dans l'aquarium et cette fois versement directe ( maîtrisée tout de même ) du reste de l'eau neuve

    Voilà, voilà...le petit récif est encore plus beau à regarder à travers ses vitres toute propres, l'eau semble plus cristaline, une euphyllia se gonfle comme pour me féliciter. Ah, quel labeur ! Pardon, quelle bonheur !

    J'ai parlé d'entretien hebdomadaire et certains pourrait penser qu'il y a peut-être un entretien mensuel ou trimestiel bien plus contraignant à effectuer. Et bien non, même pas ! Cela fait quatre, ou peut-être cinq ans je ne sais plus, que cet aquarium récifal est ainsi entretenu chaque semaine, comme tous les autres d'ailleurs.  

    Ps : je vais maintenant ajouter un peu de microfaune zooplanctonique dans ce bac tout propre, car je suis conscient que je viens de jeter avec l'eau du bain plein de bébés flottants innocents qui ne m'avaient rien demandé. 

     

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  • Récifal berlinois, surécumage et microfaune

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    Récifal méthode berlinoise, surécumage et microfaune

    " On pourrait cependant reprocher à l'écumeur d'éliminer des oligo- éléments. C'est un inconvénient mineur puisque les poissons reçoivent ces oligo-éléments dans leur alimentation. Malheureusement beaucoup d'invertébrés retirent les oligo-éléments de l'eau et non pas de la nourriture. Il est donc préférable de ne pas installer d'écumeur dans un aquarium d'invertébrés "

    Cet extrait est tiré du livre L'aquarium Marin Tropical de Frank de Graaf. Cet ouvrage, présenté par son éditeur français ( Bordas, Dépot légal : mars 1988 ) comme le premier guide complet de l'aquariophilie marine, fut pour moi-même et tant d'autres "vieux" aquariophiles une référence pédagogique. À cette époque les aquariums d'eau de mer sont principalement des fish only dont le décor rocheux est agrémenté de squelettes de coraux morts. Il n'est pas encore question dans ce livre de la maintenance des coraux telle que nous la concevons aujourd'hui ; de fait, le terme "invertébrés" y désigne, sans trop les détailler spécifiquement, de nombreux animaux que nous classons aujourd'hui dans la catégorie un peu fourre-tout "macrofaune" ( crustacés, echinodermes, vers annélides, mollusques ). Il faut donc garder à l'esprit que l'auteur, à l'époque conservateur du célèbre Aquarium Artis d'Amsterdam, se réfère essentiellement à ce type d'invertébrés lorsqu'il publie cette affirmation quant à l'usage de l'écumeur

    Ce que De Graaf considère comme un aquarium d'invertébrés n'est finalement rien d'autre qu'un bac d'élevage spécifique de macrofaune-microfaune telle que ceux que je maintiens. Il a effectivement raison d'affirmer que l'écumage va à l'encontre des besoins des invertébrés dont la niche écologique naturelle se caractérise abiotiquement par sa richesse en matières nutritives. Les oligo-éléments sont parmi les facteurs abiotiques les plus déterminants quant à la productivité de zooplancton temporaire ( oeufs et larves de la macrofaune ). Qu'il soit en aval ou en amont du système de filtration annexé à un aquarium récifal l'écumeur prive en grande partie la macrofaune et microfaune de son alimentation. Par conséquent, les récifalistes adoptant la méthode de maintenance berlinoise doivent reconsidérer le refuge au regard de sa fonctionnalité conceptuelle, à savoir servir d'abri à la macrofaune, et par conséquent réévaluer plus raisonnablement sa capacité productive de microfaune !

    Soit-dit en passant, peut-on encore désigner véritablement de méthode berlinoise la tendance moderne qui vise à accorder à la fonction épuratrice de l'écumeur plus d'importance que celle des pierres vivantes ? L'écumeur est alors considéré comme le "poumon" de l'aquarium. Le surécumage, étant assurément le meilleur moyen actuel de répondre aux besoins écologiques des coraux durs les plus exigeants, participe à mon avis d'une méthode de maintenance récifaliste à part entière, qui doit se décider à couper le cordon avec l'authentique méthode berlinoise et oser se faire un nom propre. En dehors de l'aquarium dit "full sps" et ses exigences finalement singulières, la plupart des récifaux peuvent se contenter de la méthode berlinoise originale, c'est-à-dire des pierres vivantes à qui l'on offre un petit écumeur efficace afin de les soulager d'une partie de leur tâche épuratrice

    Personnellement, de part mon expérience de la maintenance de la microfaune au sein d'un récif captif , je dois relativiser l'inconvénient de l'écumeur que Frank de Graaf signale dans son ouvrage le plus populaire.

    Finalement, les récifalistes maintenant dans les sous-sols de leurs habitations des aquariums "géants" emplis "à craquer" d'énormes colonies de sps, notamment des Acroporas, ne sont pas légion. La grande majorité de aquariophiles d'eau de mer possèdent desbacs de salon de taille modeste ( moins de 1000 litres ) dans lesquelles ils tentent de reproduire le plus fidèlement possible une ou deux petites patates coralliennes telles que celles qui parsèment ça et là les fonds des lagons de faibles profondeurs. Ces dernières doivent leur naturelle beauté à la diversité des coraux qu'elles supportent.

    En général se côtoient sur ces patates coraliennes des coraux mous et des coraux durs. Ces derniers, isolés et ne formant pas de larges colonies, n'ont pas les exigences abiotiques de leurs cousins "hauts placés" des platiers ; la sédimentation organique et inorganique étant bien plus importante en milieu lagunaire. Il n'y donc a-priori aucune raison valable de surécumer l'eau de leurs aquariums et un écumeur à la puissance normalement proportionnée laissera une part respectable de nutriments à la population de micro et macrofaune pouvant y survivre.   

     

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  • Comment évaluer la population de microfaune dans un récifal

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    Comment évaluer la population de microfaune dans un récifal 

    " J'essaie de voir de la microfaune dans mon récifal mais je ne vois rien du tout, sinon quelques gammares qui se faufilent entre les pierres". On peut lire fréquemment ce genre de propos sur les forums aquariophiles. D'abord, quelques gammarus sp. ce n'est pas rien du tout car cette macrofaune produit probablement de la microfaune spécifique. Bien entendu, on n'est très loin d'une population véritable de microfaune telle qu'on la conçoit sur ce blog. Ensuite, percevoir furtivement des gammares affolés témoigne d'une méthode d'observation inappropriée, consistant probablement à balayer directement sur le décor rocheux un faisceau lumineux. Tout le monde sait que c'est la nuit, lorsque l'aquarium est éteint, que la microfaune peut le mieux se révéler. 

    Il paraît qu'il suffit de recouvrir l'ampoule d'une lampe d'un morceau de plastique transparent rouge pour ne pas effrayer la faune d'un aquarium. J'ai bien entendu, depuis longtemps, testé cette méthode. À partir du moment où la macrofaune-microfaune fuit instinctivement la lumière que je projette sur elle,  même sans s'affoler, je ne peux, d'un point de vue naturaliste, être totalement satisfait de mon observation

    Le problème de ce mode d'observation ne vient pas de l'utilisation ou non d'un voile rouge sur la source d'éclairage mais de la projection directe du faisceau lumineux sur les animaux. De nombreuses espèces composant la microfaune et macrofaune sont photophobes ; autrement dit elles fuient instinctivement la lumière, que cette lumière soit rouge, verte ou bleu ! Ces espèces photophobes ont la capacité de se retirer dans un abri à une vitesse telle que la vision humaine n'a pas le temps de les percevoir. Ainsi s'explique le mystère des apparitions "soudaines" de gros vers errants ( trahis par leur corpulence ) dont l'aquariophile n'avait jamais imaginé la présence dans son bac pourtant vieux de quelques années. Alors, vous pouvez imaginer que bon nombre d'autres espèces, bien plus petites à l'âge adulte que ces vers, pouvent rester presque infiniment invisibles ! L'autre défaut de la projection directe d'une lumière sur le susbrat est qu'elle masque, par réflexion, les mini-organismes qui sont là, juste devant nos yeux, sur la vitre frontale par exemple, ou flottant dans la colonne d'eau comme de vulgaires particules de "poussière" .

    Je peux vous assurer qu'il suffit que je pointe le faisceau de ma lampe d'observation ( qui n'est autre que la led de mon portable ) perpendiculairement à la vitre frontale pour que les milliers d'animalcules qui s'y trouvent agglutinés disparaissent à mes yeux. En fait, le meilleur moyen de bien observer la microfaune de son récifal est tout simplement de se munir de son téléphone portable, généralement équipé en son sommet d'une petite lampe, et d'une simple loupe ronde à manche ( au rayon accessoires scolaires des supermarchés ). Le portable dans une main doit être tenu de manière à ce que le faisceau lumineux émanant de son ampoule soit parallèle à la vitre. L'autre main vient positionner la loupe dans ce faisceau. Vous allez alors voir apparaître, s'il y en a encore dans votre aquarium bien sûr, une multitude de minuscules bestioles se déplacant sur la vitre à la recherche de bactéries ou de micro-algues à consommer. Au premier abord elles paraissent toutes semblables mais avec un peu de concentration vous allez découvrir que ce n'est pas le cas.

    Il n'est toutefois pas possible avec cette méthode simple d'observation  d'identifier les espèces différentes ; le but est juste d'évaluer sa population de microfaune. Si vous avez du sable dans votre aquarium, cette méthode vous révelera probablement d'autres animalcules, notamment entre les grains de la couche superficielle. Ce n'est pas fini ! En portant à présent votre regard aussi profondément dans le bac que votre loupe le permet vous ferez peut-être d'autres découvertes surprenantes. Et, cette fois, les gammares vous apparaîtront, certes moins "illuminés", mais beaucoup plus calmes et vaquant normalement à leur occupations de gammarus

    Il suffit parfois de voir les choses sous un angle nouveau, en l'occurence celui d'une lampe de poche, pour qu'un monde se révele tout autrement ! Dans tous les cas, l'observation de la population de microfaune visible sans matériel de laboratoire exige de la patience et de la concentration. Bien souvent un regard insistant sur un morceau de roche ou une parcelle sablonneuse permet de révéler l'infime mouvement d'une petite bête que l'immobilité rendait indécelable. Il est possible, a fortiori si vous ne faites jamais d'ajouts, que votre population de microfaune soit quantitativement dérisoire... Mais avant de dire "il n'y a rien du tout dans mon bac", faites au moins l'effort de bien chercher... Et surtout de la bonne manière ! Il ne faut pas perdre pas de vue non plus que l'on parle de microfaune, donc de micro-organismes par définitions de taille inférieur à 0,2 mm. 

    Pour les récifalistes qui possèdent un poisson Mandarin ou autres espèces du genre Synchiropus l'observation de l'état de santé en dit long sur la qualité de la population de microfaune dans un bac. 

    Si vous avez des questions :  aquamicrofaune@gmail.com ou  m.me/Aquamicrofaune

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  • Comment la microfaune se reproduit-elle dans un récifal ?

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    Comment la microfaune se reproduit-elle dans un récifal ?

     

    Par quel miracle, alors qu'aucun ajout de pierres vivantes ou de boutures de coraux n'a été fait depuis bien longtemps dans un récifal mâture, un tout petit exemplaire d'un organisme sessile, comme par exemple un escargot du genre Dandropoma ou une moule tropicale Perna viridis, apparaît-il à un bout de l'aquarium alors que ses "parents" sont fixés sur les roches à l'autre bout ? On sait sur ce blog que le processus de reproduction de la majorité des espèces composant la macrofaune implique une phase zooplanctonique : Les "parents" propulsent dans la colonne d'eau des centaines, voire des milliers de gamètes ou d'oeufs fécondés qui produiront des larves. Ces dernières, de taille microscopique, sont portées par le courant pendant une période d'une durée variable selon les espèces, avant que le temps pour elles soit venu de se fixer sur les roches, les vitres ou de pénétrer le sable.

    Les probabilités qu'une de ces larves, à la totale merci des nombreux planctonophages peuplant nos aquariums, achève ce processus est infime. Cette probabilité est encore considérablement diminuée dans un récifal sur-écumé et micro-filtré. Que ce soit dans l'océan ou dans nos bacs toutes cesespèces de macrofaune-microfaune misent sur le nombre de gamètes ou d'oeufs émis lors de la reproduction. L'objectif productif de mon élevage spécifique est bien entendu d'éliminer au possible les facteurs défavorables à la survie du zooplancton afin de prélever des échantillons les plus concentrés et les plus diversifiés possibles. Ainsi, un seul prélevement de l'eau de mes bacs terminaux, chargés de zooplancton, contient infiniment plus de gamètes, d'oeufs et de larves d'espèces diverses que peut en produire le plus productif des refuges à microfaune.   

    Il y a des signes qui ne trompent pas ! Lorsque j'ajoute volontairement en pleine lumière un prélèvement de microfaune zooplanctonique dans mes bacs peuplés, je vois immédiatement les principaux poissons planctonophages ( les Pomacentridés ) s'agiter en tout sens comme lors d'une distribution de nourriture classique. Je ne parviens bien entendu pas à voir à l'oeil nu ce qu'ils mangent mais leurs coups de têtes caractéristiques trahissent leur occupation. Je sais parfaitement qu'ainsi distribué cet ajout a surtout valeur de nourriture vivante de haute qualité nutritive et physiologiquement adaptée ( taille ) au régime alimentaire naturel de ces poissons. C'est ce même type de nourriture "invisible" qu'aiment "picorer" les Synchiropus et espèces apparentées. Lorsque j'ajoute cette même microfaune zooplanctonique le soir après l'extinction des feux, il n'y a guère que les Pterapogon kauderni, aux moeurs crépusculaires, et les coraux qui en profitent. Dès lors, je peux dès le lendemain matin constater que de nombreux minuscules copépodes ( phase zooplanctonique très courte ) sont "collés" aux vitres. Je sais aussi par expérience que ce que je vois ne constitue qu'une infime partie des larves de zooplancton que le brassage a projeté pendant la nuit sur et dans le substrat et que les semaines suivantes réserveront à ma curiosité naturaliste, de bonnes surprises !    

     

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  • Transformer un bac d'eau douce en récifal, en 10 étapes

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    Transformer un bac d'eau douce en récifal, en 10 étapes

     

    Le contenu de cet article est destiné aux aquariophiles désirant transformer facilement leur bac d'eau douce en un petit aquarium d'eau de mer récifal simple et sans prétentions autres que de maintenir des espèces piscicoles et coralliennes réputées robustes.   

    Combien de fois, dans les animaleries, ai-je pu entendre des aquariophiles d'eau douce arrivant devant la batterie d'aquariums eau de mer dirent à leurs conjoints ou leurs enfants qui s'extasient devant Nemo Amphiprion sp ) : " Ben non on peut pas avoir cela, ça vit en eau de mer c'est trop compliqué ". Mais qu'est-ce qui est plus compliqué demande naïvement le conjoint ? Et là, bien souvent, à défaut de pouvoir vraiment répondre, l'aquariophile d'eau douce fige en silence son regard sur les poissons d'eau de mer qui le font tant rêver.

    Bien sûr, cet aquariophile y a déjà pensé à transformer son aquarium d'eau douce en aquarium d'eau de mer. Puis, il est allé sur les forums spécialisés... Et son rêve s'est perdu dans les méandres des posts de récifalistes pour qui un aquarium marin est forcément un récifal peuplé des coraux durs et des poissons coralliens les plus délicats. Lui, ce qu'il veut c'est utiliser le modeste bac d'eau douce ( disons < 150 litres ), qu'il possède pour le remplir d'eau salée et y mettre quelques coraux mous, un couple de poissons clowns et pourquoi pas deux ou trois autres petits poissons. Ce n'est pas possible de faire cela ? C'est si compliqué ?

    Et bien non ce n'est pas compliqué ! D'abord, il n'existe pas en vérité d'aquarium spécial eau de mer ! C'est uniquemement le matériel qui accompagne la cuve de verre ( écumeur, bac à décantation, rampe d'éclairage ) qui donne légitimité à cette qualification. Ensuite, l'écumeur et le bac à décantation ne sont aucunement indispensables dans le cas d'un projet simple comme nous l'imaginons. Quant à la rampe d'éclairage, à moins que vous teniez absolument à ce que votre aquarium soit ouvert, il suffira de changer ses tubes d'eau douce par des tubes pour eau de mer ( kelvins plus élevés ). Si vous aviez un aquarium d'eau douce sainement planté, il y a de fortes chances que le nombre de watts par litres convienne aussi aux coraux mous.  Le seul matériel que l'on ne possède généralement pas en aquariophilie d'eau douce est la pompe de brassage. Une petite pompe de brassage dont le flux de sortie est orienté vers la surface est le tour est joué. Il suffira de varier manuellement de temps en temps son orientation latérale pour varier les courants. Le chauffage ? Si votre chauffage était capable de chauffer de l'eau douce jusqu'à 25 dégrés C il le fera de même avec de l'eau salée

    Ah oui,l'eau de mer, cela se fait comment ? C'est compliqué ça, non ? Et bien, pour un petit volume, on prend simplement de l'eau de source en bouteille ( pas de l'eau minérale ! ) sans phosphates ni nitrates, on y ajoute du sel synthétique vendu spécialement, on mélange, on mesure la densité avec un simple densimètre à aiguille ou flottant et on l'ajuste entre 1022 et 1026. Le truc est de veiller à ce que la densité choisie reste ensuite constante dans l'aquarium en comblant régulièrement l'évaporation avec de l'eau douce ( car le sel ne s'évapore pas ! ). Dans un aquarium fermé l'évaporation est moindre

    Pour l'instant ça va ? Bon, nous arrivons à la grande affaire des changements d'eau, qui font souvent figure d'épouvantail aux yeux de beaucoup de récifalistes. Pourtant, rien ne vaut des changements d'eau réguliers pour réussir la maintenance d'un récifal. 10 % du volume d'eau de l'aquarium remplacés chaque semaine par de l'eau neuve préparée préalablement suffisent ; et cela ne prend qu'une trentaine de minutes environ. Il existe maintenant des sels synthétiques qui permement l'utilisation immédiate de l'eau de mer fabriquée

    Les étapes de la création de ce récifal "simple". 

    1, Emplissez l'aquarium d'un tiers avec l'eau salée préparée ( densité et température )

    2, Disposez une épaisseur de 6 cm environ de sable de granulométrie 0/2 ( du sable à enduire de chantier, sans additifs et bien lavé, fait parfaitement l'affaire ). Ce sable fin étant relativement compact, il est impératif que l'eau pénètre bien entre chaque grain, d'où le remplissage préalable de l'étape 1. Rajoutez deux centimètres de sable plus grossier, par exemple du sable de corail ou du sable coquillier; ses interstices constitueront la niche écologique privilégiée de lamicrofaune-macrofaune indispensable.

    3, Déposez sur le sable votre décor rocheux. Ne vous ruinez pas dans les pierres vivantes ; 1 ou 2 kg de pierres vivantes de bonne qualité suffiront à apporter les bactéries et les premières espèces de macrofaune utiles ; le reste sera constitué de pierres mortes ( roches coralliennes naturelles ou roches synthétiques adaptées ).  

    4, Complétez l'aquarium avec l'eau de mer préparée ( densité et température ). Branchez votre filtre mécanique ( perlon ), votre chauffage et votre pompe de brassage. L'eau va être trouble pendant environ 24 heures. Rappel : la direction du flux de brassage vers la surface a deux raisons : Favoriser les échanges gaseux ( oxygène - co2 ) et éviter de déranger le sable. Pour comprendre pourquoi je vous invite à chercher et lire des articles deJean Jaubert ou de Ron Schimek traitant deslits de sable épais ( Deep Sans Bed, DSB )

    5, Au bout de trois jours changez votre perlon afin d'éliminer éventuellement les débris d'algues ou d'éponges mortes ( pierres vivantes ) et la poussière de sable emprisonnés.  

    6, Ensemencez votre aquarium avec de la microfaune. Ce blog traitant thématiquement de l'importance capitale de la microfaune vous apportera les informations nécessaires. 

    Commence maintenant la phase de maturation qui devra durer au minimum un mois. Ce n'est pas long croyez-moi si vous avez un minimum d'intérêt pour la nature et sa dynamique évolutive ; il se passe plein de choses dans le bac pendant ce temps, surtout la nuit quand les "petites-bêtes" sortent de leurs cachettes ! Des algues de toutes sortes vont se développer ; ne paniquez pas, la plupart vont disparaître naturellement à la prochaine étape. Ne faites pas de changement d'eau pendant cette période. Rappel : Le perlon est un matériau très bon marché, n'hésitez pas à le changer aussi souvent que vous le pouvez ! Ne clochez pas votre sable car ce sont justement les sédiments s'y déposant qui vont nourrir la faune qui l'habite. Les trois premiers mois d'un récifal ne sont pas des plus esthétiques ; mais votre patience sera ensuite largement récompensée sur ce point !  

    7, L'ensemencement initiale en microfaune zoopanctonique aura probablement donné naissance à quelques escargots marins. Encore trop petits pour accomplir la tâche que l'on attend d'eux, à savoir brouter les algues et "nettoyer" le sable, vous devez aquérir quelques gastéropodes adultes. Les fiches "détritivores" ne manquent pas sur le net et vous n'aurez aucun mal à faire les bons choix.  

    8, Un autre mois aura rapidement passé. Il est temps d'introduire les premiers coraux. Là aussi il est facile de choisir sur le net les coraux mous les plus robustes ( Sarcophytons, discosomas et apparentés, zoanthus, sinularia, capnella, etc. ). Parmi ces coraux l'un d'entre-eux servira d'anémone de substitution à votre couple de poisson clowns. L'introduction de ces coraux va contribuer, par concurrence alimentaire, à encore réduire la population d'algues indésirables. Vous pouvez aussi favoriser ce processus en en arrachant manuellement certaines, comme les filamenteuses

    9, Nous entamons le troisième mois et vous pouvez à présent acquérir vos premiers poissons, en l'occurence le couple d'amphiprions sp. que vos enfants attendent avec impatience. Vous n'ajouterez d'autres poissons ( par unité ou couple ) que le mois suivant et ainsi de suite. De toutes façons, nous traitons là de la maintenance d'un petit aquarium et la limite de population piscicole sera vite atteinte. De grâce, ne succombez pas à la tentation de la surpopulation ; c'est le meilleur moyen de provoquer un déséquilibre écologique et de gâcher tout ce que vous avez bien fait auparavant ! Dans un petit récifal le peu de poissons peut avantageusement être compensé par de magnifiques crevettes tropicales

    10, Il est temps de procéder au premier changement d'eau. La suite n'est qu'une alternance d'instants contemplatifs et de tâches d'entretien... Ces dernières doivent normalement participer de votre passion ; quand l'entretien basique d'un récifal devient un labeur pour l'aquariophile le crash n'est pas loin !  Personnellement, je considére l'entretien d'un récifal comme celui d'un jardin zen aux inspirations sauvages.

    Vous constaterez que certains coraux ne se plaisent pas, que d'autres poussent si vite qu'il est nécessaire de les bouturer souvent. Comme en eau douce il y des plantes aquatiques que l'on ne parvient pas à tenir, sans bien toujours savoir pourquoi, il y en eau de mer des coraux qui font des caprices... Alors on se passe de ces espèces c'est tout. Il sera bien temps, si plus tard vous voulez maintenir des coraux durs délicats de vous lancer des défis de chercheurs en biologique marine et par désespoir, de vous arracher les cheveux devant une colonie d'acroporas précieux qui osent remettre en question votre qualité de récifaliste accompli en blanchissant ou nécrosant à vue d'oeil !  

    PS : Ce n'est pour rien que j'ai décidé de consacrer un site dédié entièrement à la microfaune en récifal. Mon expérience m'a démontré que de sa présence en quantité et en qualité ( espèces variées ) dépend la réussite durable d'une aquarium d'eau de mer récifal. Si je devais imaginer schématiquement un aquarium comme un immeuble, je placerai inconstestablement la microfaune, ou plus précisément le plancton vivant ( zooplancton, phytoplancton, bactéries ) en constituant des fondations ! 

     

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  • Combien de temps faut-il pour voir sa microfaune augmenter ?

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    "En combien de temps un ajout de microfaune zooplanctonique va-t-elle faire effet dans mon aquarium ?"

    La patience est une des qualités déterminantes pour la bonne gestion d'un aquarium récifal. Dans la nature il y un temps pour tout et certains aquariophiles, qui plus est débutants, cèdent trop facilement à l'empressement. Ainsi, ils en viennent à être tentés par des produits miracles censés accelérer certains processus naturels, comme ceux nécessaires à l'établissement des colonies bactériennes et de la population de microfaune-macrofaune au sein d'un bac récifal nouvellement installé. Le questionnement " En combien de temps un ajout de microfaune zooplanctonique va-t-elle faire effet dans mon aquarium ? " revient fréquemment à travers les conseils que l'on me demande via ma boite E-mail . J'ai donc eu envie d'y répondre ici de manière générale. 

    Quelques mots à propos des produits dits "boosters de microfaune" : Bien que n'en ayant jamais testés moi-même, je devine qu'ils sont constitués de matières nutritives partiellement dissoutes. Il est donc logique qu'ajoutés dans un récifal oligotrophe ( pauvre en nutriments ) ils vont effectivement combler la carence nutritionnelle qui empêchent le développement de la macrofaune se reproduisant sans passage des larves par une phase zooplanctonique. Cet effet reste logiquement ponctuel puisque l'objectif de l'aquariophile adepte des bacs "aseptisés" aura tôt fait après avoir testé ses taux de phosphates et nitrates d'employer tous les moyens pour retrouver l'état initial oligotrophe de son eau. En deux ou trois jours la population de macrofaune va bien évidemment retomber à son niveau le plus bas. Il s'agit là d'une démarche incohérente qui n'a rien à voir avec un processus visant à l'implantation durable de microfaune telle que je l'entends. 

    Revenons au temps nécessaire pour constater effectivement les effets de l'ajout de microfaune zooplanctonique. D'abord il faut savoir que l'unique paramètre qui peut effectivement accélerer naturellement la durée pour qu'un oeuf devienne larve puis adopte sa forme adulte est la température de nos aquariums, généralement plus élevée que la température moyenne sur les récifs tropicaux ; un degrés Celius supplémentaire peut parfois réduire de 30 % cette durée. Ensuite, il est impératif de préciser que l'ajout de boosters tels que définis ci-dessus n'aura aucun impact sur la durée de la phase planctonique ; le zooplancton ne peut pas être "engraissé" pendant seulement quelques heures pour être ensuite privé de nourriture. Entre une eau oligotrophe et une eau eutrophe il y un juste milieu qui convient à toute la population d'un récifal, y compris aux coraux durs !  

    La durée de la phase zooplanctonique en aquarium varie de 1 à 30 jours selon les espèces. Les plus rapides sont tous les petits crustacés que nous rassemblons vulgairement sous le terme de "podes". Les copépodes par exemple peuvent être visibles sous leurs formes adultes, sur les vitres ou sur la couche superficielle du sable, seulement après quelques heures après l'introduction du zooplancton. Il faudra en revanche attendre au moins 20 jours pour qu'une larve de gastéropode ou d'echinoderme apparaissent sous sa forme adulte et une trentaine de jours en ce qui concerne les vers polychètes utiles. Tout cela dépendra de nombreux paramètres qu'on ne parvient pas encore à définir scientifiquement. Il est ainsi facile de comprendre pourquoi nous découvrons de nouveaux petits animaux dans nos bacs bien après l'introduction des pierres vivantes susceptibles de les apporter.  

    Sachez aussi que, tout comme le petit zèbre doit rapidement se tenir sur ses pattes après sa naissance s'il veut échapper aux prédateurs, le zooplancton temporaire, celui dont nous parlons, a tout intérêt à ne rester qu'un minimum de temps à flotter dans la colonne d'eau et à trouver prestement un abri dans le substrat ( pierressable, coquilles vides, dessous de discosomas, etc. ). Les larves zooplanctoniques étant pour la plupart incapables de se diriger volontairement dans le courant doivent compter sur les courants pour les projeter dans ces abris ; voilà pourquoi je vous conseille par ailleurs de laisser "tourner" les pompes de brassage. Rassurez-vous, ces microscopiques animalcules sont bien trop petits pour être broyés par l'hélice d'une pompe ! 

     

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  • Supplémentation, additifs et microfaune en récifal

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    Les poudres de Perlinpimpins, addfitifs et supplémentation en aquarium récifal

    Ajouts de calcium, de magnésium, de Potassium, de Strontium, d'Iode, d'Oligo-éléments, de KH +, de Lugol, d'Acides aminés, de résines et produits anticeci-anticela, de boosterceci et boostercela... et j'en passe. Des aquariums sous perfusion ! Et quel budget ! En reste-il au moins pour la microfaune ? De toute façon la microfaune ne fait pas partie des ajouts que l'aquariophile prévoit dans son budget "higt tech". Pourtant, ce serait bien la seule, si on l'insérait à notre belle liste d'additifs, qui serait indispensable au bon fonctionnement d'un aquarium récifal ! 

    Tous ces ingrédients surajoutés devraient être naturellement présents et en quantité suffisante dans un récifal entretenu par des changements d'eau réguliers, qui plus est si cette eau de mer est fabriquée avec un sel de qualité. Si ces renouvellements d'eau ne suffisent pas à maintenir l'équilibre bio-chimique d'un aquarium récifal, c'est que l'écosystème de ce dernier n'est pas équilibré. De même que l'on ne peut pas élever 1000 vaches sur les 10 hectares de prairies d'une petite ferme bio, on ne peut pas élever non plus 100 coraux durs dans le volume réduit d'un aquarium de taille moyenne. Lorsque l'on ne respecte pas cette logique écologique on doit alors parler d'élevage intensif, et donc se contraindre effectivement à combler le défaut d'autosuffisance par des apports extérieurs et une mécanisation forcée.

    Croyez-moi, il y bien longtemps que j'aurais cessé l'aquariophile d'eau de mer si je devais ajouter tous ces produits dans mes récifaux ! Non pas principalement pour une question de budget mais surtout pour une question de philosophie aquariophile. Certains pourraient me rétorquer que le besoin d'ajouter régulierement de la microfaune peut, selon la même logique écologique, être symptomatique d'un déséquilibre de l'écosystème. Seulement, à la différence des éléments listés en début d'article, dans lesquels baigne en permanence le récif, la macrofaune productrice de microfaune zooplanctonique occupe une niche écologique différente de celle de ses principaux prédateurs ( poissons et coraux notamment ).

    C'est sur et dans le substrat profond que la majorité de cette microfaune, dite benthique, demeure et son "produit" ( ses oeufs et larves ) remonte, surtout la nuit, vers les couches supérieures du récif. Dans un aquarium, la macrofaune est, du fait de la proximité des niches écologiques d'un récif captif, pratiquement toujours exposée aux prédateurs, ce qui explique que sa population finit toujours par régresser. Il ne s'agit donc pas là d'un fait résultant d'un déséquilibre biotique ( du vivant ) de l'écosystème, comme c'est le cas de la supplémentation chimique,  mais plutôt de la conséquence d'une configuration abiotique ( agencement physique de l'aquarium )... Et sur ce point, à part disposer d'un aquarium aux dimensions incroyables, on ne peut pas y faire grand-chose !  

     

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  • Débutant en récifal, ce qu'il ne faut surtout pas faire

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    Débutants en aquariophilie d'eau de mer, on vous dira de ne surtout pas faire comme moi ! 

    "Bonjour,

    Je débute en aquariophilie d'eau de mer récifal et je voudrais savoir si je fais bien. 

    J'ai de grosses épaisseurs de sable et je ne cloche jamais ce sable. J'ai des populations piscicoles légèrement plus élevées qu'il ne faudrait. Je nourris relativement copieusement mes poissons ( fragments de moules, de crevettes, d'huîtres, etc.) et mes invertébrés ( plancton ). Je ne fais pas régulièrement les tests préconisés en eau de mer ( phosphates, nitrates, calcium, magnésium, etc ) et je ne peux vous dire mes paramètres à ce jour. J'ai juste un densimètre à aiguille. Je brasse avec des pompes chinoises à bas-prix. J'héberge des coraux durs ( sps, lps ) dans des bacs sans écumeur ; certes ils ne poussent pas hyper rapidement et ne sont pas flashys. Je n'ai pas de RAH, de RAC, de pompes doseuses et je n'utilise aucune supplémentation.

    Je trouve que mes récifs captifs ressemblent assez fidèlement aux vrais que l'on voit en plongée en Indonésie et je suis satisfait. Est-ce que je fais bien ce qu'il faut ? "

    Imaginez les foudres et les prédications funestes que déclencherait un tel post sur un forum d'aquariophilie récifal ! Pourtant, tout est vrai... sauf que je ne suis pas débutant et que les bacs en questions "tournent" pour la plupart depuis des années. Pensez-vous que le fait d'ajouter à ce post les changements d'eau d'environ 10 % par semaine ( avec de l'eau sans nitrates, ni phosphates bien sûr ) et une population de microfaune qualitativement et quantitativement riche changeraient quelques choses aux réactions de certains membres zélés ? 

    Mais je peux tout vous expliquer Monsieur le Juge ! J'ai beaucoup desable dans mes bacs car il participe à l'épuration. Je ne cloche pas le sable car les sédiments sont utiles à l'épifaune et à la meiofaune. J'ai un peu plus de poissons qu'il ne faudrait car il m'a fallut parfois ajouter une espèce faisant défaut à l'écosystème, comme par exemple un Labroides dimadiatus pour déparasiter, une Salarias pour broûter, un zebrasoma pour élaguer... mais je le jure Monsieur le Juge ce sont toujours des poissons de tailles raisonnables.

    Quoi, un Zebrasoma flavescens dans moins de 300 litres net ! Je reconnais Monsieur le Juge que ce pauvre poisson serait mieux dans le modeste aquarium de 3000 litres prônant dans le "petit" salon de votre grande villa entre les têtes d'animaux sauvages que vous avez fièrement chassés en Afrique... Pour ma défense, j'ose croire, en le voyant dépasser son espèrance de vie dans la nature, au regard de sa couleur éclatante et de son allure majestueuse, que mon poisson ne va pas trop mal.

    Je nourris bien la faune de mes aquariums parce que tout simplement j'aime les voir manger comme j'aime manger à ma faim. Je crains bien moins les excés de nourriture que l'insuffissance des restes tombant jusqu'au fond et susceptibles de combler l'appétit d'une armée de détritivores benthiques toujours affamés. Quant à la couleur et la croissance des coraux durs, je me contente simplement de leurs couleurs naturelles et je n'ai pas pour mission écologique de repeupler la Grande Barrière de corail avec leurs boutures.

    Mes paramètres et la supplémentation ? Mea-culpa... Puisque tout va durablement bien, j'ai la naïveté de penser qu'il en sera ainsi tant que je ne jouerai pas à l'apprenti chimiste et ferait confiance à mon intuition de naturaliste. Ah oui, j'allais oublier mon banal densimètre à aiguille. Qu'en dire ? Et bien qu'il mesure une certaine densité que je veille à laisser constante. 

     

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  • L'écosystème dans un aquarium récifal

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    Comprendre l'écosystème d'un aquarium d'eau de mer récifal

    Les mails que je reçois témoignent que ce blog thématique éveille tout particulièrement l'interêt d'une catégorie de visiteurs ayant une philosophie de l'aquariophilie peu représentée sur les sites et forums spécialisés. En mettant l'accent sur l'importance fondamentale de la microfaune en récifal, c'est indirectement une pratique aquariophile plus écologique, et finalement plus simple, que je tends à révéler aux débutants pas encore endoctrinés par les gourous et adeptes inconditionnels des aquariums "usines à gaz" dénaturalisés. Les récifaux hyper-esthétisés, "plus beau que nature", qu'ils affectionnent et donnent pour modèles canoniques n'ont que l'apparence du vivant.

    Comment, lorsque l'on est naturaliste dans l'âme, peut-on apprécier les couleurs flashies d'un récif captif de scléractiniaires délicats maintenus vivants sous-perfusion ? Lorsque je me trouve devant ce type d'aquariums qui en mettent plein les yeux en façade et cache en arrière plan un système de maintenance industriel je ne vois que nature morte. De beaux poissons et de beaux coraux conservés dans un milieu aseptisé, voilà ce que je vois seulement. Les propriétaires de ce type d'aquariums testent, calculent, régulent, évacuent, compensent... Et surtout s'empressent de faire de belles photos, qu'ils vont même parfois jusqu'à retoucher, avant de les exposer sur les forums en espérant recevoir, comme les écoliers des images, des éloges flatteuses.

    Qui sont donc ces récifalistes qui ont besoin des autres pour apprécier par eux-mêmes la valeur de leur récif captif ? Peut-on imaginer que leur démarche ostentatoire ne vise que le partage ? Même pas, car il suffit d'émettre quelques critiques négatives sur leurs bacs pour que leurs réactions condescendantes ou virulentes trahissent leur manque d'assurance. Ces récifalistes ne savent pas eux-mêmes si leurs aquariums les satisfont. Cette aquariophilie " bling-bling" est à l'image de certains adolescents qui réduisent la "valeur" de leurs propres copines à ce qu'en pensent superficiellement les autres. Superficielle, tel est l'adjectif qui qualifie le plus pertinemment cette aquariophilie d'eau de mer ( ou d'eau douce d'ailleurs ! ) qui à l'écosystème qui devrait être au centre de son bac susbsitue un système qu'il dissimule derrière ! 

    Tout cela pour dire qu'à côté de l'aquariophile récifal hyper-technicisée, qui a sa raison d'être, il existe une autre aquariophilie, disons plus naturaliste, qui mérite ses titres de noblesse et n'a pas à se soumettre à une aquariophilie "usinière" qui s'impose sur le net comme une orthodoxie !  Mon blog consacré à cette microfaune qui constitue la pierre écologique angulaire de cette aquariophilie participe de cette démarche réactive.

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  • La méthode DSB en récifal, la microfaune essentielle

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    La méthode DSB en récifal, la microfaune essentielle

       

        La méthode DSB ( Lit de sable épais ), qu'elle soit inspirée de Jean Jaubert ou de Ron Schimek, est fortement décriée en Europe et en France tout particulièrement. Aux Etats-Unis cette méthode de maintenance sans écumeur est très prisée, du moins tout autant, sinon plus, que la méthode berlinoise. Il y déjà plus de 20 ans que j'expérimente cette méthode dans certains de mes bacs ; le plus "vieux" récifal DSB atteignait 15 ans quand j'ai été contraint, pour des raisons non-aquariophiles, à le démonter. Le sable de cette aquarium, épais de 15 à 20 cms, était "propre" et ne dégageait aucune odeur particulière sinon celle, normale et naturelle, de ce type de niche écologique peuplée d'une méiofaune, mésofaune et de vers bentiques adaptés.

     

    Plus encore qu'avec la méthode berlinoise, qui ne dépend pas strictement de l'écosystème car elle est largement supplée par un système artificiel, la richesse de la population de microfaune et macrofaune est la clé de la réussite de la méthode DSB. S'il est relativement facile de se procurer ces bestioles "travailleuses" outre-Atlantique, soit en la pêchant soi-même sur les côtes tropicales soit en l'achetant dans le commerce spécialisé, ce n'est pas le cas en France. Cet état de fait a été, en autres raisons naturalistes, un motif de développement de mon élevage spécifique de microfaune planctonique. Bien que quelques kilos de pierres vivantes importées, d'excellente qualité et rapidement acheminées apportent inconstestablement son lot de macrofaune utile, notamment les vers fouisseurs, il n'en reste pas moins que cela n'est pas suffisant. Quant au sable vivant disponible en France, il contient surtout des bactéries enkystées et éventuellement des oeufs de durée ou de résistance de microfaune et macrofaune... si le frottement des grains de sable entre-eux pendant le transport ne les ont pas broyés. Il est bien évident quema production personnelle de microfaune zooplanctonique a été déterminante pour l'encemencement de mes DSB et pour ceux de quelques amis récifalistes

     

    Possédant mon propre élevage de microfaune ( je ne parle pas de simples refuges ! ) il m'est effectivement facile de réencemencer régulièrement un récifal DSB. Inéluctablement, sans ajouts périodiques,  la population de microfaune et macrofaune se rarifiera ou deviendra trop pauvres en variété d'espèces. Cette raréfaction qualitative ou quantitative de la macrofaune et microfaune est nettement plus rapide dans un récifal berlinois, l'absence de lit de sable épais privant la faune benthique de la niche écologique l'abritant de ces prédateurs.

    Finalement, ce court article avait surtout pour objectif de dire à tous ses détracteurs, qui pour la plupart ne l'ont jamais testée, que la méthode DSB fonctionne parfaitement et durablement, ni moins bien ni mieux que la méthode berlinoise ! Moi, j'aime les deux méthodes de maintenance en aquariophile d'eau de mer,  car chacune m'apporte des plaisirs différents au niveau de la contemplation ; la première est principalement axée sur la biodiversité, la seconde sur l'esthétisme

     

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  • Débutants, comment créer facilement un aquarium eau de mer

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    Débutants, comment créer facilement un aquarium eau de mer

    Il paraîtrait qu'un aquarium d'eau de mer c'est plus compliqué qu'un aquarium d'eau douce... Et bien moi, je vous dis que ce n'est pas vrai !  Je mets au défi les récifalistes qui répendent cette idée reçue de reconstituer et de maintenir durablement un biotope de Discus sauvages brésiliens dont le décor est constitué essentiellement de racines de bois flotté ; La rareté des plantes associée à l'absence d'écumeur y rend la réduction des nitrates bien plus difficile que dans un récifal sur-épuré par une "usine à gaz" ! Il faut comparer ce qui est comparable ! Effectivement un aquarium d'eau de mer récifal censé représenté le platier externe ou la pente externe d'un récif densément colonisé par des coraux durs sera plus difficile à gérer qu'un aquarium d'eau douce hébergeant de robustes vivivares d'élevage ( guppies, platys, etc. ).  

    Que vous ayez un peu d'expérience ou pas en aquariophile d'eau douce, il y a une question primordiale que vous devez vous poser impérativement : Quel biotope récifal vais-je reconstituer dans mon salon ? Pourquoi pas un pinacle corallien de lagon colonisé par une variété de coraux mous colorés ? Vous ne savez pas à quoi cela peut ressembler ? Alors cherchez sur le net des images et vidéos de plongée sur les récifs ( Diving, en anglais ) en y associant par exemple les mots-clés "lagon" et "coraux mous". Magnifique n'est-ce pas ? Ensuite, cherchez des listes de ces coraux "faciles" ( coraux-cuir, discosomas, zoanthus, xenia, etc. ). Ces coraux sont moins exigeants quant à la qualité de l'eau que les coraux durs, ne nécessitent pas un éclairage de compétition, ni de supplémentation en produits divers. La mode est depuis quelques années à la maintenance à tout prix des scléractiniaires ( coraux durs ) ; rien ne vous oblige à la suivre ! 

    Un lit de sable épais ( méthode DSB ), des pierres naturelles de récif ou des roches poreuses artificielles ( type "Aquaroche" ) ; de la microfaune vivante de qualité pour coloniser le tout, un peu de patience ( facilement supportée par l'observation passionnante de toutes ces petites bêtes ), et voici la base fondamentale de votre récif captif constituée. Ensuite, vous introduisez les détritivores ( crevettes, escargots ), vos premières boutures de coraux et quelques semaines après vos premiers poissons récifaux judicieusement choisis à partir d'une liste dite "poissons d'eau de mer pour débutants". Si vous ne surchargez pas votre population piscicole ( par ex : pas plus de 10 poissons d'environ 10 cm adulte pour un 240 litres bruts ), vous n'avez nul besoin de matériel d'épuration complexe ( écumeur, bac de décantation ) ; il vous suffira de faire des changements hebdomadaires d'eau de l'ordre de 20 % du volume net. L'ajout d'un simple petit filtre interne garni de perlon que vous changez tous les trois ou quatre jours facilitera la maintenance de votre aquarium d'eau de mer

    Ce bref article n'a pas pour vocation d'être un manuel pratique pour débutant en aquariophilie d'eau de mer mais un simple rappel à la simplicité ; une simplicité qui fait défaut sur les forums aquariophiles. En vous répandant en questionnements sur ces forums vous risquez de vous perdre tant il est difficile d'y déméler les informations sérieuses, fondées sur une longue expérience, de celles de récifalistes qui jouent les "pros" mais ne sont au fond que des débutants à mon goût ( < 10 ans d'expérience en récifal ) et se contentent bien souvent de répéter, comme des perroquets, ce qu'ils ont entendu par ailleurs, en général des idées reçues fausses. Lisez plutôt de véritables articles développés sur des sites spécialisés, prenez toutes les informations possibles sur une espèce ( poissons, coraux et autres invertébrés ) avant de l'introduire dans votre aquarium. En ce qui concerne la microfaune et son importance capitale dans un écosytème marin, je peux me permettre de conseiller la lecture d'un maximum d'articles publiés sur ce présent blog.

    J'ai créé mes premiers aquariums d'eau de mer à une époque, finalement pas si lointaine que cela, où les informations concernant leur maintenance étaient extrêmement rares. Le peu que l'on pouvait trouver émanait d'aquariums publics exploitant des moyens matériels et scientifiques innaccessibles à l'aquariophile amateur. Ma curiosité de naturaliste associée à un minimum de bon sens m'ont suffit à éviter la majorité des problèmes et des échecs que l'on peut voir étalés sur les forums aquariophiles... Sinplicité, patience et confiance en la Nature, tels sont les mots-clés qui guident mon expérience réussie ( à mes yeux, ce qui est l'essentiel ) en eau de mer depuis plus de 35 ans ! 

     

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  • La microfaune larvaire en aquarium récifal

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    La microfaune larvaire en aquarium récifal

     

    Je le rappelle, l'objectif de mon élevage de microfaune zooplanctonique est de produire et récolter les oeufs et les larves d'un maximum d'espèces utiles

    Encore une fois, je ne veux et peux parler que de ce qui concerne l'observation d'un prélèvement d'eau de mes bacs d'élevage spécifique de microfaune

    D'abord, il faut distinguer le zooplancton permament ( organismes adultes ) et le zooplancton temporaire ( larves de macrofaune ) ; la composition du premier ne résulte pas d'un choix délibéré de ma part ; ce zooplancton permanent et cosmopolite à été introduit invonlontairement et inévitablement dans mes bacs d'élevage il y bien longtemps lors de leur mise en eau avec de l'eau de mer naturelle puissée au large. Ne disposant à l'époque d'aucune information, puisque l'on affirmait dans le milieu aquariophile que le plancton en général était impossible à maintenir vivant en captivité, le défi a été de trouver les conditions idéales à sa survie et surtout à sa reproduction. Ce zooplancton permanent est composé en grande partie de zooflagellés, protozoaires, et rotifères ( brachionus plicatilis ); ces animalcules assurent, avec le phytoplancton, une part importante de la nourriture naturelle du zooplancton temporaire

    La population de zooplancton temporaire au contraire du zooplancton permanent ne doit rien au hasard ; les espèces que je suis susceptible d'observer dansun prélèvement dans mon élevage correspondent aux espèces de macrofaune présentes dans mes bacs. Ce zooplancton temporaire est constitué des larves de la macrofaune. Cette macrofaune étant volontairement riche en nombre d'espèces sélectionnées ( pas d'indésirables ! ) il est tout à fait logique que le zooplancton qu'elle produit le soit aussi. À noter qu'une certaine proportion de ce zooplancton est bien entendu encore sous forme d'oeufs ; ce qui facilite la survie d'un maximum d'espèces à des conditions de transports pas toujours idéales. Même si la composition du zooplancton temporaire dans un prélèvement varie en fonction des périodes, du rythme des reproductions respectives et du hasard du prélèvement ( toujours effectuée dans plusieurs bacs pour favoriser la biodiversité ) on peut citer la présence régulière et en quantité intéressante des espèces strictement pondeuses en eau libre et celles capables d'adopter indiféremment la ponte sur support ou dans le substrat ou celle en pleine eau.

    Voici une liste des espèces susceptibles de se trouver sous forme d'oeufs ou de  larves dans un prélèvement d'eau de mes élevages

    Info : Il existe des dizaines, des centaines, voire des milliers d'espèces pour chaque genre de chaque famille et les identifier précisément est extrêmement complexe et nécessite du matériel de laboratoire high tech et des opérations ( dissection par ex ) délicates, généralement hors du champ de pratique de l'aquariophile lambda. Le sigle sp ( (species) signifie que le genre est cité sans décliner en détails les différentes espèces qui le composent. 

    - Oeufs et /ou larves de petits crustacés utiles ( exclusion des parasites )

    - amphipodes 
    ( Phtisica sp, Pseudoprotella sp , Caprella sp, Podocerus sp, Chelura sp, Siphonoecetes sp, Corophium sp, Monocorophium sp, Ampithoe sp, Dexamine sp, Parapleustes sp, Leucothoe sp, Iphimedia sp , Sextonia sp, Bathyporeia sp, Les gammares : Gammarus sp, Cheirocratus sp, Maera sp, Gammarella sp, Melita sp, Apherusa sp, Monoculodes sp, Ampelisca sp,  Haustorius sp, Urothoe sp, Talitrus sp, Orchestia sp, 

    - Isopodes  ( Paragnathia sp, Gnathia sp, Cyathura sp, Paranthura sp, Limnoria sp, Eurydice sp, Sphaeroma sp, Lekanesphaera sp, Dynamene sp, Campecopea sp, Cymodoce sp, Astacilla sp, Idotea sp, Stenosoma sp, Cleantis sp, Janira sp, Jaera sp, Munna sp, Ligia sp, Armadillidium sp

    Copépodes : Calanus sp, Notodelphys sp, Pachypygus sp, Cyclops sp,  Oithona sp, Corycaeus, Macrosetella sp,  Siphonostomatoïda sp,  Arcatia sp, 

    - Mysidacés
     ( Praunus sp ) ( Schistomysis sp ) Paramysis sp, Gastrosaccus sp, Mesopodopsis sp, Neomysis sp, Leptomysis sp, Siriella sp, 

    - Cumacés

    Eocuma dollfusi, Iphinoe sp, Cumopsis sp, Pseudocuma sp

    Tanaïdacés

    Apseudes sp, Apseudopsis, Tanais sp, Zeuxo sp, 

    - Leptostracés

    Nebalia sp

    - Oeufs et /ou larves de mollusques utiles

    La majorité des esgargots détritivores habituellement présents dans nos aquariums, notamment Stomatella sp, Astraea sp, Turbo sp, Tectus sp, Cérithium sp, Chiton sp.

    - Oeufs et / ou larves d’échinodermes utiles

    Mini-ophiures et Astérina   

    - Oeufs et /ou larves de petits vers utiles ( Je ne possède aucun vers nuisibles )

    Annélides ( dont Spirographes ), Cirratulidaevers spaghettisSipunculiensNémertiens, Eurythroe... Dans un récifal sans sable ( bare buttom ) la majorité de ces larves de vers, ne trouvant pas leur niche écologique, servira uniquement de nourriture vivante aux planctonophages ( poissons, coraux, etc. ). En revanche, une bonne partie de ces vers utiles colonisera avantageusement un lit de sable épais (DSB Shimek ou Jaubert - )

     

  • Microfaune contre cyanobactéries en aquarium récifal

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    Un récifal richement peuplé en microfaune ne souffre généralement pas d'invasion de cyanobactéries

     

      Je n'ai jamais constaté de développement invasif de cyanobactéries dans mes aquariums récifaux personnels, enrichis en microfaune ! Mon affirmation rejoint les propos suivants du Professeur Jean Jaubert : 

    Mon expérience des aquariums récifaux est vielle de 32 ans et je n’ai jamais eu de problème grave avec des cyanobactéries. Probablement parce que, dans mes aquariums, ces bactéries ne trouvent pas, de façon durable, les conditions nécessaires à leur prolifération. Il est même possible qu’elles y rencontrent des conditions qui les empêchent de proliférer [] La présence d’une foule de petits animaux [] fait que tous les débris organiques sont dévorés avant d’être décomposés [] Or la présence de matières organiques est un facteur susceptible de favoriser le développement des mattes à cyanobactéries.

    Cyanobactéries en aquarium récifal : notions élémentaires Jean Jaubert (13 janvier 2011)

    Je pourrais aussi ajouter que les gros problèmes de cyanobactéries arrivaient toujours dans des bacs insuffisament pourvus en microfaune

    Jean jaubert n'exprime pas dans l'article référencé ci-dessus autre chose qu'un simple constat et un postulat découlant de son expérience et de ses compétences. De même, je ne me permettrai pas de dépasser les limites scientifiques de son article. En revanche, je peux affirmer que l'ajout de microfaune telle que je la conçois, a résolu relativement rapidement les problèmes de cyanobactéries dans des aquariums "d'amis" où leur présence massive ne pouvait trouver de raisons dans les explications généralement exposés sur les forums d'aquariophilie d'eau de mer. Mes ajouts de microfaune étant toujours finalement des ajouts de plancton vivant, il est impossible de dire qui du zooplancton, du phytoplancton ou des bactéries participe effectivement à la régulation des cyanobactéries. Pour savoir que les ajouts d'échantillons de de zooplancton seul, de phytoplancton seul ou de bactéries seules n'influent en rien sur la prolifération des cyanobactéries, j'aurais tendance à croire que c'est le plancton en sa complétude qui est efficace.

    Conscient de l'impertinence de mon article sur le plan scientifique, je ne m'étendrais pas plus sur son thème ; sa publication sur ce blog n'a de valeur qu'au titre de témoignage empirique. Toujours est-il que j'ai constaté qu'un aquarium récifal riche en microfaune ne souffre généralement pas d'invasion de cyanobactéries ! 

    Découvrez aussi sur ce blog cet article plus complet sur les cyanobactéries et leur traitement biologique

     

     

  • Pierres vivantes ou mortes en récifal et microfaune

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    Pierres vivantes ou mortes en récifal et microfaune

    Inciter les débutants en aquariophilie d'eau de mer a dépenser des fortunes en pierres vivantes est tout simplement innaceptable ! Du moins quand ce lourd investissement est justifié par des arguments mal fondés. Les conseilleurs sur les forums ne sont décidemment pas les payeurs ! Si les véritables pierres de récif, par leur pouvoir de dénitratation, constituent effectivement le socle épurateur de la méthode berlinoise en récifal elles le doivent aux bactéries anaérobies qu'elles renferment en leurs coeurs. Or, ces bactéries, que l'on peut introduire volontairement, auront tôt fait de coloniser des pierres de récif mortes ou des pierres artificielles de qualité ( porosité idéale ). De même en ce qui concerne la microfaune. Ce principe est aussi valable pour le sable vivant

    Quant à la macrofaune, il suffira simplement d'acheter deux ou trois kilos de pierres vivantes indonésiennes importées avec CITES pour établir dans son bac la petite variété d'espèces que l'on trouve généralement dans un récifal. Pour héberger une plus grande diversité de macrofaune il sera nécessaire d'introduire régulièrement des larves zooplanctoniques. La nature étant bien faite le plancton véhiculant obligatoirement un véritable échantillon de zooplancton  fournira l'ensemble des bactéries nécessaires à l'encemencement micro et macro-biologique de l'aquarium ! De plus, le phytoplancton composant ce plancton fournira la nourriture vivante propice au développement de la microfaune

    Au-delà de la considération économique l'utilisation de pierres mortes et/ou de sable inerte participe aussi de la préservation des récifs naturels. Si effectivement des pierres vivantes sont dans leurs pays d'origine spécialement "cultivées" en mer pour être récoltées au fur et à mesure des importations elle n'en demeurent pas moins des pièges mortels à invertébrés, notamment des éponges rares et autres métazoaires sessiles qui ne supportent pas l'émersion et mourront pendant le long voyage jusqu'à nos aquariums récifaux ; l'odeur caractéristique que dégagent les pierres vivantes de qualité à l'ouverture du colis témoigne de ce gâchis écologique. Nous ne parlerons pas ici des indésirables ( aiptasias, vers eunices, squilles, crabes, etc. ) que les pierres vivantes peuvent dissimuler !

    La plupart des conseils sur le démarrage d'un aquarium marin, récifal ou fish-only, prodigués sur les forums sont précieux pour le débutant et je n'ai à redire qu'en ce qui concerne les raisons qu'on y donne pour justifier l'achat, pour des centaines d'euros, de dizaines de kilogrammes de pierres vivantes. La seule raison valable à mon avis de faire son décor d'aquarium entièrement avec des pierres vivantes est l'espoir d'acquérir immédiatement une faune benthique, sessile ou errante, relativement intéressante en terme de variété d'espèces ; Malheureusement, il faut souvent des centaines de kilos de pierres vivantes non acclimatées pour atteindre cet objectif. Personnellement, bénéciant d'un élevage de microfaune et macrofaune anciennement créé et progressivement enrichi dans sa biodiversité, j'ai expérimenté la méthode " 100% pierres mortes, sable inerte + ensemencement en bactéries et microfaune" et je n'ai plus vu aucune différence, après quelques mois de maturation, avec la méthode "pierres vivantes" et/ou sable vivant.  

    Mais attention, peut-être que mes propos ne valent que relativement à la qualité de mon élevage personnel de microfaune ? Dans l'article intitulé "Échantillon de microfaune à la loupe, que voit-on ?"  j'ai précisé que je ne pouvez me permettre de juger de la qualité de ce que propose le commerce en ce domaine.  

     

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  • Échantillon de microfaune pour récifal, que voit-on ?

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    Échantillon de microfaune  pour récifal, que voit-on ?

    N'attendez pas de moi que je me permette de porter un jugement sur les sachets, fioles ou bouteilles de microfaune du commerce aquariophile destiné à l'encemencement d'un aquarium d'eau de mer ou le réencemencement d'un récifal ou proposé comme nourriture vivante. Il est bien évident que, élevant depuis bien longtemps maintenant ma propre microfaune, je ne "consomme" pas ce type de produit. Je ne peux donc parler sérieusement et objectivement que de ce que je peux voir à la loupe dans un prélèvement de l'eau de mes bacs d'élevage spécifiques.

    Il n'y a pas un seul prélevement de mon élevage qui soit versé dans un de mes aquariums sans que je l'observe préalablement à la loupe ; non pas que je n'ai pas confiance en ma production mais parce que j'aime regarder toutes ces minuscules bêtes que j'élève. Et puis, j'avoue que je suis tout de même admiratif du fruit d'un long travail nécessitant beaucoup de patience au début. N'oublions pas que l'élevage de plancton, en général, était considéré comme impossible quand j'ai commencé cet élevage.   Ce n'est pas facile d'observer la microfaune dans ses bacs d'élevage chargée d'algues supérieures et je profite donc de cette opportunité.

    Je prélève en général 50 cl d'eau de plusieurs bacs pour favoriser la diversité d'espèces, que je verse ensuite dans un récipient plastique large. Je secoue toujours dedans quelques grosses touffes d'algues histoire de récolter le maximum de microfaune en nombre et en variétés spécifiques. Je laisse ensuite reposer cette eau pendant quelques instants afin que les inévitables fragments d'algues se déposent au fond.

    Pas besoin d'attendre pour apercevoir immédiatement trois ou quatre gammares adultes qui cherchent à se cacher dans ces fragments. Je m'empresse de les pêcher pour le remettre dans leurs aquariums ; ce qui m'interesse surtout c'est la cinquantaine, voire la centaine, de petits tout faits qu'une grosse femelle gammare peut libérer prématurément de sa chambre incubatrice, probablement à cause du traumatisme que leur cause cette manipulation. Ces petits gammare ( gammarus sp ) prématurés sont souvent viables et se mêlent à la masse de micro-organismes flottant dans l'eau prélevée.

    Un premier regard hâtive à l'aide de la loupe révèle tout d'abord une foule de copépodes nageant en tout sens. Ensuite ce sont des isopodes ( Stenetruim sp ) que je vois "ramper" dans le fond du récipient. Plus haut dans l'échantillon sont les espèces de cyclopes. Mon regard se concentre alors sur le nuage de minuscules particules blanches qui, innombrables, flottent entre deux eaux ou à la surface. Ces particules au premier abord inertes se révèlent être finalement de microscopiques animalcules que ma loupe ne suffit pas à distinguer spécifiquement. A priori ce sont en majorité des Brachionuis sp et des ciliés qui compose le menu idéal des Synchiropus et autres planctonophages. Je peux néanmoins constater à leurs multitudes de formes et de nuances blanchâtres que d'autres espèces sont présentes ; en fait il y probablement autant de larves d'espèces de macrofaune que mes bacs d'élevage héberge de macrofaune.

    Certaines de ces larves deviendront des petits crustacés ( les fameux "podes" ), d'autres des vers tubicoles ou benthiques utiles, des gastéropodes, des astérinas... enfin tout ce que nous désirons posséder dans nos aquariums récifaux pour leur équilibre bio-chimique et pour nourrir naturellement nos poissons, coraux et autres invertébrés. Je dois reconnaître être incapable de donner un nom à toutes ces larves qui nagent dans un échantillon de l'eau de mes élévages et j'avoue que la taxonomie n'est pas ce qui me passionne le plus dans la biologie marine. Moi c'est l'approche écosystémique d'un aquarium que je privilégie, autrement dit les liaisons biotiques qui font l'écosystème

     

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  • Aquarium récifal : macrofaune - microfaune et vice-versa

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    La microfaune et la macrofaune en aquarium récifal

    Toutes les petites bêtes visibles à l'oeil nu que vous pouvez trouver dans un aquarium d'eau de mer ou récifal constitue la macrofaune. Du plus petit, par exemple le copépode ou l'ostracode, au plus grand, comme les ophiures naines, les astérinas, les gastéropodes ou les vers utiles, la macrofaune se décline en une foule d'espèces qu'il faudrait une encyclopédie dédiée pour les citer tous. 

    Le nombre de ces espèces pondant des oeufs directement sur le substrat est très faible ; la très grande majorité produit des oeufs libres qui flottent avec le plancton jusqu'à la fin du stade larvaire ; c'est le zooplancton temporaire. Il faut une chance incroyable pour qu'une larve d'anélides benthique par exemple, flottant au milieu d'invisibles diatomés au gré du brassage, échappe à tous les prédateurs d'un récifal et finisse par s'implanter dans le substrat pour entamer sa vie d'adulte et se reproduire à son tour.

    Logiquement, il ne survit à long terme dans un récifal que le peu d'espèces privilégiant le reproduction sexuée et la ponte d'oeufs directement dans le substrat, donc relativement à l'abri des prédateurs. La plupart des espèces de la microfaune a la possibilté de choisir ( on ne sait pas bien quels en sont les critères déterminants ) les deux modes de reproduction. Inéluctablement, que ce soit dans l'aquarium principal ou dans un refuge, on fini toujours par constater l'appauvissement, en nombre et en spécificité, de la macrofaune. Dix espèces de macrofaune ne produiront jamais cent espèces de microfaune et réciproquement !

    La plupart des récifalistes considérant leur population de macrofaune et de microfaune importante se contente en vérité d'une infime partie de la diversité qu'un récifal devrait héberger. On comprend alors pourquoi la maintenance ( à long terme et en bonne santé ! ) de planctonophages stricts ( par ex : Poisson mandarin, coraux non hermatypiques, sabelles, spirographes ) soit compliquée ; la pauvreté en espèces de microfaune zooplanctonique ne suffit pas à couvrir leurs besoins nutritionnels. Malheureusement les produits vendus sous l'appelation " microfaune vivante récifal ", "zooplancton vivant pour aquarium" ou "plancton vivant pour récifal" ou encore "nourriture vivantes pour coraux et filtreurs" présente bien souvent le même défaut. Ne parlons pas du zooplancton morts ou plancton déshydraté

    Vous le savez maintenant la seule parade valable que j'ai trouvée pour palier à ce constat a été de créer mes propres élevages de microfaune ( et bactéries aussi par ailleurs ). J'avoue être incapable de vous répertorier les taxons de toutes les espèces zooplanctoniques qui composent le plancton que je verse dans les aquariums à ensemencer ou réensemencer et par conséquent les espèces différentes de minis-crustacés et autres petits organismes que je peux voir, surtout la nuit, s'épanouir dans mes bacs. Disons que j'ai une vision résolument écosystémique, globale, de mes aquariums. Mes critères d'appréciation de leur bien-être sont surtout bio-indicatifs, autrement dit "j'écoute" la vie de mes récifs captifs plutôt que je l'analyse ! Si on doit me prêter une certaine qualité scientifique elle sera celle des naturalistes du XIXe siècle ! 

    Si vous avez des questions :  aquamicrofaune@gmail.com

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  • Le secret de la réussite en récifal, la microfaune

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    Le secret de la réussite en récifal, la microfaune

    Poisson, Aquarium, Océan

    J'espère insister assez sur ce blog pour que vous prenez définitivement conscience de l'importance du plancton pour la réussite d'un aquarium d'eau de mer récifal. La rédaction et la publication des mes articles visent précisément cet objectif. Mon expérience m'a démontré qu'un très grand nombre d'échecs de maintenance que l'on attribue à des causes diverses ont en vérité pour origine l'absence de plancton dans l'aquarium. Le but d'un aquarium, par définition ( P.H Gosse 1810-1888 ), est de reconstituer en captivité un écosystème aquatique, en l'occurence celui d'un biotope de récif.

    L'invention de l'aquarium au XIXe siècle répond originellement au besoin de trouver un moyen pratique d'observation scientifique ; très rapidement il est devenu un objet de salon populaire permettant au naturaliste amateur de profiter lui aussi du spectacle incroyable offerte par une parcelle de récif captive. Trop vite ensuite l'aquarium a été dénaturé pour devenir un simple objet décoratif exposant sa population comme on expose des animaux dans une cage. Bien entendu, le plancton et sa microfaune invisible ne présentant pas d'intêret spectaculaire ont été écarté de ces natures mortes. Les premiers aquariums publics seront à l'image de cette tendance anti-écologique. Dans un livre qui a accompagné les premiers pas en aquariophilie d'eau de mer de beaucoup de "vieux" pratiquants comme moi, intitulé "L'aquarium Marin Tropical", Frank de Graaf, alors conservateur de l'Aquarium Artis d'Amsterdam, déclare carrément que le plancton ne survit pas en circuit fermé.

    En découvrant à l'époque cette affirmation faite par un scientifique, ma réaction immédiate de naturaliste a été de me demander à quoi bon vouloir créer un aquarium d'eau de mer de salon si son fondement biologique, le plancton, ne peut même pas y vivre ? Heureusement, pour tout le bonheur que l'aquariophilie m'a procuré jusqu'à présent, que je n'ai pas pris pour argent comptant cette donnée théorique ! Je dois tout de même remercier Frank de Graaf car c'est en grande partie en réaction contre son affirmation que naîtra ma passion pour la microfaune et son élevage. La microfaune sous sa forme zooplanctonique constitue, avec le phytoplancton et les bactéries, le fameux plancton. Mes bacs d'élevage sont des circuits fermés est pourtant le plancton y vit très bien

    Aucun ajout, autre que le plancton vivant lui-même, ne peut contribuer aussi essentiellement à la réussite d'un récifal. Aucune supplémentation "chimique" ne peut combler l'absence de plancton vivant dans un aquarium. Je ne parle pas ici des ajouts insignifiants de plancton que l'on peut servir occasionnellement en guise de nourriture vivante mais de la présence constante d'un nuage planctonique dans le bac . Le plancton est le moteur biotique indispensable d'un écosystème marin et ce dernier est le meilleur gestionnaire qui soit d'un récifal. Un aquarium géré par son écosystème fonctionne quasiment tout seul ; la mission de l'aquariophile se résume alors à l'observer et à répondre aux besoins qu'il sait parfaitement exprimer via une foule de bio-indicateurs. Voilà le secret de la réussite en récifal

     

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  • Le refuge à microfaune optimal en récifal

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    Le refuge à microfaune optimal en récifal

    Monde Sous-Marin, Étoile De Mer

    Le refuge optimal en aquariophilie récifal n'existe pas ! Cette affirmation peut vous apparaître a-priori quelque peu brutale, et pourtant vous allez très rapidement comprendre pourquoi. D'abord, il est important que vous sachiez qui est qui entre la microfaune et la macrofaune . Qu'est-ce qu'un refuge à microfaune sinon une extention volumétrique de l'aquarium principal dont l'objectif premier est de protéger ses petits pensionnaires de la voracité de leurs prédateurs. Il ne fait aucun doute que les algues inférieures et supérieures que l'on laisse se développer dans un refuge contribue nutritivement à favoriser le développement de la population de macrofaune ; cette dernière, en se reproduisant produit une certaine somme de microfaune censée alimenter continuellement l'aquarium peuplé.

    Beaucoup de récifalistes qui héberge un ou plusieurs dragonnets, comme le poisson mandarin Synchiropus splendidus comptent sur la production de leurs refuges pour apporter la microfaune nécessaire à leur maintenance dans de bonnes conditions. Pourtant, on peut malheureusement constater que la quantité de microfaune issue d'un refuge est bien insuffisante pour un poisson qui passe tout son temps diurne à la picorer. Quant aux dragonnets qui semblent accepter une nourriture de substitution, y compris vivante, on ne sait que trop que cette dernière, trop pauvre spécifiquement, ne leur convient pas diétiquement. Si parfois, même le plus délicat d'entre-eux sur ce point,le Synchiropus splendidus, peut ainsi survivre longtemps, il ne s'agit pas là d'une bonne manière d'appréhender la maintenance de poissons d'eau de mer dans nos aquariums.

    Le problème du refuge à microfaune est précisément qu'il en est un ! Alimenté par le bac principal en eau plus ou moins oligothrophe, il ne présente évidemment pasla richesse nutritive qui caractérise le milieu de vie de la microfaune récifale. Lorsque sur le récif cette microfaune remonte, sous forme de zooplancton, des profondeurs pour alimenter les poissons, coraux et autres invertébrés, elle est isolée, donc épurée, de l'eau chargée organiquement de sa niche écologique originelle. Et quand bien même une tempête vient soulever les sédiments en même temps qu'elle, la dynamique hydraulique océanographique la disperse continuellement. Aucune association aquarium principal-refuge n'est techniquement capable de reproduire ces phénomènes naturels.

    Alors, on se contentera de la fonction protectrice des refuge pour espérer augmenter la microfaune de son bac. Mes bacs d'élevage intensif de microfaune ne sont pas des refuges mais de véritables petits aquariums autonomes reconstituant le plus fidèlement possible la niche écologique naturelle de la microfaune. Sans souffrir d'eutrophisation, l'eau de mes élevages est naturellement légérementeutrophe. Cette condition est ce qui différencie fondamentalement un refuge et sa production de microfaune très limitée quantitativement et qualitativement ( en nombre d'espèces ) d'un bac spécifique d'élevage intensive de microfaune biodiversifiée !

     

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  • Commande de microfaune en VPC

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    Commande de microfaune en VPC

    Surpris du nombre de visiteurs de ce site que je viens de créer recemment, ma curiosité m'a poussé à consulter les mots-clés qui y conduisaient. J'ai été étonné que "commande de microfaune en VPC " était le terme le plus représenté. Le titre du site est "Aqua-microfaune" et la répétition logique, puisque s'en est le thème, du mot microfaune dans mes articles, ont dû contribuer à ce référencement. Pourtant, le mot terme "VPC" n'a jamais était employé jusqu'à cette publication du jour. Je ne voudrai pas que l'entrée "commande de microfaune en VPC", ou autres termes apparentés, genre "Commande de microfaune vivantes" " Nourriture vivante pour récifal en ligne", "Àcheter plancton vivant" induisent les visiteurs en erreur.

    Je ne suis pas un commerçant mais juste un particulier qui élève par passion du zooplancton et par extention le plancton qui le véhicule. Des années de production pour la consommation de mes aquariums personnels ont inéluctablement conduit à ce que mon élevage engendre un excédent de microfaune. Jusqu'à présent, cet excédent de vivant finissait dans le bac de compostage du jardin ; il suffit en effet d'enlever une seule touffe d'algues supérieures d'un de mes bacs d'élevage pour éliminer quelques centaines de petites bêtes composant la microfaune et la macrofaune. Ce vivant a beau être petit il ne mérite pas pour autant de finir à la poubelle ! 

    Bien que je puisse comprendre aisément les demandes émanant des visiteurs de mon site, je me dois de les avertir qu'il s'agit avant tout d'un blog d'information sur la microfaune en aquarium récifal et que je n'ai nulle intention de développer un iota de mon élévage pour satisfaire des commandes. Même si cet élévage spécifique peut-être qualifié d'intensif, par rapport à ce que peut produire de microfaune le meilleur des refuges, il n'en reste pas moins qu'il est très loin d'être adapté pour entretenir économiquement un commerce.

     

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  • Le plancton vivant dans un aquarium d'eau de mer

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    Le plancton vivant dans un aquarium d'eau de mer

        Une simple loupe collée contre la vitre d'un aquarium d'eau de mer dont on a coupé le brassage suffit à révéler la présence de plancton vivant, donc de microfaune Ce moyen basique d'observation ne permettra pas bien entendu d'apercevoir en détail les micro-organismes planctoniques mais il suffit à trahir la présence en masse des plus "gros" d'entre-eux. Cela suffit au moins à évaluer la présence ou non de plancton vivant dans le bac. Déjà, on peut dire qu'une eau dépourvue de la moindre particules en suspension n'est pas bon signe ; au contraire, on doit y voir une multitude innombrable de minuscules particules blanchâtres. Ces dernières, selon leur masse volumétrique, tendent soit à monter doucement vers la surface, soit à descendre vers le fond. Avec un peu d'attention, en fixant un groupe de ces particules, on s'aperçoit que certaines d'entre-elles ne suivent pas la direction de l'ensemble des autres particules ou se déplacent à une vitesse différente.

    En y regardant encore de plus près, ou plutôt avec encore plus de concentration, on commence à distinguer que ces particules plus libres de leur dynamique que leurs voisines sont en fait des "petites bêtes". Selon les performances de notre loupe on peut même parvenir à les discriminer spécifiquement, sans pour autant, à moins d'avoir les compétences d'un biologiste marin, pouvoir nommer leurs taxons respectifs. Le reste des particules semblant inertes est à coup sûr en partie composés de phytoplancton microscopique et de de bactéries agglutinées à de la matière organique partiellement dissoute. Pourquoi à coup sûr ? Tout simplement parce que le peu d'animalcules repérés à travers la loupe, du zooplancton, témoigne biologiquement de la présence de plancton. Imaginez que des récifalistes, obnubilés par la transparence de l'eau de leur aquarium et l'oligotrophie de leur écosystème récifal, qui n'en est en fait plus un, paniquent à l'idée d'apercevoir quelques particules en suspension dans leurs bacs ! Par contre, ces mêmes aquariophiles phobiques, n'hésiteront pas à ajouter des flacons de pseudo-planctons morts ou vivant proposés parfois dans le commerce. C'est à ni rien comprendre à cette philosophie aquariophile anti-écologique.

    Il est impossible en vérité que ces particules vivantes polluent l'aquarium ( ou le problème est autre part ). Pourquoi ? Parce qu'elles sont à la base de la chaîne trophique de l'écosystème que doit constituer un aquarium digne de ce nom. Il ne peut y avoir trop de plancton vivant dans un aquarium peuplé ; il n'y en a jamais assez !  Au contraire, il est nécessaire d'en ajouter le plus régulièrement possible. Moi qui ai la chance de cultiver ( phytoplancton et bactéries ) et d'élever ( zooplancton ) du plancton,  je peux constamment faire en sorte que, comme dans le milieu naturel, qu'une une neige planctonique, plus dense encore la nuit ( production de la macrofaune benthique ) enveloppe invisiblement à l'oeil nu mes coraux. Tout comme la poussière apparaît dans un rayon de soleil le plancton vivant se révèle dans le faisceau de la lampe led d'un portable projetée verticalement au dessus de mes aquariums éteints. 

     

     

  • Écumeur et microfaune en récifal, compatibilité ?

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    Écumeur et microfaune en récifal, compatibilité ?

       Au regard de mon expérience, cet article concernant l'impact d'un écumeur sur la population de microfaune dans un aquarium récifal pourrait se résumer en une seule phrase : Il y a peu près, dans la coupelle d'un écumeur, sous forme concentré, tout ce que je considère comme nourriture nécessaire à mes bacs spécifiques d'élevage de microfaune ! Voilà pourquoi j'exprime la différence fondamentale entre un bac d'élevage de microfaune et un refuge dédié. Cette affirmation n'a pas pour but pas de soulever une fois de plus la polémique habituelle qui anime les forums d'aquariophilie d'eau de mer sur l'utilité des écumeurs et la pertinence des bacs dit "skimmerless" ( DSB Jaubert ou Schimek ). Écumeur ou pas un aquarium peuplé de poissons, de coraux et autres invertébrés, ne sera jamais un bac idéalement propice au développement d'une population diversifiée et dense de microfaune , l'objectif de toutes les méthodes d'épuration étant par définition et principe de rendre l'eau "propre".

    Bien que la m:icrofaune que j'élève de manière la plus productive possible ne vit pas dans le liquide crémeux piégé dans les coupelles d'écumeurs elle bénéficie néanmoins d'une quantité maîtrisée de ce qu'elles renferment nutritivement. C'est précisément parce que mes bacs d'élevage de microfaune sont des écosystèmes planctoniques spécifiques, non reliés à un aquarium récifal, que ce protocole vital est possible. Je ne veux pas dire par là que je verse du jus d'écumeur dans mes bacs d'élevage de microfaune mais que l'eau de ces derniers est raisonnablement riche de ce que l'on trouve généralement dans la "crème" d'écumage. Alors, certains récifalistes, adeptes des aquariums hyper- épurés, se diront qu'il est dommage de reverser, lors des ajouts de cette microfaune, dans l'aquarium, des déchets que l'on s'évertue à éliminer.

    Voilà de longues années que je me consacre à ce type d'élevage très particulier et sans précédents connus, et il est facile de deviner que j'ai développé un moyen de prélever un maximum de microfaune avec le minimum de matières susceptibles ( il en faut tout de même une grande quantité pour en arriver là ! ) d'être polluantes pour les récifaux. Ce moyen n'a rien de mystérieux ; il est simplement basé sur la consommation naturelle de cette matière "sale" par la microfaune. Ce n'est que sur la plan logistique que ce moyen est compliqué car il implique la possession de plusieurs bacs ; les uns avec une microfaune en plein développement et les autres emplis d'une microfaune "prête à consommer", qui de bonne appétit, va progressivement être privée d'ajout de matière nutritive jusqu'à ce qu'elle en est ingérer les excès dans ses bacs ad-hoc. Une fois ajoutée à l'aquarium récifal principal cette matière nutritive est consommée par les prédateurs de cette microfaune. Une partie de cette matière est rejeté par les fèces de cette faune et extraite de l'aquarium par le système d'épuration, dont l'écumeur éventuel. Ainsi la boucle est bouclée ! 

    Je vois déjà certains pontifs de l'aquariophilie récifal la ramener, comme sur tous les forums où il sévissent, en faisant valoir les quelques arguments qu'ils ont puisés à la hâte sur des sites de biologie marine. J'ai toujours eu l'impression que ces "élites" visent à le rester en faisant apparaître devant les débutants l'aquariophile d'eau de mer plus compliquée qu'elle ne l'est en vérité. Moi je ne cite pas ici des théories, tirées d'une science océanographique, qui n'ont rien à voir avec la réalité de nos aquariums. Si je parle de la microfaune, du zooplancton et du plancton en général, c'est relativement à son élevage en aquarium ( principalement du plancton temporaire ) et non aux caractéristiques biologique du plancton pélagique dérivant librement dans l'immensité des océans

     

  • Microfaune et plancton dans l'aquarium d'eau de mer

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    Microfaune et plancton dans l'aquarium d'eau de mer

    Je suis toujours surpris de constater que certains aquariophiles continuent de considérer la microfaune et le plancton comme deux types ajouts différents susceptibles d'être bénéfiques à leur récifal. Le plancton contient des bactéries, du phytoplancton... et du zooplancton ! C'est ce zooplancton, qui, en élevage, est composé principalement de zooplancton temporaire, qui fait la microfaune puis booste en qualité ( nourriture ) en en quantié ( apport d'oeufs et de larvesla macrofaune. Mes élevages de microfaune sont de véritables écosystèmes ou micro-organismes animale 

    Je parle sur ce site de mon élevage comme d'un élevage de microfaune mais je devrais plus justement parler d'élevage de plancton. Bien sûr il ne s'agit pas du plancton pélagique flottant au milieu des océans mais du plancton temporaire, celui qui, sur le récif, remonte le soir du substrat et que les coraux ( et bien d'autres planctonophages ) nocturnes attendent tout polypes ouverts. Ce plancton devrait être en permance présent dans un aquarium récifal ; il est aux poissons, coraux, bivalves, sabelles, etc. ce que la nuée d'insectes crépusculaires est aux chauves-souris. Concernant les sabelles, dont la durée de vie, dépend essentiellement de la présence ou non de plancton,  il est irresponsable de vouloir en maintenir quand ce dernier fait défaut dans le bac. Le besoin impératif de plancton pour la sabelle à comparable à celui de microfaune pour les Synchiropus ou poisson mandarin. 

    Est-il utile de dire que le plancton tel j'en parle sur ce site ne peut-être que vivant ! D'ailleurs, je ne vois pas comment on peut encore appeler plancton les poudres de susbstitution destinée à la nourriture des coraux. Que ce pseudo-plancton soit bénéfique aux coraux, quand il est réellement consommé, pourquoi pas ? Mais qu'il soit présenté comme une susbstitut du plancton vivant ( et que certains le croient !) est tout simplement impensable ; c'est un peu comme si on était assez naïfs pour croire qu'un steak haché reconstitué ( autrement dit un faux steak haché ) valait un steak haché à partir de morceaux d'un boeuf ayant brouté trois printemps dans les près.

    Peut-être allons-nous admettre que les poudres "plancton" couvre les besoin nutritifs des coraux et autres planctonophages qui l'acceptent. Seulement, l'importance du plancton en aquarium récifal ne se limite pas à sa qualité nutritionnelle. D'abord le plancton est une nourriture vivante hyper-complète puisqu'elle est composé de zooplancton ( animaux ), de phytoplancton ( végétaux ) et de bactéries. Ensuite, le plancton, en stimulant l'instinct de chasse de la faune de nos récifs captifs, participe à son bien-être "psychologique". Et pour finir, ce qui n'est pas le moindre de ses atouts, L'ajout de plancton dans un aquarium participe, mieux que n'importe quel refuge, au réencemencement continuel de la microfaune et de la macrofaune du bac

    Et puis, rappeler que le plancton est à l'origine de la Vie sur la planète et le pilier de son écosystème ne suffit-il pas à justifier sa présence dans un aquarium récifal

     

  • Ensemencement en microfaune d'un récifal au démarrage

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    Ensemencement en microfaune d'un récifal au démarrage

       Le démarrage d'un aquarium récifal est la période la plus propice pour introduire en masse de la microfaune. Tout les éléments favorables à son implantation dans ou sur le substrat ( pierres, sable, algues, etc ) sont en effet idéalement réunies : Pas de prédateurs ( poissons et invertébrés ), possibilité d'atteindre des taux de matière nutritive plus élevés que dans un bac déjà peuplé de coraux durs, richesse sédimentaire, pas de changements d'eau, écumeur stoppé plus longtemps. Ajouté sous forme de zooplancton cette microfaune larvaires ou sous forme d'oeufs va pouvoir flotter librement et le temps qu'il lui faut avant de s'implanter dans le décorelle commencera sa vie d'adulte, de macrofaune. Le taux de survie de cette microfaune est considérablement augmenté pendant la période démarrage de l'aquarium.

    L'encemencement en microfaune d'un bac d'eau de mer dont le décor est totalement composé de pierres et de sable mort ( ou pas du tout de sable ) est dans ce cas tout à fait possible ; à condition bien entendu de disposer de kits d'ensemencement réellement riche en microfaune variées. Disposant de mon propre élevage de microfaune j'ai pour ma part la possibilité de pratiquement remplir la moitié d'un bac neuf avec de l'eau incroyablement pourvue en plancton. Evidemment, ce plancton étant naturellement bourré de bactéries utiles, je n'ai pas à me soucier de ce côté là non plus. Au pire il se produit un bloom bactérien passager qui n'a aucune conséquences néfastes sur un bac non peuplé

    Un aquarium récifal ainsi ensemencé en microfaune au démarrage peut raisonnablement être considéré prêt à accueillir progressivement ses premiers "gros" pensionnaires ( détritivores, poissons et coraux mous ) après seulement quinze jours. Des tests d'ammoniaque et de nitrites confirmeront éventuellement les paramètres bio-chimique du bac. Quant aux nitrates ils sont consommés au fur et à mesure de leur production par les nombreuses algues qui ne manquent pas de se développer pendant la période de démarrage du récifal. Un chirurgien, comme le zebrasoma flavescens, aura tôt fait de s'en régaler, ce qui empêchera qu'elles envahissent les premiers coraux. S'il leur en laisse les gastéropodes se chargeront du reste.  

    Si vous avez déjà lu quelques autres articles de ce blog traitant spécifiquement de la microfaune en récifal vous savez qu'ils sera impossible, même avec un refuge dédié, de conserver durablement une population de microfaune digne de ce nom et il faudra donc régulièrement en ajouter. Par contre, la richesse bactérienne du plancton introduit comme encemencement ne devrait pas, même si la microfaune et la macrofaune en consomme énormément, doit éviter l'ajout ultérieur d'ampoules ou autres. Par sa complétude ( zooplancton, phytoplancton et bactéries ) le plancton, vivant bien sûr et de très bonne qualité, est à mon avis le meilleur kit tout en un pour ensemencer un récifal au démarrage

     

     

  • La disparition de la microfaune en aquarium récifal

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    Pourquoi je n'ai plus ou presque plus de microfaune dans mon aquarium récifal ?  

     

    "Ma microfaune a disparu !" Pourquoi donc ? 

    La disparition ou la diminution de la population de microfaune, et de par conséquent celle de la macrofaune, dans votre aquarium récifal personnel a probablement pour même raison celle qui est valable pour l'aquariophile d'eau de mer en général depuis une dizaine d'années environ : l'aseptisation à outrance des bac ! Heureusement on constate aujourd'hui l'inversion de cette tendance écologiquement réductrice. La mode des récifaux ultra-épurés s'est étendue en même temps que celle des Scléractiniaires, notamment les Acroporas. La course à l'oligotrophie, condition caractéristique du milieu océanographique où s'épanouissent ces coraux durs, a engendré l'invention d'une technologie de filtration et d'épuration toujours plus performante.

    Seulement, la microfaune a impérativement besoin d'une eau riche en matière nutritive pour se développer en quantité et en diversité. Pour pallier aux conditions trop ologotrophiques pour la microfaune des aquariums de coraux durs délicats, c'est développer une autre mode, celle des refuges à microfaune. Ces bacs, connectés aux aquariums principaux, donc alimentés par la même eau oligotrophe, ne peuvent suplléer en rien au manque de microfaune ; tout juste peuvent-ils, de par leur absence en prédateur, héberger une macrofaune quantitativement intéressante mais qualitativement pauvre car réduite aux peu d'espèces se reproduisant sans passer par une phase zooplanctonique.

    L'autre solution des récifalistes higt tech est d'introduire régulièrement de la macrofaune adulte. Cette dernière, proposée dans le commerce sous l'appelation de nourriture vivante, se résume en fait au mieux à quatre ou cinq espèces viables en eau salée. Quant aux oeufs de durée ou de résistance susceptibles d'être vendus en flacons il implique que leur éleveur dispose des connaissances et moyens scientifiques de créer volontairement et de maîtriser les conditions dévaforables qui provoquent leur production ; dans des conditions favorables la microfaune ovipare ne produira que des "oeufs frais". Contrairement aux oeufs de résistance ou de durée les "oeufs frais" de microfaune ne peuvent pas être isolés du plancton de leur eau d'élevage ; de fait, on voit mal comment ils pourraient être récoltés pour être conditionné dans une eau "propre"convenant aux aquariophiles obsédés par la pollution de leurs bac  

    Faut-il alors se contenter de maintenir des coraux moins exigeants sur la qualité oligotrophe de l'eau ? Et bien non ! Mise à part quelques espèces d'Acroporas très compliqués à maintenir, qui soit dit en passant ne sont pas une nécessité dans un récifal, j'héberge personnellement une variété de coraux durs qui s'épanouissent dans mes aquariums récifaux constamment riche en microfaune. Maintenance de coraux durs et présence d'une densité importante de microfaune ne sont en rien antinomiques ; tout est une question d'équilibre ! Je ne vois pas comment 50 centilitres de l'eau d'élevage de ma microfaune, logiquement riche en matière nutritive, pourrait à eux seul polluer mes aquariums ? En tout cas, ce n'est jamais arrivé pendant toutes les années de cette pratique ; la plupart des récifalistes, à moins qu'il fassent partie de ceux qui affament volontairement leurs poissons pour garder absolument une eau oligotrophe, apportent plus de pollution à leurs aquariums via le nourissage.  

     

  • Quelle microfaune ajouter dans son aquarium récifal ?

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    La somme de connaissances scientifiques sur le plancton, notamment grâce à des expéditions comme Tara Océans, a énormément augmenté ces dernières années. Pour moi qui élève de la microfaune et son zooplancton depuis bien longtemps les informations déjà publiées par cette Fondation ont corroborré certaines de mes observations biologiques empiriques. Mais ces comparaisons se limitent à l'étude physiologique des organismes composant le plancton, car ce qui m'intéresse moi, tout particulièrement, c'est la vie du zooplancton, et nécessairement du plancton en son ensemble, en captivité, en l'occurence en aquarium.

    D'abord, nous en avons déjà parlé dans cet article traitant du zooplancton vivant en aquarium récifal, la microfaune zooplanctonique que j'élève intensivement pour mon plaisir et par passion est très majoritairement composée de zooplancton temporaire, c'est-à-dire des oeufs puis des larves d'espèces de la macrofaune ( copépodes, décapodes, isopodes et autres "podes", vers sessiles et errants, échinodermes, gastéropodes... ) bien souvent faussement identifiée par les aquariophiles, surtout les "podes", comme de la microfaune. Destinés à rejoindre le plus rapidement possible le susbstrat ( pierres, sable, vitres, algues ) pour y vivre leur vies d'adultes, ces espèces benthiques ( meiofaune et épifaune ) sont infiniment plus faciles à élever que les espèces permanentes et/ou pélagiques. Facile ne veut pas dire qu'il suffit de lier un refuge à un aquarium principale pour produire de la microfaune avec une densité suffisament importante pour que sa masse soit visible ( particules ) dans un prélevement d'eau de l'élevage. Or, c'est ce type d'ajout qui est véritablement profitable à vos aquariums récifaux.

    Les études scientifiques sur l'élevage et la maintenance de la microfaune zooplanctonique en aquarium n'existent quasiment pas ; seuls quelques anciens articles du professeur Jean Jaubert ou du biologiste marin Ron Shimek, relatives à la méthode DSB ( Deep Sand Bed ou lit de sable épais ), offrent quelques informations précieuses et détaillées sur l'indispensable fonction de la microfaune et des bactéries dans les aquariums d'eau de mer. Malheureusement trop d'aquariophiles adeptes des méthodes de maintenance sans sable ( Bare bottom ) sous estime l'importance capitale de la microfaune dans l'écosystème récifal ; dans le meilleur des cas ces derniers en limite la portée à l'alimentation des dragonnets ( par ex le Synchiropus Splendidus ) ou aux bactéries qu'ils ajoutent dans un but de booster l'épuration bio-chimique.

    Le présence ou non de sable ne détermine en rien la richesse zooplanctonique dans un récifal car le plancton dans son ensemble ne survit pas très longtemps ( prédation, condition eutrophe, écumage, filtration micrométrique ) dans un aquarium marin normalement fonctionnel. De fait, il n'y pas d'autre moyen pour héberger durablement de la microfaune zooplanctonique en quantité bénéfique que de l'ajouter régulièrement. Le principe est simple et logique : Plus on ajoute de plancton, plus les chances qu'une partie de son zooplancton temporaire s'implante dans le substrat participe à augmenter quantitativement et qualitativement ( diversité d'espèce ) la macrofaune.

    Bien entendu, compte tenu de la charge de matière nutritive nécessairement présente dans une eau riche en plancton d'élevage, il n'est pas possible d'en ajouter sans restriction. Néanmoins, il faudrait vraiment introduire du plancton en quantité déraisonnable, ou de façon trop rapprochée, pour déséquilibrer un récifal sain. Pour ma part, j'en ai parlé par ailleurs, je peux par exemple sans risque ajouter un litre, voire plus, de l'eau de mes élevages de microfaune dans un récifal de 240 litres normalement peuplé en poissons, coraux et autres , de phytoplancton et de bactéries consommateurs naturels de zooplancton. Je rappelle aussi que je privilégie les bio-indicateurs plutôt que les tests chimiques pour évaluer la santé de mes aquariums ; la nature, même captive, sait parfaitement et clairement exprimer son contentement !

    N'importe quel récifaliste, y compris le débutant, devrait considérer son aquarium au-delà de son objectivité matériel et l'appréhender comme un être vivant à part entière ; ainsi il pourra d'un simple coup d'oeil, comme s'il s'agissait d'un animal de compagnie, juger de son épanouissement vital ! J'ai d'ailleurs pu constater que les aquariophiles comme moi qui adoptent une telle relation avec leurs récifaux sont bien souvent des naturalistes dans l'âme, autrement dit des écologistes ( rien à voir avec l'idéologie politique ! ) conscients de la notion authentique d'écosystème. Comme un écosystème aquatique sans microfaune cela n'existe pas ils accordent évidemment une grande importance aux moyens d'en apporter dans leur bacs

     

  • De la nourriture vivante pour récifal, la microfaune

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    La microfaune, la nourritute vivante du récifal par excellence

    En proposant cet article je pars de l'idée qu'en qualité de récifalistes éclairés vous savez faire la distinction entre la microfaune et la macrofaune, donc qu'il n'est pas nécessaire de vous répéter à quel point le véritable zooplancton est important, pour ne pas dire vital, à l'équilibre d'un écosystème captif.  Pour ma part, j'ai si bien intégré ce principe éco-fondamental que j'ai autant consacré de temps devant mes aquariums que devant mes bacs de production de microfaune zooplanctonique. Je ne traiterai pas dans cet article du travail essentiel que fait la microfaune sur la longue chaîne des cycles bio-chimique de l'aquarium ; je vais me contenter de parler de sa position axiale dans la chaîne trophique ( alimentaire ) du récifal. Il ne sera pas question non plus de répéter une fois de plus que cette microfaune zooplanctonique est la rampe de lancement productive de la population de macrofaune

    Pour de nombreux récifalistes l'ajout de zooplancton vivant, quand ils en trouvent, du vrai j'entends, vise le nourrisage des invertébrés sessiles, des coraux, éponges, ascidies et bivalves... Les éventuelles aiptasias profitent aussi de cette manne ; ben oui, comment les en empêcher ? La macrofaune aussi profite nutritivement du zooplancton, entre autres composants du plancton. Ce dernier est le véhicule indispensable du zooplancton. Le zooplancton n'est isolé du phytoplancton et des bactéries que pour son usage dans le domaine de la recherche scientifique. Par contre, il n'est pas très compliqué d'isoler une centaine de copépodes, de les jeter dans une eau propre et de les enfermer dans un flacon ou une pochette avant de coller une étiquette "nourriture vivante pour récifal " ! De la nourriture vivante, certes, cela en est ; mais de la microfaune, au regard d'un aquariophile averti, cela n'en est pas. Je dis ça je dis rien... Et les poissons dans tout ça ? 

    On oublie souvent que les poissons planctonophages, et pas seulement les synchiropus, ont impérativement besoin de zooplancton pour s'épanouir pleinement. Voir par exemple des Pterapogons kauderni chasser la microfaune sous un éclairage lunaire est un régal pour le naturaliste aquatique que je suis. Et que dire des bancs de demoiselles et de Nemateleotris ou des couples d'amphiprions donnant frénétiquement, toute le journée, des coups de têtes dans le courant du brassage pour se régaler des micro-organismes qui dérivent ! Quant aux labridés, c'est sous la surface ou sur le substrat qu'ils capturent cette précieuse microfaune. Bien que ces poissons planctonophages acceptent facilement des nourritures "géantes" ( morceaux de poissons, de moules, de crevettes, granulés, etc. ) on imagine mal comment l'absence d'une microfaune dense, riche et variée ne leur est pas quelque part préjudiciable

    Le zooplancton et de manière plus général le plancton est indispensable à l'écosystème récifal que nous devrions tous vouloir reconstituer dans nos aquariums. Si malheureusement nous devons admettre que la microfaune zooplanctonique ne peut pas subsister en masse dans nos récifs captifs nous pouvons néanmoins considérer son ajout régulier comme un impératif de la supplémentation en récifal. L'aquariophile d'eau de mer est prêt à supplémenter son bac en tout et n'importe quoi mais il oublie ce qu'il devrait considérer comme un ajout incontournable, la microfaune comme nourriture vivante ! En visant les poissons planctonophages comme premier bénéficiaire de cette nourriture vivante zooplanctonique c'est l'ensemble de la faune du bac qu'il est sûr de contenter sur le plan nutritif. Par expérience, je peux affirmer qu'un aquarium auquel on ajoute régulièrement du plancton d'élevage révèle des beautés naturelles, et ceux à tous ces niveaux trophiques, qu'aucun système artificiel, aussi higt tech soit-il, ne peut égaler ! 

     

  • Microfaune et macrofaune en aquarium, qui est qui ?

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    Microfaune et macrofaune en aquarium récifal, qui est qui ?

    Je ne connais pas un seul forum d'aquariophilie d'eau de mer sur lequel ne s'exprime pas l'ignorance de beaucoup de récifalistes qui confondent la microfaune et la macrofaune. À moins d'avoir l'acuité visuelle d'un rapace, on ne peut distinguer à l'oeil lu la microfaune. Les petites bêtes que l'on peut justement voir sans loupe, microscope ou nanoscope constituent par définition la macrofaune. Autant dire que nombreux sont les aquariophiles qui se trompent quand ils estiment la richesse de la microfaune de leurs bacs à la quantité de bébêtes qui s'agitent, en particulier la nuit, sur les pierres, le sable ou les vitres. Ce sont souvent les mêmes qui s'étonnent de l'amaigrissement fatal de leur Synchiropus splendidus.

    La même erreur s'applique aux refuges dit "à microfaune". Dans ces derniers il peut y avoir beaucoup de macrofaune mais la quantité de microfaune sera fatalement insignifiante. Certes la macrofaune fait de la microfaune, mais les conditions d'un refuge ne permettent pas sa survie et son développement en masse ; seules quelques espèces de la macrofaune se reproduisent sans que leur progéniture passe par une phase planctonique ; de fait la macrofaune d'un refuge est peu diversifiée et se résume souvent aux quelques "podes" que le commerce propose sous l'appelation "nourriture vivante pour récifal ".

    Seule une présence massive de microfaune est véritablement profitable à un aquarium récifal écologiquement équilibré. Cette densité de microfaune constituée de dizaines, voire des centaines d'espèces, ne peut être qu'introduite sous forme de zooplancton. Certains aquariophiles se plaignent de l'appauvrissement systématique de leur microfaune alors que pourtant ils s'emploient à en ajouter périodiquement. En vérité, ces récifalistes sincérement soucieux de l'équilibre écologique et du bien-être de sa faune n'ajoutent jamais rien de plus que de la macrofaune. De plus cette dernière est bien souvent composées uniquement de copépodes, parfois de mysis et de beaucoup de rotifères de culture ; ces derniers ne résistent pas bien longtemps dans l'eau de mer. La véritable microfaune, celle qui va nourrir les poissons, les invertébrés, et réellement booster la population de petites bêtes, se trouve dans le plancton, sous forme de zooplancton. Un contenu de microfaune véritable doit se présenter comme une eau chargée de minuscules particules composées de zooplancton, de phytoplancton, de bactéries et inévitablement d'un peu de matière organique saine. Cette eau doit provoquer un très léger trouble à l'endroit où elle est versée dans l'aquarium

    En résumé, la macrofaune est visible à l'oeil nu et la microfaune est le zooplancton temporaire ( voir cet article ) , invisible à l'oeil nu, issu de sa reproduction. Compte tenu des conditions biotiques et abiotiques d'un récifal, il faut ajouter régulièrement une quantité importante, en terme de densité, de micro-organismes dans un échantillon, pour qu'elle soit réellement profitable à un écosystème marin captif. La concentration d'un maximum de zooplancton dans un minimum d'eau d'un échantillon permet de ne pas polluer l'aquarium. Et, répétons-le à dessein sur ce site, il est impossible d'isoler du zooplancton, mise à part en laboratoire et pour un usage d'études biologiques, de l'eau de son milieu d'élevage, autrement dit de l'eau chargée en plancton. Introduire du vrai zooplancton vivant dans son récifal c'est finalement y introduire du plancton ! Cela tombe bien puisque le plancton, avec ses micro-animaux, ses bactéries et son phytoplancton est la base fondamantale de l'écosystème marin, sur le récif comme dans un récifal... 

     

  • Synchiropus splendidus et microfaune

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    Le régime alimentaire du poisson mandarin

    Le Synchiropus splendidus est planctonophage, un point c'est tout ! Comme tous les autres synchiropus et espèces apparentées. Combien de fois est-il répété sur les forums que le poisson mandarin mange de la microfaune ? Alors pourquoi donc les récifalistes mesurent-ils la possibilité d'héberger correctement ce poisson cachemire à la richesse de la macrofaune dans leurs aquariums et leurs refuges ? Le Synchiropus spendidus et tous les dragonnets sont planctonophages, PLANCTON-OPHAGE ! Ils mangent du plancton, en l'occurence essentiellement des larves zooplanctonique rejoignant le substrat ( pierres, sable, coraux ) afin d'entamer leur vies d'adultes. Cette microfaune zoonplanctonique est effectivement issu des  d'un récifal digne de ce nom. Cette dernière est constituée par les vers sessiles et errants, les échinodermes, les gastéropodes, les copépodes, les amphipodes, les décapodes, enfin toutes sortes de "podes" que l'on peut et doit trouver dans un écosystème marin captif

    Les Synchiropus "picorent" principalement des animaux invisibles à l'oeil nu, de la microfaune par définition. Un poisson mandarin qui mange de la macrofaune, et à fortiori de la nourriture vivante de substitution ( artémias, grindal, etc ) ne le fait que par défaut. Dans un aquarium riche en zooplancton, vous ne verrez jamais un Synchiropus splendidus avaler une "grosse" proie ; il peut même ignorer la macrofaune a-t-elle point que certains "podes" peuvent parfois l'esclader comme s'il s'agissait d'un simple obstacle sur leur chemin. L'aquariophile qui, sans ajouter régulièrement du zooplancton vivant dans ces bacs, pense légitime d'herberger un ou plusieurs dragonnets sous prétexte qu'il voit plein de petites bestioles courir sur les pierres vivantes, est comme l'éleveur bovin intensif qui engraisse ses bêtes avec une nourriture inadaptée. Si ce dernier peut se justifier économiquement, ce n'est pas le cas de l'aquariophile qui dénature un animal pour le seul plaisir de le maintenir dans son récifal

    Ai-je assez de microfaune dans mon récifal pour nourrir un Synchiropus

    La question n'est finalement de savoir si l'on a assez de microfaune dans son bac pour alimenter un poisson synchiropus splendidus, stellatus, picturatus, marmoratus ou encore moyeri ; la question devrait-être tout simplement est-ce que je peux apporter la nourriture dont ce Callionymidae a besoin, c'est à dire de la microfaune zooplanctonique vivante. Alors oui, certains affirmeront maintenir "sans problème" ( par rapport à quoi ? ) et durablement des poissons mandarins sans ajouter de zooplancton vivant dans leurs bacs. Soit dit en passant les éleveurs de perroquets on longtemps nourrit les loriquets de graines avant de se rendre compte que ces psittacidés étaient presque exclusivement nectarivores ! Ces oiseaux, quand ils restaient vivants assez longtemps, souffraient de maladies digestives très sérieuses.

    Ce n'est pas parce qu'un Synchiropus semble extérieurement en bonne santé qu'il l'est effectivement intérieurement. Ainsi, l'alimentation inadaptée des dragonnets conduit trop souvent à une mort inexpliquée et apparement brutale. " Je ne comprends pas, dit l'aquariophile, mon mandarin mangeait encore normalement hier et il était mort ce matin, sans raison". Non ce pauvre poisson ne mangeait pas normalement ( entendez naturellement ) ! Non il n'est pas mort brutalement ! Il est mort très lentement de malnutrition ! 

    Comment savoir si mon Synchiropus mange correctement

    Pour les raisons évoquées plus haut, l'embonpoint d'un poisson mandarin n'est en aucun cas un signe de bonne santé. Si la maigreur du poisson est significative d'une carence, un ventre bien rond ne signifie pas que le dragonnet mange correctement ; la quantité d'aliment ne fait pas la qualité ! Du fait de l'extrême petitesse des proies qu'ils affectionnent les dragonnets sont par nature économes de leurs mouvements ; un Synchiropus hébergé dans un aquarium riche en microfaune peut passer toute une même journée à explorer très attentivement un espace rocheux ou sableux restreint ; il changera de coin de chasse, par obligation, quand il aura "nettoyé" la zone garde-manger. Même s'il semble picorer quelque chose ça et là, il n'est pas normal, naturel, qu'un Synchiropus parcourt relativement rapidement un aquarium ; c'est le signe d'une insuffisance en microfaune

    Le volume minimal de l'aquarium pour héberger un Synchiropus  

    Après ce que nous venons de dire, vous comprendrez qu'appréhender la possibilité de maintenir un dragonnet seul ou en couple en fonction du volume d'un récifal est absolument impertinent. Un nano récifal dans lequel est ajouté régulièrement du zooplancton sera plus apte à héberger un poisson mandarin qu'un grand bac aseptisé ! D'autant plus que les dragonnets ne sont pas des grands nageurs, c'est le moins qu'on puisse dire. Ce n'est donc pas le volume de l'aquarium qui détermine la possibilité de maintenir un Synchiropus mais la densité et la diversité spécifique de microfaune disponible. Cela dit, ce principe implique encore une fois de ne pas confondre microfaune et macrofaune

    Une conclusion

    Si vous ne voulez pas vous "embêter" à ajouter de la microfaune zooplanctonique dans vos aquariums, au moins pour vos Cnidairescoraux et autres ), ce qui profite indirectement aux synchiropus, alors n'hébergez pas ce poisson planctonophage, c'est aussi simple que cela ! A présent que la boutique d'Aquamicrofaune existe vous n'aurez plus d'excuses pour justifier la mort de faim de votre Synchiropus Splendidus ( poisson manadarin ) ou de ses cousins dragonnets, comme le Synchiropus Picturatus par exemple.